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30/06/2017

Le souvenir d'une grande dame

CS Veil.jpgomment ne pas saluer ici cette femme politique magnifique qu’était Simone Veil ? Je l’avais croisée trop rapidement sous Giscard, puis au Parlement européen, puis au temps de l’UDF, mais je garde surtout le souvenir d’un week-end passé en sa compagnie à Cracovie, en juin 1995, pour un passionnant colloque intitulé "Mémoire juive, mémoire polonaise". Je l’entends encore expliquer, ferme et tranquille, pourquoi les rescapés des camps, dans les années 1950, étaient priés de se taire pour ne pas parasiter l’image de la résistance que les gaullistes et les communistes avaient confisquée... Grand souvenir. Grande dame. Grande perte.

22:40 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : simone veil, cracovie, juifs |  Facebook | | Lien permanent

30/01/2016

"Finkielkraut ne serait pas juif..."

Fincky.jpgLu avec gourmandise les discours de Pierre Nora et d’Alain Finkielkraut lors de la réception de celui-ci par celui-là à l’Académie française. On finit par oublier que la France, c’est aussi le plaisir de la belle langue, le goût des idées fortes, la culture de la contradiction. Et puis je suis retombé sur terre en entendant sur LCP un type nommé Cherki, député PS de son état, expliquant d’un ton péremptoire : "Aujourd’hui, Monsieur Finkielkraut ne serait pas juif, il serait un des porte-parole du Front national". Vous m’avez bien lu : le crétin qui a dit cela est un élu de la République ! Vous comprenez, en l’écoutant, pourquoi la politique est tombée si bas ?

17/01/2010

 la synagogue de Rome

synagog-rome.jpgTrès beau discours de Benoît XVI à la synagogue de Rome. Pourquoi cette visite est-elle un événement ? Ce n’est pas la première fois que le pape allemand effectue pareille démarche (il l’a fait à Cologne et à New York). Mais la rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans la continuité de Jean-Paul II, dont la même visite, en 1986, avait été un tournant historique. Benoît XVI montre ainsi que le rapprochement avec les juifs n’était pas une lubie du pape polonais, mais qu’il s’inscrit désormais, avec ou sans polémiques, comme une tradition forte, irréversible, de l’Eglise catholique. Tant pis pour certains intégristes bougons : le retour en arrière, sur ce plan, n’est plus possible…