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20/03/2009

Le Vatican fait la Une

Cover Vatican.JPGJe vous jure que je ne l'ai pas fait exprès. Dans Les Secrets du Vatican, j'ai écrit un chapitre 9 qui éclaire pile-poil l'affaire Williamson, j'ai rédigé un chapitre 8 qui explique au millimètre la position de l'Eglise sur le préservatif, et j'ai conclu par un chapitre 17 qui rappelle pourquoi le cardinal Ratzinger n'aurait pas dû devenir pape ! Est-ce pour cela que le livre vient de dépasser les 10.000 exemplares ? En partie, sans doute. Dans mes conférences, comme à Sens hier soir, les questions du public portent souvent sur l'actualité, ce qui en accroît évidemment l'intérêt. Si vous habitez du côté de Reims, venez ce soir à la Médiathèque municipale, à 18h30 : vous ne le regretterez pas !

15/03/2009

Les cathos sont furibards

Le pape est le chef de l’Eglise : il est normal que les débordements du sieur Williamson, l’impéritie du cardinal Hoyos et la bêtise de l’archevêque Sobrinho rejaillissent sur lui. Mais a-t-on suffisamment remarqué que les réactions les plus virulentes à ces bourdes dramatiques sont venues notamment des cathos français (le journal La Vie, les intellectuels cathos, les Semaines sociales) et notamment d’évêques (Patenôtre, Daucourt, di Falco), que c’est La Croix qui fut la première à condamner l’intervention du cardinal Ré dans l’affaire brésilienne, et qu’après la Conférence des évêques brésiliens, c’est Mgr Fisichella, président de l’Académie pontificale pour la vie, qui achève, ce matin, de recadrer l’archevêque de Recife dans… l’Osservatore Romano ?

30/01/2009

Lisez le "Parisien" !

Parmi les innombrables dégâts collatéraux que provoque une journée de grève dans un pays comme la France, la non parution des quotidiens nationaux est un vrai scandale. Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi l’absence de journaux, en période de crise, contribue au progrès social ? On marche vraiment sur la tête. J'aurais bien aimé lire, ce matin, les revendications exactes des grévistes d'hier ! On ne saura donc jamais pourquoi un pays comme le nôtre se tire ainsi, en pleine bagarre, une balle dans le pied...
Amis lecteurs connus ou inconnus, vous n’aurez pas tout perdu : en cliquant ici, vous pourrez lire l’interview que j’ai donnée hier au Parisien sur l’affaire Williamson, et que personne ne lira jamais. Soyez gentils, dites-moi que c’est dommage…

28/01/2009

Plombé, Benoît XVI !

Le dénommé Richard Williamson aura fait un tort considérable à l’Eglise ! En proférant à pic ses niaiseries négationnistes, le pseudo évêque "lefebvriste" a réussi à plomber gravement Benoît XVI dans les médias, lesquels, toujours très approximatifs, font croire que "le pape a réintégré dans l’Eglise un évêque négationniste" ! Ce qu'il faut noter, c'est que ces relents de vieux conflits internes n’intéressaient quasiment plus personne : pour ne prendre que deux exemples, les chrétiens d’Irak brutalement chassés de leurs vallées, ou les jeunes Européens qui se retrouvent le soir à Taizé, en Bourgogne, s’intéressent-ils une seule seconde aux bisbilles intégristes, à la communion dans la main, ou aux opinions tordues du très méprisable Williamson ?

14/12/2008

LaIcité négative

La municipalité de Senan, dans l’Yonne, m’a invité à prononcer, hier, une conférence sur le thème "A quoi sert un pape ?" dans le cadre de ses "Entretiens culturels" mensuels suivis, à chaque fois, par une centaine d’auditeurs locaux. Une belle soirée, une attention soutenue, de vraies questions. Seule ombre au tableau : le titre de la causerie ayant déplu à toute la frange anticléricale du bourg, une vingtaine d'autochtones, pour cette fois, ne se sont pas déplacés. Un bouffe-curé digne de ce nom ne va quand même pas assister à une conférence où on parle du pape, nom de Dieu ! Où va se nicher le sectarisme... Heureusement, ces adorateurs de la raison ont une utilité : ils permettent, a contrario, de comprendre ce que l'on entend par laïcité "positive" !

11/12/2008

Politique et religion

Mardi, aux Bernardins, à Paris, trois hommes politiques ont conclu le colloque sur "Jean-Marie Lustiger, cardinal républicain" par un débat sur leur rapport institutionnel et personnel avec la religion : Jean-Pierre Raffarin, François Bayrou et Manuel Valls. Un peu moins structuré, mais aussi passionnant que la table ronde des Semaines sociales sur le même sujet, il y a 15 jours, à Lyon, avec Elisabeth Guigou et Jacques Barrot. Pourquoi n’entend-on jamais ces échanges enrichissants, profonds, vrais, parfois même émouvants, dans les grands médias ? Parce qu’à la télé ou à la radio, il y a toujours un journaliste qui, par facilité ou par inculture, au bout de trois minutes, fait dévier le débat sur ce qu’a dit, ce qu’a fait ou ce qu’a écrit Sarkozy !

06/12/2008

Hommage à saint Hubert

Magnifique soirée, ce soir, au Clos de Vougeot. Le "chapitre de la Saint-Hubert ", animé par la Confrérie des chevaliers du Tastevin, a commencé par une messe à l’église de Gilly-les-Citeaux, avec chorale et trompes de chasse. Le célébrant, Mgr Jean-Michel di Falco, devait être intronisé le soir, avec d’autres personnalités. L’évêque de Gap a hésité : est-ce bien la place d’un évêque, ce dîner rabelaisien épicé de dégustations vineuses, de sketches égrillards et de chansons à boire ? Certes, le premier miracle du Christ, dans l’Evangile, est d’avoir changé l’eau en vin, mais quand même ! Di Falco a été rassuré en apprenant qu’un autre "monseigneur" avait été intronisé avant lui dans ce haut lieu cistercien : le nonce Angelo Roncalli, qui est devenu… pape.

05/12/2008

Aubry et les cathos

La nouvelle première secrétaire du PS, Martine Aubry, a été élevée dans la religion catholique par son père Jacques Delors. Elle respecte évidemment les croyants en général, et l’Eglise catholique en particulier. Là où elle est, elle croise nombre de chrétiens de gauche. En outre, comme chef du deuxième parti politique français, elle veille au respect des convictions de chacun, et notamment de ses compatriotes appartenant à la principale religion de notre pays. Elle va donc s’insurger contre le tombereau d’injures malveillantes publié par Charlie Hebdo dans son numéro "Spécial pape", qui passe en jugement fin janvier, qui est une provocation indigne à l’égard de tous les catholiques. J’attends son communiqué avec impatience.

24/11/2008

Les Eglises et les partis

Lyon, dimanche matin. Au troisième jour des Semaines Sociales, la parole était aux politiques, interpellés par les représentants des religions : comment les responsables d’un Etat affaibli, dans une société privée de sens, voient-ils les porteurs de valeurs, des détenteurs de mémoire, des témoins de la transcendance que sont les croyants ? Parmi les invités, Elisabeth Guigou. Fatiguée, amère, l’ancienne Garde des Sceaux avoue que cette confrontation avec les 4 000 participants des SSF est pour elle une "respiration", une "bouffée d’espoir", par rapport à ce qu’elle vit, elle, au PS, après 30 ans de militantisme. Allons, tout est relatif ! Les Eglises se portent plutôt mieux, apparemment, que les partis politiques !

22/11/2008

Les fauteuils du cardinal

sacre_napoleon.jpgDéjeuner à l’archevêché de Lyon, à Fourvière, avec Philippe Barbarin, primat des Gaules, qui fêtait le dixième anniversaire de son ordination épiscopale. Autres invités : François-Régis Hutin, Michel Camdessus et quelques autres. Avant de passer à table, dans le salon, quelqu’un fait remarquer au cardinal que ses fauteuils rouges brodés sont un peu ringards. "Impossible d’en changer la tenture, explique Barbarin : ces fauteuils sont tapissés avec des morceaux du manteau que portait Napoléon Ier le jour de son sacre !" Les fauteuils avaient été offerts à Joseph Fesch, lointain prédécesseur de Barbarin et, accessoirement, oncle de Napoléon Bonaparte. Respect.

21/11/2008

Les deux Frances

Ouverture des Semaines Sociales de France, à Lyon. Dans l’immense amphi du Palais des Congrès, 4 000 cathos ou assimilés vont débattre sur le thème : "Les religions, menace ou espoir pour nos sociétés ?" Les discours d’accueil sont emplis de tolérance et de bienveillance. Sauf un : parmi les personnalités locales, le président du conseil régional, Jean-Jack Queyranne, bouffe-curé notoire, ne peut s’empêcher de fustiger "le flot de vase noire de l’obscurantisme", d’en appeler à la "séparation de l’Eglise et de la haine", etc. Sa laïcité à lui n’est pas très positive ! Le cardinal Barbarin lui répond, mine de rien, que Mère Teresa et Sœur Emmanuelle étaient aussi… des lumières !

21/10/2008

L'autre Emmanuelle

Souvent presse varie. Surtout quand la rubrique "people" s'ouvre soudain à des vertiges médiatiques insoupçonnés. Après mère Teresa et l’abbé Pierre, sœur Emmanuelle s’est éteinte. A nouveau, le temps d’une disparition, une sorte de respect impérieux force les journalistes à s’extirper de leur cynisme quotidien et de leur dérision habituelle. Ces héros médiatiques compensent le vide de tant d’autres personnalités sans intérêt : ils ont la foi, ils croient en l’homme, ils respectent le pape, ils aiment l’Eglise, ils donnent leur vie aux autres : curieuse engeance ! Sur France Info, mardi, un journaliste, sceptique, interroge : est-ce une génération qui s’en va ? Evidemment non. Cette génération-là a 2000 ans, et elle nous réserve encore bien des surprises.

09/10/2008

La France, combien de divisions ?

météo roma.JPGLe voyage de Benoît XVI en France est déjà loin. Vue du Vatican, la France disparait doucement du paysage, et se fond dans cette Europe du Nord où le scepticisme va de pair avec l'inculture. Il est loin, le temps des intellectuels (Maritain), des théologiens (Congar) et des cardinaux (Villot) qui représentaient ici la "fille ainée de l'Eglise" ! Les grands journaux français n'ont plus de correspondants, à l'exception de la presse catholique (I-Media, La Croix, Radio Vatican en français, etc). La Ville éternelle est devenue le désert français. Il n'y a plus d'ambassadeur de France auprés du Saint-Siège depuis avril 2007, et cela n'intéresse absolument personne. Vue de Saint-Pierre de Rome, la France, combien de divisions ?

08/10/2008

Déjeuner a Rome

cover Etche it.jpgDéjeuner avec le cardinal Etchegaray, à Rome, pour fêter la sortie de ses mémoires en italien (Ho sentito battere il cuoro del mondo, aux éditions San Paolo) et pour parler de mon prochain livre. Dans son bel appartement du Palazzo San Calisto, le vice-doyen du Sacré Collège se remet doucement de son accident de l’an dernier. Il vient de fêter ses 86 ans, et ne cache pas son bonheur de marcher à nouveau sans canne. Son sourire est intact, son coup de fourchette aussi. Le pas lent mais l’esprit alerte, il répond avec roublardise aux questions les plus indiscrètes : quand il ne veut pas se rappeler un souvenir qui le gène, son visage se fige candidement, mais son oeil pétille de malice. Merveilleux homme. Les personnes comme lui ne devraient pas vieillir.

19/09/2008

Perles d'inculture

On n'en finirait pas de citer les perles journalistiques en matière religieuse. Ce soir, en rentrant de Paris, j'ai entendu ce dialogue sublime à la radio :
- Les premiers seront les derniers… qui a dit ça, déjà ?
- Jean-Jacques Goldmann, je crois…
Il y a quelques mois, sur un plateau de télé, j’ai entendu un prof dire :
- Ne jugez point et vous ne serez pas jugés... comme disait un grand penseur antique !
La semaine dernière, commentant la messe du pape aux Invalides, un confrère faisait remarquer que Benoît XVI avait récité "deux prières en latin" : il faisait allusion au Gloria et au Kyrie.

14/09/2008

Des journalistes "sic"

Aux Jeux papalympiques, la médaille d’or de l’archaïsme laïcard et de la débilité idéologique a été attribuée aux syndicalistes de France 2 qui ont élevé une protestation solennelle parce que, sur leur propre chaîne, vendredi, la couverture de la réception de Benoît XVI par Nicolas Sarkozy à l’Elysée a repoussé le début du JT de 13h à 13h15 ! N’étant plus à une bêtise près, les camarades syndiqués précisent, portés par une préoccupation mercantile très remarquable, que ce report a mis en péril la "fidélisation" des téléspectateurs de France 2 ! Que la rencontre entre le pape et Sarkozy fût l’actualité du moment a totalement échappé à ces hérauts du laïcisme qui n'ont de "journalistes" qu'une carte professionnelle et des avantages fiscaux - on ne peut pas tout avoir.

13/09/2008

"Génération Benoît XVI"

5c7a752e3cf51d72b5b97a4ef5796d96.jpgSuis passé aux Invalides avant l'aube, en me rendant à RTL. J'ai retrouvé ces milliers de jeunes qui, hier, à Notre Dame, avaient applaudi le pape avec ferveur, enthousiasme et gentillesse. Voilà des garçons et des filles qui corrigent singulièrement l'image de la France, vieux pays déchristianisé où l'Eglise serait en voie d'extinction. Tous ces jeunes me rappellent furieusement ceux de la génération précédente qui égayèrent soudain les rues de Paris, lors des JMJ, au coeur du mois d'août 1997. A leur tour, ils viennent dire au pape : nous sommes là, l'Eglise n'est pas morte, la relève est prête ! Après les JMJ de Paris, on avait parlé d'une "génération Jean-Paul II". L'apparition, aujourd'hui, d'une "génération Benoît XVI" est l'info la plus surprenante de ce week-end !

12/09/2008

Laïcité "positive"

Oublions, vite fait, les quelques dinosaures laïcards, genre Mélenchon, qui voudraient que les dirigeants français se comportent à l'égard du pape, chef spirituel d'un milliard d'individus, comme des malpolis, des gougnaffiers ou des peigne-culs. Ce qui est important, c'est que le discours de Sarkozy et celui du pape convergent : l'un et l'autre veulent que la laïcité soit "positive", c'est-à-dire qu'elle ne soit pas faite, comme dans un passé récent, d'exclusion et de méfiance, mais de bonne volonté, de tolérance et d'ouverture. Qui peut s'opposer à ce discours en faveur d'une laïcité "qui respecte, qui dialogue, qui rassemble" ? On n'est pas obligé d'être catholique pratiquant ou encarté à l'UMP pour adhérer à ce programme !

10/09/2008

Le pape inconnu en France

"Le pape n’est pas connu en France, ce voyage va combler cette lacune". Ce thème repris par beaucoup de médias est étonnant. A qui la faute si on ne sait rien de ce pape sinon… aux médias, justement ? Certes, le Vatican n’a pas une communication très efficace. Certes, les évêques de France ne font pas toujours le nécessaire. Mais c’est bien à l’indifférence plus ou moins passive des journalistes, qui trouvent que le sujet n’est pas sexy (et qui ne savent pas la différence entre un conclave, un carmel et un cardinal) qu’on doit cette ignorance générale. Même le Figaro, cet été, vient de fermer son poste de correspondant au Vatican ! Il est vrai que le pape n’est que le chef spirituel d’un milliard d’individus sur la planète et qu’il ne risque pas lui, d’épouser Carla Bruni.

09/09/2008

Benoît XVI en coréen

dc674b2e47fdcd6d9fe435f1808a3b31.jpgC’est évidemment une coïncidence : juste au moment où le pape arrive en France, ma biographie de Benoît XVI paraît à Séoul en… coréen. J’ai eu la chance d’être déjà traduit ans beaucoup de langues, mais en coréen, c’est la première fois. C’est curieux, "Benoît XVI", en coréen. Tout comme "Dieu" ou "transsubstantation", c'est cocasse. C’est amusant, aussi, que les Coréens s’intéressent à un pape aussi européen. Non pas qu’être européen soit un péché mortel, certes, mais depuis son élection, Benoît XVI a donné l’impression de s’intéresser davantage à l’Europe qu’à l’Asie. Est-ce à dire que ce polyglotte aurait des difficultés avec le coréen ?