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25/02/2007

Après Loïc Le Meur, qui ?

Attention, danger ! Dérive ! Dérapage ! La campagne électorale sera-t-elle bientôt réservée à tous ceux qui n'ont rien à voir avec la politique ? Je résume : Béatrice Schönberg et Marie Drucker écartées de l’antenne pour cause de relations coupables avec des élus de droite ; Alain Duhamel privé de parole parce qu’il a osé dire un jour sa préférence pour Bayrou ; et maintenant Loïc Le Meur interdit de chronique sur Canal + parce qu’il a exprimé sa préférence pour Sarkozy ! Quel est le prochain sur la liste : Eric Zemmour ? Catherine Nay ?
Ho ! Si le débat électoral se limite désormais aux militants masqués, aux journalistes sans convictions, aux amuseurs irresponsables et aux animateurs de gauche, il faut le dire ! Organisons tout de suite un grand débat entre Laurent Ruquier (Ségo), Patrick Sébastien (Bayrou) et Doc Gyneco (Sarko), et le tour sera joué !

24/02/2007

Et Rocard, Dumas, Joxe, Quilès ?

Et Michel Rocard, Pierre Joxe, Roland Dumas, Paul Quilès ? Et Louis Mexandeau ? La nouvelle équipe de campagne de Ségolène Royal, à l’évidence, n’est pas au complet. Gageons que ces éléphants-là rejoindront bientôt Pierre Mauroy, Yvette Roudy, Lionel Jospin et Pierre Emmanuelli dans le nouveau staff des pom-pom girls qui égaieront désormais les meetings de Ségo. medium_A_Malraux.JPG
En 1974, lorsqu’il sentit sa campagne vaciller face à celle de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chaban-Delmas voulut montrer qu’il était bien l’héritier du général de Gaulle et le rassembleur de la droite gaulliste : il a fait appel à André Malraux. Ce fut un désastre.
Pour les plus jeunes, Malraux était l'auteur de… La Voie royale.

23/02/2007

Se faire élire ? Pouah !

Les éléphants sont rentrés au bercail, en maugréant. Y compris Jospin. Le jour même où le dernier des chiraquiens entrait au Conseil constitutionnel. L’élection présidentielle n’aura donc fait pour l’instant qu'une victime : Dominique de Villepin. Exclu, marginalisé, battu, isolé, le premier ministre !
Il a lui-même donné la clef de son échec, sur RTL mardi, en qualifiant de "sottises" les rumeurs sur son parachutage aux législatives : "On ne peut pas passer six ans de sa vie aux USA, trois ans en Inde, etc, et briguer le suffrage. (…) On peut ne pas avoir l’ambition de tout le monde…"
Se faire élire, mener campagne, comme tout le monde ? Pouah ! "Etre obligé de serrer des mains sales !" disait naguère Theodor Herzl, un jour où il était peu inspiré. Il y a des hommes intelligents qui ne sont pas faits pour la République.

22/02/2007

Une coalition PS-UDF-Verts ?

Gardez-moi de mes amis… Daniel Cohn-Bendit apprécie beaucoup François Bayrou, avec lequel il a nombre de points communs. Mais la proposition qu’il lui a faite (dans Libération de ce matin) de constituer une coalition PS-UDF-Verts est un cadeau empoisonné, une grenade dégoupillée, une bombe à fragmentation ! D’abord parce que c’est cohérent : toutes les déclarations de Bayrou sur la nécessité de briser le clivage droite-gauche appellent exactement ce genre d’initiative nouvelle, qu’il peut difficilement écarter d’un revers de main sans se contredire. Or, une telle stratégie pulvériserait ce qui reste de l’UDF : y a-t-il un seul député UDF qui oserait se représenter aux législatives, en juin, sous le drapeau PS-UDF-Verts ? Absolument aucun. Pour une raison simple : leur électorat, massivement de droite, ne les suivrait pas, et ils seraient tous battus. Tous. Sacré Dany.

21/02/2007

L'infirmière et le commissaire

Ségo, lundi, sur TF1, a attiré 8,9 millions de téléspectateurs, Sarko en avait intéressé 8,2 millions. Bon. Plein de "vrais gens" ont pu s’exprimer : j’ai mal ici, je souffre là, j’ai besoin d’argent, ma fille déprime, mes parents vieillissent, etc. Bien. Quand c’est émouvant et participatif, c'est bon pour l'audimat.
Maintenant, ce qui serait bien, c’est qu’on commence à parler de la France. Et que les principaux candidats quittent, l’une sa blouse d’infirmière, l’autre son costume de commissaire de police, pour endosser enfin l’habit de chef d’Etat.
Pour cela, il ne serait pas absurde de les confronter à des journalistes capables de situer l'Iran et la Corée du Nord, sachant distinguer un sous-marin d’un porte-avion, et qui feraient passer leurs petits bobos et leurs problèmes familiaux après l'avenir du pays.

20/02/2007

Fin d'une époque

Attention, changement de génération ! Communisme et nazisme au rancart ! Papon est mort, Castro de se sent pas très bien, et Chirac va quitter la scène politique où il évolue depuis 40 ans…
La seule certitude concernant le duel Sarko-Ségo, c’est qu’il signifie l’abandon de toutes les références obligées : le Front popu, la Résistance, Vichy, Budapest, la guerre d’Algérie, Allende et le goulag ! Ségo n’était pas née au moment de l’appel de Stokholm, Sarko avait 13 ans en mai 1968. Ouf !
Quand on entend Chirac expliquer dans L’Inconnu de l’Elysée que, tout bien pesé, "le libéralisme est voué au même échec et conduira aux mêmes excès que le communisme", ce qui tient à la fois du non sens historique et de la confusion mentale, on se dit qu’il est temps de changer l’eau de l’aquarium et de passer à autre chose.

19/02/2007

Montebourg, le retour !

Arnaud Montebourg est de retour. Le porte-parole de Ségolène Royal, après avoir purgé sa peine d’un mois de suspension, a retrouvé avec bonheur les couloirs de RMC, Canal +, Europe 1, etc. A tous ceux qu’intrigue le sémillant porte-flingue de la madone du chabichou, je signale la parution, ce lundi, d’une très bonne petite bio du député bressan écrite par le journaliste Rodolphe Bretin.
Avocat talentueux, orateur brillant, travailleur acharné, séducteur impénitent, agitateur d’idées à l’humour provocateur, Montebourg collectionne, en Bourgogne, les surnoms pas toujours bienveillants : Savonarole, d’Artagnan, Fouquier-Tinville, Don Quichotte, etc. Le trublion de la Bresse déroute, exaspère, conquiert, déconcerte. On comprend mieux, en découvrant son parcours, pourquoi son destin est à la fois prometteur et incertain. La "montebourde" de janvier justifie la conclusion du livre, intitulée "Au risque des médias". Car c’est bien la télé qui fait les carrières politiques aujourd’hui, surtout celle des porte-parole !