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20/10/2011

Tendre la joue droite

Castellucci.jpgEst-ce l’affaire Piss Christ qui recommence ? Au Théâtre de la Ville, dans une pièce déjà montée à Avignon où l’italien Castellucci s’en prend violemment au "visage du fils de Dieu", un vieillard dysentérique chie sous un portrait du Christ contre lequel des enfants jettent des grenades. A Toulouse, en novembre, un spectacle intitulé Golgota Picnic fera de Jésus, appelé "el puto diablo", un terroriste. Faut-il s’en indigner ? On peut. Faut-il faire des manifs, exiger la censure, dénoncer le blasphème, crier à la "christianophobie" ? Non. Cela fait 2.000 ans que l’on s’en prend au Christ, de façon souvent scatologique. Et cela fait 2.000 ans que les chrétiens, émus ou choqués, trouvent la parade en relisant l’Evangile – et en tendant la joue droite. 

 

22/04/2011

Au commencement était le Verbe

 

Francis Lalanne.jpgDéjeuné hier avec toute l’équipe du film – producteur, réalisateurs, acteurs – tourné actuellement au théâtre d’Autun à partir de la pièce La boutique de l’Orfèvre, écrite en 1956 par un certain… Karol Wojtyla. Avec, dans les rôles principaux, Francis Lalanne et une poignée de comédiens passionnés par le texte écrit par le futur Jean-Paul II qui fut, comme on sait, un fondu de théâtre. Un théâtre épuré, presque sans décors, avec une mise en scène minimale destinée à faire passer le sens des mots. Au commencement était le Verbe. Déjà. Mais qui pouvait imaginer, à Cracovie, au début des années 1940, que le jeune et brillant acteur Karol Wojtyla deviendrait un jour "saint Jean-Paul II" ?

05/02/2010

Seznec, Villepin et le bénéfice du doute

Seznec.jpgCroisé Dominique de Villepin à la première de Seznec, le spectacle monté et mis en scène par Robert Hossein au Théâtre de Paris. L'affaire Seznec est aussi complexe que le dossier Clearstream. La justice y est tout autant critiquée pour ses faiblesses humaines et sa frustrante opacité. Les auteurs de la pièce - Olga Vincent et Eric Rognard - montrent bien qu'on peut être victime de l'acharnement d'un homme et emporter l'adhésion du public au nom de la présomption d'innocence, tout en étant, peut-être, coupable. Dans une démocratie, il est heureux que le doute profite à l'accusé. Il ne reste alors qu'une victime : la vérité.

 

31/01/2008

Jean-Claude Mathon n'est plus

887da8b6f2072cef6c36b31d0a2f0db9.jpgPas envie de rire. Jean-Claude Mathon n'est plus. Il était comédien, lecteur, metteur en scène. Il avait la passion de la scène et du désert. A Lyon, cet après-midi, ses complices du groupe Obsidienne ont joué pour lui, Bernard Tetu et ses choristes ont interprété l’Ave Verum de Mozart, ses frères maçons l’ont accompagné de leur rituel. Jean-Claude préparait un spectacle sur Jacques Brel, alors on a entendu les Marquises qu’il aimait tant : "Gémir n’est pas de mise…" Il est parti très vite, dimanche, discrètement, sans embêter personne. A 54 ans. Quelques heures avant sa mort, il disait au téléphone, d’une voix assurée : "J’ai failli y passer, mais ça va". C’était un rôle de composition. Son dernier. Salut l’artiste.

02/12/2007

Jean-Paul II, dernière

Ce dimanche après-midi, c’était la dernière du Jean-Paul II de Robert Hossein, au Palais des Sports. Avant les grèves, depuis le 21 septembre, on comptait 3.000 spectateurs par représentation. Et puis ce fut la chute, spectaculaire. Dans le tableau final, magnifique, que de larmes perlaient aux yeux des comédiens ! "Nous avons été sinistrés", lance Hossein au public qui applaudit à tout rompre, comme pour le réconforter. Mais que faire ? Dans le secteur public, les pièces se jouent même quand les théâtres subventionnés sont vidés par les grèves : mes impôts assurent la soudure. Mais là, il faut bien percevoir des entrées pour payer la salle, les comédiens, etc. Beaucoup d’émotion lors du pot avec les techniciens, les maquilleuses, coiffeuses, habilleuses, etc. Beaucoup d’injustice dans la fin brutale de cette belle aventure.

11/11/2007

Les cheminots entrent en scène

a4e0770677c93681529d812ef586a408.jpgLes premières victimes des grèves de transports, ce sont les intermittents du spectacle. Les théâtres parisiens se remplissant surtout de nombreux groupes venus de toutes les provinces, il n'y rien de mieux pour vider les salles - j'en veux pour preuve le Palais des Sports de la Porte de Versailles - qu'un désordre dans les transports.
Les spécialistes savent que des centaines de comédiens et de techniciens vont se retrouver au chômage dans les semaines qui viennent. Dans l'indifférence générale. Mais a-t-on jamais vu un syndicaliste de la Sncf s'intéresser au théâtre ?
Le pire, c'est que tous ces intermittents, quand ils seront au chômage, s'en prendront... à Sarkozy ! Rideau !