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07/11/2010

Ingratitude post-ministérielle

jean-pierre-jouyet.jpgNicolas Sarkozy n’aura pas eu de chance avec les ministres d'"ouverture". A chaque fois que l'un d'entre eux quitte son poste, en général pour un poste moins exposé mais tout aussi prestigieux, il se retourne aussitôt contre ses anciens collègues et tire dans le tas ! Alors que Martin Hirsch s'est fait délateur en dénonçant les cumulards du gouvernement, voilà que Jean-Pierre Jouyet explique, dans un livre, que l’ouverture est une "imposture" ! Bonjour l’ingratitude ! Je n’ose penser à tout ce que Sarkozy va prendre, l’an prochain, dans les livres de Bernard Kouchner, Fadela Amara et Eric Besson !

06/11/2010

Hu Jintao, Benoît XVI, même sujet

carteEurope.JPGCe samedi, le président chinois est à Nice, le pape est à Compostelle. Qui ne voit pas que c’est le même sujet ? Le premier, qui représente une nation d’1,3 milliard d’individus, joue avec les nerfs des Européens et teste, mine de rien, leur manque de confiance en eux-mêmes face au reste du monde. Le second, qui représente lui aussi 1,3 milliard d’hommes, invite les Européens à ne pas renier leur passé, leur culture, leurs racines, sans quoi ils n’auront plus confiance en eux-mêmes face au reste du monde. Comment se fait-il qu'aucun organe de presse ne mette en corrélation ces deux événements ?

11:15 Publié dans Blog | Tags : europe, chine, pape | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/11/2010

Les petits frères du Cese

Cesr.jpgOui, oui, je sais ! Il n'y a pas que le Conseil Economique et social (Cese) qui ne sert à rien ! Il y a aussi ses trente petits frères régionaux, les Conseils économiques et sociaux régionaux (Cesr) que le président Pompidou avait inventés en 1972 pour donner la parole aux "forces vives" des régions. Quand Mitterrand a créé en 1982 les Conseils régionaux (élus, eux, au suffrage universel), on a "oublié" de supprimer ces anciennes instances devenues superfétatoires, mais qui fournissent un complément de retraite à quelques amis d’amis (dont une petite moitié de syndicalistes, allez savoir pourquoi). Certains d'entre eux - je tairai les noms, mais croyez-moi sur parole - se demandent souvent eux-mêmes, ingénument, à quoi ils servent !

 

03/11/2010

Un machin vraiment inutile

Mariton.jpg"Le Conseil Economique et Social ne sert à rien", explique le député Hervé Mariton, sans fard, dans le Figaro. Ce machin de 233 membres, qui coûte au contribuable 37 millions d’euros par an, ne sert qu’à apporter un complément de salaire à quelques amis du président en place et à assurer une retraite complémentaire à des syndicalistes en fin de parcours, désignés par des réseaux occultes pas toujours démocratiques. François Mitterrand y avait même nommé la chanteuse Georgette Lemaire, qui n’avait plus de quoi payer son loyer ! En période de vaches grasses, bon, un tel "resto du cœur" spécial happyfews peut aider. Mais en période de crise, accorder 3700 euros par mois, pour rien, à Raymond Soubie ou Pierre Charon, c’est de la provocation !

  

02/11/2010

Petit bonheur de Toussaint

Minnerath.JPGIl y a parfois des petits bonheurs fugaces, à la télévision, qui valent leur pesant de gougères. Lundi soir, pour la Toussaint, France 3 Bourgogne recevait Mgr Roland Minnerath, archevêque de Dijon. La journaliste, charmante, mène son interview, la vie, la mort, tout ça, on sent que la théologie n’est pas son truc, mais bon. La voilà qui s’apprête à remercier son invité quand soudain, en une fraction de seconde d’hésitation et de solitude extrême, on comprend qu’elle ne sait pas comment l’appeler : Excellence ? Votre Eminence ? Monseigneur ? Mon Père ? Sainteté ? Votre Splendeur ? Un coup d’oeil sur sa feuille de papier, et hop, elle se lance : "Merci, l’Archevêque Roland Minnerath, d’avoir accepté notre invitation !" Cela vous a surpris, hein, l'Archevêque ?

 

01/11/2010

La balle au centre

borloo.jpgPourquoi Borloo est-il donné favori pour Matignon ? Parce qu’il incarne le centre droit, et que toutes les élections, en France, se gagnent "au centre". Or, la place est libre. Bayrou ? Carbonisé depuis l’entre-deux-tours de 2007. Boutin, Villepin, Dupont-Aignan ? Trop à droite. Morin, Arthuis, Bourlanges ? Pas au niveau. Raffarin ? Pas assez motivé. Et pourtant ils existent, ces 12 à 15 % d’électeurs constituant le courant "libéral, centriste et européen" qui fit gagner Giscard en 1974. Le problème, c’est qu’en 1974, le FN faisait 0,75 % des voix ! Et que Borloo, si c’est lui, devra se coltiner deux ou trois poids lourds "sécuritaires" qui lui rappelleront tous les matins que dans centre-droit, il y a droit.