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21/06/2010

Les Bleus battent des records

maillot-bleu.jpgOn a tort de brocarder l’équipe de France. Elle est déjà à l’origine de quatre records mondiaux qui devraient rester dans les annales du foot. D’abord, Ribery a battu  le record du type le plus riche au monde qui se soit mis en grève dans l’histoire. Deuxième prouesse : le record de fautes de français commises à la télé à chaque fois qu’un de ces types prend la parole devant une caméra - ce record-là, franchement, sera difficile à battre. Un troisième record du monde, battu par L’Equipe grâce à la sortie d’Anelka, c’est le titre le plus grossier qu’un journal ait mis en Une. Enfin, on a battu le record des sommes d’argent déversées par des sponsors pour donner une image négative de leurs marques. Allez les Bleus !

 

18/06/2010

La pelle du 17 juin

 

 

Ballon_foot.jpgUne débâcle, c’est toujours une débâcle. Les Allemands étaient les plus forts, surtout en attaque ; les Mexicains aussi. Les premiers, comme les seconds, étaient plus motivés que nous. La guerre avait été mal préparée ; la Coupe du monde aussi. Notamment sur le plan technique. Pourtant les Français avaient été vainqueurs en 1918 ; comme en 1998. Mais ils avaient manqué de détermination face à l’adversaire, en 1938, à Munich ; comme en 2006, toujours en Allemagne. Puis la France, au lieu de se relever, comme l’y invitait tel ou telle personnalité peu écoutée, avait sombré dans ses vieux démons : la division et la dérision. Avant que Roselyne Bachelot ne fasse don de sa personne à l’équipe de France. En vain. Cela va être dur d’expliquer que la France a perdu une bataille mais qu’elle n’a pas perdu la guerre…  

 

16/06/2010

Nos vuvuzelas à nous

vuvuzelas1.jpgBien sûr, moi aussi, le premier jour, j’ai cru qu’un énorme essaim d’abeilles était entré dans la cuisine. Le monde entier découvrait les vuvuzelas. Les commentateurs du PAF ont hurlé, jusqu’à vouloir les interdire : on ne les entendait plus, eux ! Leur plainte, qui respecte peu les usages sud-africains, est significative. Car les vuvuzelas, les vraies, les permanentes, ce sont bien les animateurs du PAF qui serinent du matin au soir, à la radio et à la télé, le même bourdonnement obsédant fait de pseudo-nouvelles frivoles et éphémères. Un exemple : et si on arrêtait de parler du coût de la chambre d’hôtel de Rama Yade ? Bzzzzzzzzzzzzzzz !

12/05/2010

La broutille et le ramdam

raymond-domenech-2.jpgObsédante comme une préparation d’artillerie, envahissante au point d'asphysier la totalité des médias, l’annonce de cet événement historique avait pris le pas sur toutes les informations de seconde zone (la crise mondiale qui menace, la récession qui nous pend au nez, l’Angleterre qui passe à droite, l’euro qui flageole, etc). Enfin, alléluia, le sélectionneur Raymond Domenech allait nous donner, en direct sur TF1, la liste des 23 joueurs qui iront disputer la coupe du monde de football. Las ! Catastrophe, séisme, horreur et désolation ! Il a donné 30 noms au lieu de 23 ! Et personne, absolument personne n’a réussi à m’expliquer 1) pourquoi il a fait ça, 2) qu'est-ce que ça change, 3) en quoi une pareille broutille méritait un tel ramdam !

03/12/2009

Que les gros salaires...

   Pourquoi tant de tensions dans la société ? C’est qu’il y a des choses qui énervent le populo. J’en cite deux, au hasard. Quand France Football nous apprend que Raymond Domenech touche une prime de 800.000 euros pour avoir qualifié les Bleus en coupe du monde de foot, le populo s’interroge : mais il n’était pas payé justement pour cela, Domenech ? Quand Henri Proglio, le nouvel patron d’EDF, exige de voir son salaire passer de 1,1 million à 2 millions d’euros, le populo s’escagasse : il n’avait donc pas demandé le montant de sa rémunération lors de son entretien d’embauche, ledit Proglio ? Plus le populo a du mal à joindre les deux bouts, plus ces sommes insensées, aux limites de l’absurde, l’horripilent. Il n’est pas méchant, le populo, mais il faut parfois se mettre à sa place...

20/11/2009

La France, gagne-petit

La gêne des politiques, depuis 36 heures, fait peine à voir. Comment rester, aux yeux des électeurs, un fougueux supporter de l’équipe de France, tout en restant fidèle à la plus élémentaire morale ? Faut-il parler vrai avec les jeunes Français ou conserver les voix de leurs footeux de parents ? Car il ne faut pas tourner autour du pot : la "main" de Henry est flagrante, le but aurait dû être refusé, point barre. La moindre des élégances aurait été de le reconnaître aussitôt : espérait-il, le vilain tricheur, qu’un second but ferait oublier son geste dans l’effervescence générale ? C’est raté. La France ira bien en Afrique du sud, mais avec la réputation d’un gagne-petit. N’en déplaise à tous les mirlitons de l’identité nationale. C’est Churchill qui avait raison : No sport !

10/10/2009

Le mépris des Bleus

Ce samedi soir, je ne regarderai pas, à la télé, le match de foot qui opposera la France aux Iles Féroé. Par solidarité avec les supporters des Bleus. Je m’explique. Mardi, à l’arrivée des joueurs français à Guingamp, les supporters avaient envahi la piste du petit aéroport breton, aux accents d’un bagad local. La joie, les cris, la fête. Et là, la douche froide : aucun de ces géants, n’a daigné s’arrêter en bas de la passerelle, serrer quelques mains, répondre aux cris de bienvenue, aucun ! Pas un sourire aux fans, pas un geste, pas un regard. Les demi-dieux se sont engouffrés dans leur autocar, casque MP3 rivé aux oreilles, direction l’hôtel. Quand on gagne autant d’argent, on ne va quand même pas s’intéresser aux simples mortels ! Franchement, il y a des coups de pied au cul qui se perdent. 

13/07/2006

Le pardon des offenses

Le pardon des offenses, qu’on le veuille ou non, fait partie de la culture européenne. Si le petit Zinédine était allé au catéchisme, à la Castellane, il n’aurait peut-être pas répondu à la violence par la violence. "Le coupable, c’est celui qui provoque", a-t-il dit hier soir. Ben non, Zizou. Sauf à donner à penser à des millions de gamins que pour de vagues raisons d’honneur familial, on peut se faire des paquets de thunes en balançant des coups de boule impunis devant la terre entière...
Il est vrai qu’hier, Zidane pouvait opérer le plus beau retourné de sa carrière. Il lui suffisait de révéler que Materazzi l’avait traité de "sale arabe". Ou d’ "enculé de musulman". Toute la planète aurait changé de pied. L’Italien aurait nié, mais on ne l’aurait pas cru. Médias et sponsors en auraient rajouté dans l’opprobre. Zizou, nouveau Dreyfus, serait redevenu un héros. Pour l’éternité.
Il ne l’a pas fait. Rien que pour cela, il lui sera beaucoup pardonné.

10/07/2006

Zizou : impardonnable !

Que dire de cette fête gâchée que fut, hier, la finale de la Coupe du monde de football ? Que Zidane a été vraiment génial pendant les derniers temps de la compétition, en particulier depuis le match contre le Brésil : cet homme est, à lui seul, un festival de talent, de lumière, de grâce, de folie… Et que son geste, son coup de tête historique, était vraiment impardonnable : quand on est une icône à ce point adulée, devant un public aussi large, un jour pareil, à quelques minutes de la fin de sa carrière, et au risque de faire perdre l’équipe de France, on ne pète pas les plombs !
Tant mieux si cela nous évite de voir un footballeur, fût-il exceptionnel, transformé en un dieu vivant. Mais quel dommage de voir exploser ainsi, juste en fin de parcours, un exemple pour des centaines de millions de jeunes !

05/07/2006

Italie-Allemagne

Carte postale de Caorle, une petite ville tranquille de Vénétie. Population approximative : 8.000 résidents, 8.000 vacanciers. Les premiers sont italiens, les seconds sont allemands. Vu la soirée de mardi ? Vu l’ambiance, après 21 heures, à la terrasse des cafés et dans les pizzerias ? "Le football, rappellent les estivants, est un jeu qui se joue à onze contre onze, et c’est l’Allemagne qui gagne à la fin !" "Sauf en Coupe du monde, rétorquent les autochtones, où jamais l’Allemagne n’a battu l’Italie !"
La tension qui monte au fil des deux mi-temps, les bières et la grappa qui affluent sur les tables au début des prolongations. Et ce premier tir italien sur le poteau ! Et ce second tir italien sur la barre ! Et le but de la délivrance, enfin ! Et l’explosion de folie dans la ville !
Dure soirée. Pas seulement pour les Allemands.