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27/05/2008

Socialisme OU libéralisme

La grande bagarre entre Royal et Delanoë, sur le fond, s’annonce sportive. Car ils ont raison tous les deux, les futurs candidats PS à l’Elysée, tout en étant rigoureusement irréconciliables : "Les socialistes des années 2010, dit le maire de Paris, doivent être les combattants de la liberté et de l'extension des droits des citoyens, c'est cela le libéralisme politique". Voilà qui est aussi fondé que souhaitable. "Ma conviction, rétorque Segolène, c'est qu'au XXIe siècle, être libéral et socialiste, c'est totalement incompatible". Ce qui est, au regard de l’Histoire, parfaitement exact : le libéralisme et le socialisme sont, depuis l'origine, antinomiques. Alors, libéralisme ou pas libéralisme ? Je pose une question toute bête : c’est peut-être le mot socialisme qui coince ?

29/03/2008

Des animaux encore inconnus

Le Monde du week-end présente, en page 14, la nouvelle attraction du Futuroscope de Poitiers, qui met en scène, dans 200 millions d’années, sur une terre devenue sans hommes, des animaux sauvages encore inconnus tels que les scientifiques peuvent les imaginer : l’oisson, la pieuvre-singe, le tortunosaure, le caracoureur, etc. C’est drôle, c’est instructif. Mais c’est incomplet : il faudrait y rajouter au moins trois animaux à la fois mutants et indestructibles : le sarkophibe, sorte de vertébré marin véloce et résistant à tout, le requin royal, un prédateur carnassier de sexe féminin et au sourire impassible, le mérou-bayrou des grands fonds, un poisson gonflé qui ne voit jamais la lumière du jour…

28/12/2007

Petites perles

En cette période de fêtes, personne ne s’intéresse aux petites phrases prononcées ici ou là par les dirigeants politiques. Sachez, si c'est votre cas, quelles furent les deux plus belles de cette fin d’année :
D’abord, c’est François Bayrou qui, dans Le Figaro, a violemment attaqué le discours du Latran de Sarkozy, l’accusant de ressusciter "l’opium du peuple que dénonçait Karl Marx". Pour un chrétien, bravo, c'est géant.
Ensuite, c’est Ségolène Royal, à qui les journalistes de La Croix parlent de Delanoë comme d’un rival, et qui réplique : "Je n’ai pas de rivaux, c’est moi qui ai été candidate à l’élection présidentielle !" Magnifique, non ?
Perdre une présidentielle, ça laisse des traces...

07/12/2007

Ségo, le retour

acf28b9e4e0ed01acc9dbc33c02c8669.jpgSégo est de retour. Elle fait sa rentrée en publiant un livre, comme tous les dirigeants du PS. Un livre, c’est dix jours de promo à la télé, ce qui est inestimable, au prix où est la minute de pub à l’antenne. Le livre de Ségolène, en plus, est original : contrairement à tous les autres, il ne dit aucun mal de Ségolène Royal ! Cette femme est déconcertante. Elle est arrogante, brillante et encombrante. Elle ne doute de rien - et certainement pas d’elle-même. Elle avait fait une petite pause après la victoire de Sarko, bon, et puis elle a repris sa campagne. Je ne voudrais pas être au PS aujourd’hui : c’est sûr, elle est repartie pour cinq ans !

17/09/2007

Gardez-moi de mes amis...

Reste-t-il encore quelques naïfs qui pensent qu’en politique, la lutte se joue entre la droite et la gauche ? Les temps ont changé : désormais, quand on s’engage en politique, c’est exclusivement pour se bagarrer contre quelqu’un de son camp.
A gauche, voyez les "jeunes lions" du PS dont le seul objectif quotidien, méticuleux, est de tuer les "éléphants" de leur propre parti. Voyez Lionel Jospin qui, dans le livre qui a occupé tout son temps depuis six mois, assassine sauvagement et définitivement Ségolène Royal.
A droite, voyez Bernard Debré, dont l’activité obsessionnelle consiste à empêcher Françoise de Panafieu de devenir maire de Paris. Voyez Dominique de Villepin, qui n’a rien d’autre à faire de ses journées que dézinguer systématiquement Nicolas Sarkozy.
Toujours pour le bien du peuple français, bien sûr.

19/06/2007

La vengeance d'une brune

A chaque fois, Ségo dit : "Et c’est la dernière fois que je m’exprime là-dessus". Et à chaque fois, elle remet cela. C’est plus fort qu’elle. Dès qu’elle voit un micro, il faut qu’elle redise au monde entier que cet enfoiré de Hollande l’a trompée, humiliée, et avec une vulgaire journaliste en plus ! Et qu’elle, au fond, est une sorte de femme battue, une victime du machisme petit-bourgeois, une Olympe de Gouges montant sur l’échafaud, une Jeanne d’Arc victime d’un gros Cauchon ! A chaque fois, on comprend que toute cette campagne présidentielle, dans le PS puis hors du PS, ne fut qu’une succession de mensonges (l’annonce du mariage, le bisou en public, etc) composant un long hurlement de douleur, un cri de vengeance dont l’Elysée ne fut que le prétexte occasionnel, romanesque et... pathétique !

17/06/2007

Maintenant, on dit tout

Hollande et Royal se séparent. C’est sur cette nouvelle très people - mais pas très surprenante - que s’achève ce soir, symboliquement, une longue période électorale dominée par les bisbilles étouffées, les dissensions cachées et les ressentiments de coulisse qui ont émaillé les relations entre ces deux personnalités, lesquelles se disputent aujourd’hui la garde des enfants, la maison de Mougins, la tête du parti socialiste et le leadership de la gauche aux présidentielles de 2012.
Que la nouvelle soit annoncée quelques heures après la fin des quatre tours de scrutin, est fâcheusement significatif : il ne fallait pas affoler les électeurs, mais maintenant que ceux-ci ont voté, on peut dire la vérité. Pas très honnête, tout cela. Triste fin.

08/06/2007

La Mère la Victoire

Ségolène Royal a décidément un culot phénoménal. Elle n’a peur de rien, elle a raison sur tout ! Sur France Inter, ce matin, malgré l’insistance de Nicolas Demorand, elle a répété qu’elle n’avait pas subi une "défaite", et qu’elle n’avait commis aucune erreur : ni inventaire, ni autocritique ! Si elle n’a pas gagné, c’est la faute aux autres, aux éléphants, aux traîtres, à tous ceux qui l’ont critiquée au PS, au calendrier, au débat interne, aux mensonges de la droite, au filet qui était trop haut, à la partialité de l’arbitre, au vent qui soufflait de face ! Pourquoi Sarko a-t-il gagné, alors ? Parce qu’il s’est préparé pendant 5 ans à la tête de son parti, ce qui n'était pas son cas. Conclusion, fastoche : c’est exactement ce qu’elle va faire.
Putain, cinq ans ! Et peut-être dix si elle perd en 2012 ! Pardon : si sa victoire est à nouveau inférieure à 50 % !

05/06/2007

Les déboires de la famille royal

Royal et Hollande exigent donc 150.000 euros de dommages et intérêts de la part des auteurs du livre La femme fatale, deux journalistes du Monde qui, si l'on comprend bien, n’avaient pas pu publier dans leur propre journal les infos croustillantes qu’elles ont recueillies, pendant les présidentielles, sur les déboires du couple vedette de la politique française. Le sujet n’est pas simple. Car la vie privée, en effet, c’est sacré. Mais qui osera prétendre que les relations Hollande-Royal n’ont pas eu d’incidences, peut-être même majeures, sur la campagne électorale, donc sur la vie de 60 millions de Français ?
Qu’on ne nous refasse pas le coup de Mazarine ! Et qu’on ne nous fasse pas pleurer sur le sort de Ségolène, qui convoqua naguère toute la rédaction de Paris Match dans la chambre de la clinique où elle venait d’accoucher !

30/05/2007

Ségolène à Matignon ?

Je reviens sur l’hypothèse d’une victoire in extremis de la gauche le 17 juin – improbable, certes, mais pas totalement inimaginable. Le président Sarkozy serait logiquement obligé de nommer à Matignon le n° 1 du PS, François Hollande, pour cinq ans de cohabitation difficile et bigrement conflictuelle. A moins que… A moins que Ségolène Royal ne prétende à la fonction ! Ce matin, sur LCI, face à Christophe Barbier, elle a bien répondu : "Il faudrait toujours assumer".
Sacrée Ségolène ! "Je ne m’interdis rien", avait-elle déjà dit lundi sur France 2. Est-elle ou non le n° 1 du PS, a demandé Barbier ? Réponse : "Pour l’instant, c’est François Hollande". Tout est dans ce délicieux "Pour l’instant".
Ségo, premier ministre de Sarko : imaginez la tête de Bernard Kouchner !

03/05/2007

Une Thatcher de gauche

Quelle teigne ! Quel bulldozer ! A la fois maîtresse d’école, mère supérieure et caporale-chef, cette femme n’a peur de rien : ni des objections, ni des contradictions, ni de la mauvaise foi. Personne ne peut arrêter un tel rouleau compresseur ! A toute vapeur à travers la boue ! On comprend mieux comment elle est arrivée jusque-là : comment elle a écrasé les éléphants, doublé tous ses concurrents, réduit le PS au silence, écarté son propre compagnon ! Autoritaire, entêtée, pugnace, elle assène, elle répète, elle répète encore et encore, mot pour mot, sans dévier de son propos : "Je veux… Je veux… Je n’ai pas dit cela !... Je ne me calmerai pas !... Soyez sérieux !... Ce que vous dites est immoral !... C’est scandaleux !... "
Veux voir qu’une tête. Jugulaire, jugulaire. Fini de rigoler. Si elle est élue, elle sera une Thatcher de gauche. Thatcher et de gauche : voilà au moins deux raisons de ne pas voter pour elle…

27/04/2007

Pays de fous !

Retour de Rome. A l’aéroport, vite, les journaux. En voiture, vite, la radio. Et là, surprise ! Malaise et perplexité ! La France est-elle devenue folle ? Toutes les infos tournent autour de la tenue et de l’organisation du grand débat Royal-Bayrou. Je me pince pour y croire : n’est-ce pas Sarkozy qui est passé, dimanche ? N’est-ce pas entre Royal et Sarkozy qu’il va falloir choisir, au second tour de la présidentielle ? Cette histoire de débat Royal-Bayrou est totalement extravagante !
Il y a un pays encore plus fou que la France : en Pologne, la loi visant à extirper les racines du communisme va jeter dans les poubelles de l'Histoire... Bronislaw Geremek, un des hommes à qui ce pays, justement, doit d’avoir été libéré du communisme en 1989 !
Ou bien j'ai trop bu dans l'avion, ou bien le monde marche sur la tête.

14/03/2007

A gauche doute !

Enterrée, Ségolène ! Passée par pertes et profits ! La vive polémique entre Fabius et Strauss-Kahn, qui captive davantage que les meetings de la candidate du PS, est terriblement révélatrice du doute qui envahit la gauche. Les deux dirigeants socialistes, catastrophés par la campagne de leur ex-rivale, se battent désormais pour prendre la tête du parti après le désastre annoncé. Objectif : ramasser les morceaux en mai, les recoller à l'occasion des législatives de juin, devenir le chef de l’opposition et se positionner pour la présidentielle de 2012.
Et si Bayrou bat Royal au premier tour ? Et s’il devient président ? Aucune importance : Fabius et Strauss-Kahn sont tellement persuadés que Bayrou est de droite que cela ne change rigoureusement rien à leurs calculs.
L’après Ségo a commencé !

13/03/2007

Ségo cite saint Paul

Quelle bonne âme a fait lire à Ségolène l’épître de saint Paul aux Galates ? Dans son apologie de la "nation" (qui en fera sourire plus d’un, mais c’est un autre débat), la candidate du PS explique : "La nation ne distingue ni blanc ni noir ni jaune, ni catholique ni athée, ni juif ni musulman…" Il est facile de retrouver son inspiration dans cette fameuse adresse de Paul de Tharse : "Il n'y a ni hommes ni femmes, ni Juifs ni Grecs, ni hommes libres ni esclaves…" La filiation est manifeste, d’autant que les "Galates" auxquels s’adresse l’apôtre, ce sont évidemment les "Gaulois", socle historique de cette "nation française" célébrée aujourd’hui par l’ancienne élève des chanoinesses de l’institution Notre-Dame à Epinal. Tout se tient.

24/02/2007

Et Rocard, Dumas, Joxe, Quilès ?

Et Michel Rocard, Pierre Joxe, Roland Dumas, Paul Quilès ? Et Louis Mexandeau ? La nouvelle équipe de campagne de Ségolène Royal, à l’évidence, n’est pas au complet. Gageons que ces éléphants-là rejoindront bientôt Pierre Mauroy, Yvette Roudy, Lionel Jospin et Pierre Emmanuelli dans le nouveau staff des pom-pom girls qui égaieront désormais les meetings de Ségo. medium_A_Malraux.JPG
En 1974, lorsqu’il sentit sa campagne vaciller face à celle de Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Chaban-Delmas voulut montrer qu’il était bien l’héritier du général de Gaulle et le rassembleur de la droite gaulliste : il a fait appel à André Malraux. Ce fut un désastre.
Pour les plus jeunes, Malraux était l'auteur de… La Voie royale.

02/02/2007

La démocratie "participative"

Ségolène Royal joue son élection sur le concept de "démocratie participative". A quitte ou double. Gonflée, la Charentaise. Mi-démago, mi-suicidaire. Alors que les Français veulent savoir où le prochain président veut les conduire, elle répond : c’est vous qui allez me le dire, rendez-vous à la mi-février pour la synthèse !
Demander leur avis aux électeurs, c’est bel et bon, mais cela fait-il avancer le schmilblic ? Les gens sont-ils pour ou contre la dette ? Ils sont contre. Sont-ils d’accord pour faire des sacrifices ? Non. Pour gagner moins en travaillant plus ? Pas d’accord. En revanche, ils aimeraient bien que l’essence soit gratuite, que la paix règne dans le monde et que l’hiver soit moins long.
Hélas, la gestion des sociétés modernes, ce n’est pas Oui-oui au pays des jouets. C’est pour cela, justement, qu’on élit un président.

21/01/2007

Créons des emplois !

Ségolène Royal a promis de créer 500.000 "emplois tremplins" pendant son mandat. Chouette ! A Paris, cela ne dit rien à personne. Mais dans les régions, en Poitou-Charente comme en Bourgogne, on sait ce qu’est un "emploi-tremplin" : c’est un emploi plus ou moins utile, créé artificiellement, sur fonds publics, et qui coûte environ 18.000 euros par an à la collectivité (y compris la prime à l’association qui embauche et le crédit obligatoire de formation). Soit 90.000 euros sur 5 ans. Et c’est un minimum : l’ "emploi-tremplin" coûte 10 % de plus s’il est créé dans un secteur "prioritaire", et 25 % de plus dans un secteur "d’intérêt régional".
Créer 500.000 "emplois-tremplins", c’est donc dépenser environ 45 milliards d’euros. Hop, et voilà. Il suffisait d’y penser.
Comment ? La dette ? Quelle dette ?

18/01/2007

Faire payer les riches

Touchante unanimité des journalistes de gauche, toute la journée d'hier, sur le thème : "Les Royal paient l’ISF, et alors ?" C’était même le titre du débat de En aparté, l’émission de Pascale Clarke sur Canal +. Florilège : "De la mousse !" "Du rien du tout !" "Aucune importance !"
Ah bon. Etre assujetti à l’ISF, c’est probablement "sans importance" pour les Fabius, Strauss-Kahn, Lang, Badinter, Dumas, et nombre de journalistes vedettes de la capitale. Pas sûr que ce soit l’avis du militant socialiste de Laroche-Migennes ou de La Ciotat à qui le PS, depuis toujours, promet de "faire payer les riches" !
Comme l’a joliment dit Caroline Brun, sur Canal, hier : "Quand on attaque les deux cents familles, on vérifie d’abord qu’on n’en fait pas partie !"

16/01/2007

Salauds de riches

"Je n’aime pas les riches !", a lancé récemment, à deux reprises, François Hollande. Pas de bol, sa petite camarade vient d’avouer, sous la pression de l’opinion, qu’ils possédaient un appart à Boulogne, une maison à Mougins, une autre maison dans les Deux-Sèvres, et qu’ils figuraient, du coup, parmi les 2 % de Français qui paient l’ISF !
Qu’un couple d’énarques gagne correctement sa vie, cela n’est pas choquant. Que leur fortune ait été constituée exclusivement avec de l’argent public, bon, ce n’est pas rare dans un monde politique dominé par les fonctionnaires. Mais, bon sang, qu’ils l’assument !
Pour un couple qui aspire aux plus hautes responsabilités de la République, franchement, ces petites cachotteries ne sont pas de mise. Y aura-t-il d’autres révélations de cet ordre ?

09/01/2007

Les voyages de Ségolène

Ségolène Royal, à peine adoubée par le PS, avait décidé d’effectuer un certain nombre de déplacements à l’étranger, dans le double but d’échapper à la traque quotidienne des médias et de se donner une image de responsable internationale. Bon. Mais alors :
- pourquoi emmène-t-elle jusqu’au bout du monde une armada de journalistes qui répercutent la moindre de ses bourdes ?
- pourquoi, sur 130 pays possibles, a-t-elle choisi d’aller en Palestine, où on a 100 % chances de se prendre les pieds dans le tapis israélo-arabe, et en Chine, où on a 100 % de chances de butter sur la question des droits de l’homme ?
Logiquement, elle devrait maintenant se rendre en Russie, au Rwanda et en Turquie. Accompagnée d’un maximum de journalistes passionnés par la question tchétchène, les massacres hutus-tutsis et le génocide arménien !