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18/02/2007

La presse dans le collimateur

Difficile de défendre la presse, en cette période de dérapages quotidiens et d'hyper-sensibilité du public ! Deux exemples :
- Tous les journaux ont titré, en Une, sur la note des RG sur Bruno Rebelle, preuve que Sarkozy utilisait à son profit une "police politique" de nature totalitaire, etc, etc. Avez-vous lu, en Une des mêmes journaux, que la note des RG datait du gouvernement Jospin, que Rebelle avait finalement retiré sa plainte pour violation de la vie privée, et que l’indiscrétion venait d’un syndicaliste des RG militant à l’extrême-gauche ?
- Tous les journaux ont commenté l’interpellation de Sarkozy, sur TF1, le 5 février, devant 8 millions de téléspectateurs, par un rebeu victime de violences racistes de la part de CRS. Or, les accusations du type, qui n’a bizarrement pas porté plainte, n’ont pas résisté à l’enquête : tout porte à croire que c'était du pipeau. Qui l’a dit aux 8 millions de braves gens qui furent, à juste titre, indignés par ses propos gravissimes ?

17/02/2007

Il est ballot, Duhamel !

Il est ballot, Alain Duhamel. Déjà, en 2002, il co-écrit un livre avec Jospin, sans penser qu’il aura à commenter les propos tenus par Jospin dans un livre sur lesquels il touche des droits d’auteur ! En 2006, il publie un livre sur les futurs candidats en omettant… Ségolène Royal, ce qui entame sérieusement son crédit de spécialiste ! Et voilà qu’il explique benoîtement, dans un amphi de Sciences Po, qu’il votera Bayrou (ce dont, franchement, tout le monde se tamponne) : il n’a pas remarqué, l'expert, que, cette année, les vidéos "non autorisées" rythment la campagne sur internet ?
Il n’a surtout pas compris que, pour les patrons du PAF, tous les prétextes sont bons pour se passer des journalistes politiques, faibles générateurs d'audimat ? Place aux "vrais gens" qui disent n’importe quoi et aux amuseurs, genre Sébastien, qui s’engagent sans retenue aucune !
Schönberg, Drucker, Duhamel… Au suivant !

16/02/2007

Les questions des "vrais gens"

La tendance à faire interroger les candidats par des "vrais gens" renforce peut-être l’audimat, mais elle appauvrit le débat. Ainsi hier, face à Bayrou : la dame qui a perdu son mari dans d’atroces souffrances lui demande s’il va légaliser l’euthanasie ; le chauffeur de bus lui parle de l'insécurité ; la mère célibataire qui risque d’être expulsée de son logement lui demande ce qu’il pourra faire pour elle ; l’ouvrier d’Alcatel lui demande ce qu’il fera pour interdire le plan de réduction d’emploi dont il est menacé ; et le jeune agriculteur de Saône-et-Loire lui demande ce qu’il fera pour les jeunes agriculteurs quand il sera "président de l’Agriculture" ! Le lapsus est révélateur.
Dès que Gilles Leclerc - excellent journaliste politique - a repris le flambeau, il a refait de Bayrou un président potentiel, et non un super-magicien ministre de tas de trucs, confesseur humaniste et omniscient, candidat à… la finale de Questions pour un champion !

15/02/2007

Quand Bayrou sera président...

Si François Bayrou est élu président de la République en mai, son premier ministre s’appellera Pascal Lamy. Pas besoin d’être grand clerc pour décrypter le portrait-robot que le candidat de l'UDF a tracé devant Arlette Chabot, ce soir, sur France 2 : "pas forcément un centriste", "un Jacques Delors plus jeune", etc. C’est le secrétaire général de l’OMC, ancien dircab de Delors, social-démocrate mais pas antilibéral, à la fois mondialiste et tiers-mondiste, à la fois catholique, républicain et européen, qui correspond au profil. Et qui serait, en effet, un bon choix.
On a aussi compris que Borloo figurerait parmi ses ministres, mais pas Douste-Blazy. On a bien noté, enfin, que sous Bayrou, le gouvernement ne compterait que 15 ou 16 ministres. Là, je me marre - autant qu’en entendant Ségolène promettre qu’il n’y aura pas d’ancien ministres dans le sien !

14/02/2007

Aux ordres, les journalistes ?

Les journalistes français sont-ils indépendants ? Seulement 30 % de la population répond par l’affirmative. Selon le sondage annuel Sofres-La Croix, près des 2/3 des Français soupçonnent les journalistes de céder aux "pressions des partis politiques et du pouvoir" et aux "pressions de l’argent". Effrayant constat qui explique, en partie, la faiblesse de la presse et la crise de la démocratie dans notre pays.
La faute aux journalistes ? Evidemment. Il n’y a qu’eux pour expliquer que cela n’est pas si grave ! Ils savent bien, eux, allons, qu'ils ne sont pas aux ordres. Joli tacle de Dominique Quinio, directrice de La Croix :
"La vocation des journalistes est d’assurer la médiation entre ceux qui savent déjà et ceux qui ne savent pas encore. Apparemment, ils sont considérés comme plus proches des premiers que des seconds."

13/02/2007

On n'y avait pas pensé

Ce qui frappe, dans les 100 propositions de Ségolène, c’est le côté "y a qua". Augmenter de 10 % par an le budget de la recherche, de 5 % les petites retraites, de 5 % les allocations aux handicapés, porter le SMIC à 1500 euros, doubler l’allocation de rentrée scolaire, ouvrir 500.000 emplois-tremplins, créer des dispensaires, des emplois-parents, un service public de la petite enfance, un autre de la caution logement, etc, etc. Bon sang mais c’est bien sûr ! Comment ne pas y avoir pensé plus tôt ?
Les électeurs, qu’ils trouvent Ségolène sympathique ou antipathique, ne croient évidemment pas au père Noël. Faut-il vraiment établir ces catalogues absurdes de mesures virtuelles ? Ou bien, comme Villepin, vouloir inscrire dans la Constitution l’obligation de réduire la dette ? Comme si litanies et incantations rendaient les choses plus faciles !

12/02/2007

La vie des autres

medium_VdA.JPGToutes affaires cessantes, il faut aller voir La Vie des autres, de Florian Henkel von Donnersmarck. Un grand, grand film. Mi-espionnage, mi-policier, mi-historique. Le scénario est un bijou. Les acteurs sont tous parfaits. Le sale métier de la Stasi, la police politique au service du régime communiste est-allemand, dans les années 80. Un drame politique et psychologique, avec la touche d’humanité splendide qui transforme l’ombre en lumière et le communisme en mauvais souvenir.
On me permettra une réflexion personnelle : j’ai passé quinze ans de ma vie à arpenter ces pays-là, justement à cette époque. J’ai bien connu Berlin-Est, et je peux l’affirmer : en plus de son intensité romanesque, ce film est parfaitement, minutieusement, terriblement exact…