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18/05/2016

Une occasion ratée

cohn-bendit,pédophilie,fogielHier, dans l’émission Le Divan, Marc-Olivier Fogiel a bien rappelé à Daniel Cohn-Bendit sa "tache", sa "casserole", citant les quelques lignes de son livre Le Grand Bazar de 1975 sur la sexualité enfantine (que très peu de gens ont lu), mais il a délibérément occulté la séquence d’Apostrophes où Dany, en 1982, vante les caresses des enfants de 5 ans (que des millions de gens ont vue et revue sur Internet). Dommage. Sur son divan, sympathique et sincère, Dany a été assez convaincant sur cette faute : il aurait eu l’occasion de lever enfin ce tabou médiatique qui tétanise encore tous les journalistes français et qui explique, notamment, qu'il n’a jamais été et ne sera jamais candidat à l’Elysée. Une occasion ratée.

10/03/2016

Pédophilie : oui, la mentalité a changé

barbarin.jpgCela fait trois fois que j’entends, en marge de l’affaire Barbarin, des journalistes traiter par l’ironie l’idée que la société ne jetait pas le même regard sur la pédophilie dans les années 1980, époque à laquelle remontent 95 % des crimes pédophiles dont on parle aujourd’hui. Mes confrères ont-ils donc oublié les écrits sulfureux des Matzneff, Schérer, Peyrefitte et autres Hocquengheim, les "sexualités périphériques" prônées par Foucault, la rubrique "Front de libération des pédophiles" ouverte dans Libération, ou Cohn-Bendit vantant sur le plateau d’Apostrophes les caresses des fillettes de 5 ans ? Comment y voir clair dans ces dossiers terribles si on occulte délibérément leur contexte ?

14/01/2015

"CRS, SS !"

mai-1968.jpgIl faudra du temps pour mesurer ce que la journée du 11 janvier 2015 a changé dans notre conscience collective, dont le langage est le révélateur. Des expressions mythiques ont été effacées des mémoires et des banderoles, comme "CRS-SS". D’autres, jusqu’alors proscrites, ont jailli sur le devant de la scène, comme "identité nationale". D’un coup on a remisé au placard des centaines de débats stériles, de réflexes archaïques et d’indignations mal placées. Bon, évidemment, à regarder la télé, on ne peut qu’être perplexe : le langage a changé, mais ce sont exactement les mêmes qui en ont le monopole…

21/03/2014

Conseils à Laurent Ruquier

polony-caron.jpgGrave dilemme pour Laurent Ruquier : par qui remplacer, dans "On n’est pas couché" ses deux snipers Natacha Polony et Aymeric Caron ? A droite, la seule femme qui fasse le poids, c’est Elisabeth Levy – sachant qu’au masculin, un Eric Brunet ou un Ivan Rioufol ferait l’affaire. A gauche, c’est plus compliqué : il faut quelqu’un qui soit accrocheur, mais qui ne fasse pas fuir la moitié des téléspectateurs, comme Caron, par son arrogance, son machisme et, surtout, son intolérance stupéfiante. J’en vois un qui serait parfait, c’est Daniel Cohn-Bendit. Avec lui, au moins, on rigolerait un peu.

14/09/2013

Rétablissons la censure !

 Cohn-B.jpgJ’ai raté la sortie de Daniel Cohn-Bendit contre le Figaro, l’autre matin : avec une rare violence, le nouveau "chroniqueur" d’Europe 1 a accusé le journal, tenez-vous bien, d’avoir publié une interview de Bachar el Assad ! A l'entendre, il faudrait suspendre la liberté d’expression et interdire d’interroger le principal protagoniste de la crise syrienne ! Avouez que c’est croquignolesque : l’emblème des soixante-huitards libertaires exigeant le rétablissement de la censure façon 14-18, non mais ho ! Il a perdu la boule, Dany le Rouge ! Et aussi la mémoire : c’est bien lui, pourtant, qui scandait naguère : "Il est interdit d’interdire" !

07/09/2013

Politique people

 Bachelot.jpgPendant trente ans, la télé a été une des filières les plus prestigieuses pour entrer en politique : François Gerbaud, Dominique Baudis, Noël Mamère, Claude Sérillon et quelques autres ont entamé une carrière politique parce que la présentation du journal télévisé leur avait apporté la notoriété nécessaire. Aujourd’hui, c’est l’inverse : Daniel Cohn-Bendit (Europe 1), Roselyne Bachelot (D8), Jeannette Bougrab (Canal +) utilisent leur notoriété politique pour devenir chroniqueurs dans les médias. Pas sûr que ce soit bon signe. "C’est beaucoup mieux payé", a expliqué l’ineffable Roselyne. Amis de la démocratie, attention : l’étape suivante, c’est de tourner des spots de pub… 

 

27/06/2013

Homophobe, Cohn-Bendit ?

 Dany.jpgAmusante, la citation du Point d'aujourd'hui à propos du mariage gay : "Je me place du point de vue de l’enfant. Pour l’enfant, cette situation n’est pas librement consentie. Pour moi, la norme, c’est qu’un enfant puisse vivre avec un homme et une femme pour choisir lui-même son modèle. […] Il faut accepter les limites biologiques, même si elles sont injustes…" C’est Daniel Cohn-Bendit qui a écrit cela dans son livre Une envie de politique (La Découverte, 1998). Homophobe, Dany ? Evidemment non. Curieux comme les tombereaux d’insultes qui ont tenu lieu de débat public sur ce sujet complexe ont occulté des dizaines de propos nuancés, voire réservés, de la part de grandes figures de la gauche… 

22:16 Publié dans Blog | Commentaires (2) | Tags : cohn-bendit, mariage gay |  Facebook | | Lien permanent

03/05/2013

Comme au temps de Tchernobyl

 DanyCB.jpgJe me suis trompé. Voyant arriver d’outre-Rhin des informations terribles sur Daniel Cohn-Bendit qui ne peut plus faire un pas en Allemagne, en Russie, en Pologne, etc, sans susciter des manifs lui rappelant son passé pro-pédophile (le président de la Cour constitutionnelle fédérale refusant de lui remettre un important prix européen, ce n’est quand même pas banal), je croyais que les médias français allaient massivement traiter cette actualité, genre "la chute d’une icône". Perdu ! En France, on ne touche pas à Cohn-Bendit, vache sacrée des plateaux télé. La frontière du Rhin est comme au temps de Tchernobyl : ces infos-là ne la franchissent pas ! Evidemment, s'il avait été évêque ou ancien ministre UMP...

28/03/2012

Le point faible de Daniel Cohn-Bendit

Dany.jpgOn sent que Daniel Cohn-Bendit enrage de n’être pas dans la course à l’Elysée. Mais, au fait, pourquoi diable n’est-il pas le candidat des Verts ? Parce qu'il aurait été aussitôt broyé, déchiqueté par la machine médiatique : alimentée par internet, celle-ci est devenue si impitoyable et si cruelle qu’en quelques jours, le candidat Cohn-Bendit aurait été pulvérisé par le rappel en boucle de ses erreurs de jeunesse : ses propos pédophiles dans son livre Le Grand Bazar, en 1975, et cette vidéo où, chez Pivot, en 1982, il vante avec gourmandise "les caresses des petites filles de 5 ans". Il enrage, Dany, mais il a eu raison de ne pas réveiller le monstre.

04/03/2008

Clo-Clo contre Dany-le-Rouge

Le vrai rival du sympathique Daniel Cohn-Bendit, en cette période de commémoration, c’est Claude François. De ces deux produits qui fleurent bon la nostalgie et les sixties, le second rapporte plus d’argent que le premier. Dany va chez Moatti, Clo-Clo junior chez Drucker, nuance ! C’est que les chanteurs yéyé rappellent davantage de bons souvenirs que les lanceurs de pavés. Ce week-end, si vous n’aviez pas été saturé par les vedettes du disco reçues dans Vivement dimanche, vous pouviez aller écouter – rien que chez moi, dans l’Yonne – Michelle Torr à la salle polyvalente de Clamecy, Francesca Solleville à la Closerie d’Etais-la-Sauvin, Yves Simon au Théâtre d’Auxerre, et François Deguelt à L’Escale de Migennes ! "Il y a le ciel, le soleil et la mer" , cela ne vous rappelle pas "Sous les pavés, la plage" ?

03/03/2008

Mai 68, c'est si vieux !

ca52aeee277c9779af839f68a2bf260a.jpgLes émissions sur mai 68 défilent. Hier, c’était le tour de Serge Moatti sur France 5. Des poncifs éculés sur un motif poussiéreux. J’ai le souvenir d’un débat public sur ce thème, le 7 mai 2001, à Varsovie, pour lequel j’avais donné un coup de main à mon ami Adam Michnik. Il y avait là Bronislaw Geremek, Petr Uh, Alexander Smolar, et surtout, pour la première fois réunis, Alain Madelin et Daniel Cohn-Bendit, qui furent tous les deux étincelants (photo ci-dessus). Cette "première" fut un grand moment, dont les plateaux télé actuels sont de bien tristes resucées. Les centaines de gens qui avaient fait le déplacement de Varsovie, en 2001, s’en souviennent encore. Il ne manquait qu’une catégorie de participants : les médias français. Aucun n’avait daigné envoyer le moindre correspondant !

25/01/2008

Mai 68, le retour

La célébration du 40ème anniversaire de mai 68 va durer quatre mois. C’est France 3 qui a tiré la première, mardi, avec une émission fort intéressante où l’on apprenait notamment : que les CRS, fils du peuple et votant majoritairement à gauche, furent les vrais héros de l’événement ; que M. Drucker, P. Bellemare, F. de Closets et T. Rolland étaient des gauchistes ; que le communiste Georges Marchais était "une ordure" (dixit Cohn-Bendit) ; que Mitterrand, comme Peyrefitte naguère, pouvait imposer son porte-parole dans n’importe quel JT jusque dans les années 1986 ; que le vrai héritier de mai 68, "c’est Giscard" (dixit Max Gallo) ; et qu’en mai 68, les femmes n’ont servi qu’à faire des sandwiches pour les lanceurs de pavés.
Si toutes les émissions sont comme ça, on va se marrer.

22/02/2007

Une coalition PS-UDF-Verts ?

Gardez-moi de mes amis… Daniel Cohn-Bendit apprécie beaucoup François Bayrou, avec lequel il a nombre de points communs. Mais la proposition qu’il lui a faite (dans Libération de ce matin) de constituer une coalition PS-UDF-Verts est un cadeau empoisonné, une grenade dégoupillée, une bombe à fragmentation ! D’abord parce que c’est cohérent : toutes les déclarations de Bayrou sur la nécessité de briser le clivage droite-gauche appellent exactement ce genre d’initiative nouvelle, qu’il peut difficilement écarter d’un revers de main sans se contredire. Or, une telle stratégie pulvériserait ce qui reste de l’UDF : y a-t-il un seul député UDF qui oserait se représenter aux législatives, en juin, sous le drapeau PS-UDF-Verts ? Absolument aucun. Pour une raison simple : leur électorat, massivement de droite, ne les suivrait pas, et ils seraient tous battus. Tous. Sacré Dany.