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25/05/2008

On retravaille en septembre

Marre de la célébration quotidienne, obligatoire et hystérique du cinéma à Cannes, avec ses messes profanes (on monte vers l’autel, on s’incline devant les idoles, etc) et ses défilés d’acteurs en nœud pap expliquant que leur dernier film est formidable. Heureusement, ça s’arrête ce soir. Mais aussitôt, hélas, les médias nous imposeront un autre rituel tout aussi religieux : Roland Garros ! Quinze jours d’adoration devant un écran ocre quasi immobile, quinze jours de productivité réduite dans toutes les entreprises ! Puis on aura à peine rangé les petites balles jaunes que l’Euro 2008 de football, puis, juste derrière, le Tour de France mobiliseront toutes les attentions médiatiques, juste avant que démarrent les Jeux Olympiques ! Allez, on reprendra le boulot à la rentrée !
La hausse du prix du pétrole ? Quelle hausse du prix du pétrole ?

24/05/2008

L'écrivain mis à nu

2a97b519db52e2407b103442f399b202.jpgIl y a de tout, dans l’édition régionale. Sauf des riches. Les auteurs locaux touchent, on s’en doute, des clopinettes. Tiens, je ne sais pas combien de livres vendra le dénommé Jean-Charles Cougny, de Poil, dans la Nièvre, qui sort un roman intitulé Trois brins de paille, mais je me fais du souci pour lui. J’ai reçu une petite pub de son éditeur, L’Ecir, qui résume la bio de l’auteur : "…connu dans sa région comme syndicaliste paysan et pour ses écrits dans le journal Vent du Morvan, il vit aujourd’hui à Poil". Eh oui. Ce brave soldat de la littérature régionale n’a plus rien à se mettre. Dure passion que l’écriture.

23/05/2008

Un journaliste en "promo"

049b846954c3dd6924911043e1333774.jpgLe livre de Bertrand Delanoë interviewé par Laurent Joffrin est un nouveau coup porté à la crédibilité de la presse. Que le maire de Paris mise sur le nom du directeur de Libération – excellent journaliste au demeurant – pour mieux vendre son livre aux électeurs de gauche, c’est de bonne stratégie. Mais quid de la crédibilité de Joffrin lui-même quand il fait la "promo" du bouquin ? Qui peut négliger, sans offenser quiconque, qu’un livre comme celui-ci, s’il se vend, par hypothèse, à 100.000 exemplaires, rapporte, à vue d’oeil, quelque 120.000 euros à chacun des deux auteurs ? Quid de l'objectivité du co-auteur, dans les années à venir, lorsqu’il commentera la rivalité Delanoë-Royal qui risque de dominer la vie politique jusqu'en 2012 ?

21/05/2008

Pêcheurs, écrivains, même combat !

Je préviens solennellement le gouvernement : je vais me mettre en grève et, tiens, je vais même brûler un pneu à l’entrée du champ de colza qui est en face de ma maison. Car la situation des écrivains est la même que celle des pêcheurs ! Quand je vais faire une dédicace chez un libraire de Dijon, si je signe 20 livres à 20 euros, mes droits d’auteur se montent à 40 euros (avant impôts). Or, quand je fais le plein de ma 307 pour m'y rendre, je débourse désormais 75 euros ! Ce n’est plus tenable ! Sarkozy, des sous ! J’en appelle d’ailleurs aux marins pêcheurs pour qu’ils soient solidaires. Camarades, pensez un peu aux routiers, aux agriculteurs, aux représentants de commerce, et aux écrivains qui n'ont plus la pêche ! Comment ? Chacun sa merde ? Ho ! Entre deux manifs, vous pourriez au moins prier pour nous, pauvres pêcheurs !

20/05/2008

Les retraités de mai 68

Encore une commémoration à laquelle je ne m’attendais pas : les 40 ans du magazine Notre Temps. Au cœur de l’événement sacré que fut Mai 68, tout entier à la gloire de la jeunesse, des journalistes catholiques du groupe Bayard lançaient la première publication pour les retraités. Au sommaire : "La vie commence à 60 ans". Plus ringard et plus décalé, tu meurs ! Or, Notre Temps a est une des rares créations de cette époque à avoir prospéré : quelle publication née en mai 68 peut revendiquer aujourd’hui, la bagatelle de 900.000 acheteurs ? Pour son anniversaire, Notre Temps a sondé les Français sur leurs seniors préférés, et donné la parole à Simone Veil et Nicolas Hulot. Je me marre : il doit être content, Hulot, d’être un senior !

19/05/2008

Le fossé des 35 heures

Les dix ans des "35 heures" ! Voilà une commémoration de plus, à laquelle je n’avais pas pensé ! Dix ans, donc, que le fossé sociologique, culturel, civique et éthique se creuse, en France, entre ceux qui bénéficient de ce privilège exorbitant (j’en fus) et ceux qui, sans barguigner, travaillent 50, 60, 70 heures ou davantage (j’en suis). D’un côté les agents du service public et les salariés des grosses boîtes. De l’autre les commerçants, les artisans, les agriculteurs, les pêcheurs, les VRP, les artistes, les journalistes pigistes, les intermittents du spectacle, les créateurs en tout genre, les patrons de PME et les professions libérales, qui ne vivent pas de leur statut mais de leur travail. Les uns défendent leur avantage bec et ongles, et c’est légitime. Les autres n’ont pas le temps, ils bossent !