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03/09/2006

Place Jean-Paul II

Environ 200 militants homosexuels et anticléricaux ont bruyamment contesté, ce dimanche, à Paris, l’admiration vouée à Jean-Paul II par des millions de Français, croyants ou incroyants, qui a poussé Bertrand Delanoë à attribuer le nom du défunt pape à la place du parvis de Notre Dame. Ces militants pensent, et c'est leur droit, que Jean-Paul II était le représentant du "catholicisme réactionnaire" et qu’à ce titre, il ne méritait pas qu’on lui consacrât une place dans Paris. Bon.
Mais les valeureux membres des Panthères roses, des Verts et d’Act Up doivent être cohérents, et exiger aussi du maire de Paris qu'il débaptise la rue Saint-Antoine, la place Saint-Augustin, le boulevard Saint-Germain et les 195 autres sites parisiens portant les noms de tous ces représentants du "catholicisme réactionnaire" que sont les saints !
Ne serait-il pas aussi symbolique, médiatique et citoyen d'exiger qu'on rase Notre-Dame, la Sainte-Chapelle et le Sacré-Coeur de Montmartre ?

02/09/2006

Le retour du "zéro de conduite"

Les deux principales innovations de la rentrée scolaire sont, en réalité, un double retour aux fondamentaux. A commencer par l’application de la méthode syllabique pour apprendre à lire. Depuis le temps que l’on mesurait, dans les familles, les dégâts de la méthode globale ! Mieux vaut tard que jamais…
Ensuite, la généralisation de la note "de conduite", laquelle comptera pour la moyenne générale et même pour le brevet des collèges. Tu craches par terre ? Tu n’enlèves pas ton baladeur ? Tu insultes une meuf ? Deux points de moins ! Comme ton père quand il brûle un stop, mon pote !
Chacun, il est vrai, a les fondamentaux qu'il peut : les syndicats d’enseignants, à peine rentrés de vacances, ont appelé à une "grève unitaire" le 28 septembre. Tradition, quand tu nous tiens…

01/09/2006

UMP-UDF : j'ai fait un rêve...

Qu’est-ce qui oppose, sur le fond, des gens comme Bayrou, Raffarin, Borloo, Barnier, Fillon, Perruchot, Copé, Breton, de Sarnez, Perben, Bussereau, de Robien, Pécresse, Baroin ? Rien. Les principaux dirigeants de l’UMP et de l’UDF viennent des mêmes milieux, ils sont issus de la même histoire, ils partagent, à quelques nuances près, les mêmes convictions sociales et libérales.
J’ai fait un rêve. A l’approche des élections de 2007-2008, Nicolas Sarkozy et François Bayrou passaient un accord global : à chacun son positionnement politique, sa sensibilité, ses vedettes, son financement, son temps de parole ; au second tour de chaque scrutin, désistement réciproque automatique des candidats UMP et UDF ; puis partage des tâches et des postes en fonction des scores du premier tour.
Les deux partis largement victorieux composeraient une alliance en béton et se partageraient la responsabilité de gouverner la France, pour longtemps et au mieux de l’intérêt général. Un rêve, vous dis-je…

31/08/2006

L'absentéisme, voilà l'ennemi

L’an dernier, je me suis fait quelques solides ennemis dans l’administration en racontant dans un livre – Paris n’est pas la France, chez JC Lattès – le terrifiant niveau d’absentéisme qui règne dans la fonction publique territoriale. En soulignant qu’on n’avait pas idée du coût réel de ce fléau.
Lisez le Figaro de mardi : la très sérieuse entreprise Dexia-Sofaxis (spécialisée dans le contrôle et la prévention de l’absence au travail) estime qu'entre 1998 et 2004, le taux d’absentéisme dans les collectivités locales a augmenté de 30 % tandis que les maladies "professionnelles" (stress, torticolis, crampe du clavier, poil dans la main) ont été multipliées par six. Coût de ces absences médicales : 1.000 euros par an et par agent, à multiplier par 3, 4 ou 5 si l’on veut chiffrer les frais indirect liés à la désorganisation des services concernés.
C’est moi qui déraille ou ces chiffres sont absolument hallucinants ?

30/08/2006

Pauvres étrangers !

Escapade à Aix. Halte traditionnelle à la terrasse des "Deux Garçons", sur le cours Mirabeau ensoleillé. Les "Deux G", comme on dit là-bas, font le plein. En cette fin août, la terrasse de la brasserie est noire de monde. Une majorité d’étrangers en vacances, à l’évidence. Mais les serveurs débordés sont pâles, désagréables, au bord de la crise de nerfs. Aucun ne sourit. Et surtout pas à ce couple d’Allemands qui a l’impudence de demander la différence entre "poisson" et "boisson". Qu’ils aillent au diable ! En représailles, les malheureux attendront 30 minutes leur daurade.
Impolitesse, stress, agressivité. Erreurs de commandes, serviettes humides. Manque de disponibilité, manque d’humour. Il paraît qu’ils sont 76 millions, les touristes étrangers, cette année, à faire l’expérience de l’accueil à la française !

28/08/2006

Titres de gloire

Quand on examine, dans Livres Hebdo, la liste des best-sellers de l'été, poches compris, on est frappé par une constante : plus le titre est vide de sens, plus le livre a du succès. Voyez les ouvrages de Marc Levy : Vous revoir, Et si c'était vrai, Où es-tu ? Voyez ceux de Guillaume Musso : Et après..., Seras-tu là ? Ou ceux d'Anne Gavalda : Ensemble, c'est tout, Je l'aimais. Sans parler du dernier Patricia Cornwell : Sans raison, ni du récent François de Closets : Plus encore ! Pourquoi cette nouvelle règle de marketing, particulièrement affligeante ? Mystère.
C'est pour l'appliquer, sans doute, que Nicolas Sarkozy a atteint les sommets de l'insipidité avec son livre intitulé Témoignage et que Ségolène Royal s'apprète à battre le record du titre le plus niais avec Désir d'avenir !