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22/01/2017

Brèves de comptoir

jean lassalle.jpgLa politique est cette discipline désopilante où chacun peut dire ce qu’il veut dès qu’il aperçoit un micro, sans que cela ait la moindre importance. Tiens, au hasard : Michèle Alliot-Marie, candidate à l’Elysée, sans rire, déclare qu’elle présidente, elle supprimera le droit de grève dans la fonction publique. Hop, chiche, d’un coup, comme ça ! Un autre exemple : invité chez Ruquier, hier soir, le député Jean Lassalle explique qu’aussitôt élu président, hop, il retirera fiça toutes les troupes françaises engagées à l’extérieur ! Ben tiens, puisqu’il vous le dit ! La France politico-médiatique ressemble trop souvent à un vieux troquet où quelques habitués refont le monde, le soir, après le quatrième pastis…

21/01/2017

Journalisme ou bavardage ?

LCI-Trump.jpgL’investiture de Donald Trump aura été un révélateur pour les chaines de télé : autant on peut constituer un plateau pour commenter les primaires du PS en invitant à peu près n’importe qui, autant un sujet rare ou complexe comme l’arrivée de Trump à la Maison Blanche demande davantage de rigueur : il faut des journalistes qui aient pris le temps de travailler le sujet, et des invités qui le connaissent à fond (comme Anne Toulouse, Laure Mandeville ou Nicole Bacharan). Fastoche ? Que nenni ! On a vu à quelques incidents, vendredi, sur LCI, sur BFM-TV ou sur France Info, que ce n’était pas si simple, et qu’il ne suffisait pas de réunir une poignée d'invités autour d’un animateur pour faire du bon journalisme…

20/01/2017

Trump, comme Mitterrand...

648x415_donald-trump-lors-investiture-20-janvier-2017-washington.jpgJ’ai écouté le discours inaugural de Donald Trump et beaucoup des commentaires ironiques, voire désobligeants, qui ont suivi son argument majeur, quand il lance à la foule : "Je veux vous rendre le pouvoir !" Je ne défends aucunement Trump pour lequel je n’ai aucune sympathie, mais pardon, excusez-moi, les gens de mon âge se rappellent que c’était exactement le slogan de François Mitterrand au premier tour des présidentielles de 1974 : "La seule idée de la droite : garder le pouvoir. Mon projet : vous le rendre !"  Et je ne me rappelle pas, à l'époque, avoir entendu les médias traiter Mitterrand de démagogue ou de populiste !

19:39 Publié dans Blog | Commentaires (4) | Tags : trump, mitterrand, populiste |  Facebook | | Lien permanent

18/01/2017

"On ne peut rien prévoir !"

primaires.jpgC’est la nouvelle mode dans les débats télévisés : "On ne peut rien prévoir, voyez ce qui s’est produit à droite avec Fillon, tout est possible !" Ce procédé rhétorique permet de dire tout et son contraire sans tenir aucun compte des réalités électorales. Résultat : à force de nier les chiffres donnés par les sondages (qui ne se trompent pas sur tout) et de rembarrer les journalistes spécialisés (il en reste qui vont enquêter hors périphérique), le petit monde politico-médiatique s’enfonce dans un obscurantisme désolant, où toute intelligence est bannie au profit de l’affirmation gratuite, de l’insulte, de l'imprécation, de la voix qui porte et du doigt mouillé !

17/01/2017

Une immense cour de récréation

politique.jpgLa France en crise ? Allons donc ! Avez-vous tenté de calculer ce que coûte à la collectivité publique l’incroyable activité politique, politicienne, partisane et électorale de notre vieille république ? Les assemblées parlementaires (et leurs chaînes de télé), l’excessif mille-feuille représentatif, le coût des élections nationales et locales, parfois un congrès ou un référendum, l’argent public destiné aux partis politiques, les indemnités des élus (pensez aux 36.000 maires et à leurs cent mille adjoints), les salaires des fonctionnaires affectés aux administrations en charge de tout cela, et tous les à-côtés qui font de la France une immense cour de récréation démocratique ! 

16/01/2017

Hamon, l'apparatchik gyrovague

benoit-hamon.jpgJe découvre dans Marianne la très significative carrière d’élu local du candidat Benoît Hamon. Natif du Finistère, assistant parlementaire d’un député de Gironde, cet apparatchik socialiste se présente aux législatives de 1997 à Auray (Morbihan), sans succès ; puis son ami Montebourg le propulse en 2004 sur la liste européenne du Grand Est (Alsace, Lorraine, etc) ; conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge (Essonne), il sera élu en 2010 conseiller régional sur une liste du Val de Marne, puis, en 2012, député des Yvelines (où il devrait logiquement être battu en 2017). Bon ! En voilà un, au moins, qui connaît bien la diversité française !

00:05 Publié dans Blog | Commentaires (0) | Tags : hamon, député, apparatchik, 2017 |  Facebook | | Lien permanent