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08/07/2010

Y a comme un malaise

 

carolis.jpgLe remplacement de Patrick de Carolis par Rémy Pflimlin à la tête de France-Télévisions illustre bien le malaise actuel. Ce remaniement n’y a rien d’illégal puisque le chef de l’Etat a désormais la faculté de nommer lui-même les patrons de l’audiovisuel public. Par ailleurs, Rémy Pflimlin est sûrement un bon professionnel : il connaît la maison puisqu’il a déjà dirigé France 3. Rien ne tout cela n’est scandaleux. Mais autour de moi, y compris dans ma campagne, les gens se posent une question toute bête : si, comme tout le monde le dit, Patrick de Carolis a été un bon président, responsable, innovant, honnête, tout ça, alors, sacré nom d’un petit bonhomme, pourquoi le virer ?

30/06/2010

Ministre, moi, jamais !

Cocarde.jpgSi Sarkozy me propose d’entrer au gouvernement en octobre, juré, je refuse. Payer mes collaborateurs au lance-pierre, utiliser le train pour aller à la Martinique et le métro pour se rendre au conseil des ministres, recevoir les membres de gouvernements étrangers au MacDo et leur servir du coca light, très peu pour moi. Et surtout, j’aurais trop peur que le Canard Enchaîné ne révèle au peuple en colère que j’ai récemment acheté une Peugeot 3008, que j’ai été invité, il y a douze ans, à accompagner un ministre à l’étranger, que ma femme a travaillé naguère chez Total, que j’ai un jour testé la mongolfière de l’institution régionale dont j’étais le dircom, et que j’ai une combine pour avoir du chablis à l’œil. Autant démissionner tout de suite.

13/04/2010

Rien qu'un clapotis

Nicolas Sarkozy, répondant à un journal américain, a dit que les rumeurs sur sa vie privée était un "clapotis". Un clapotis ! C’est énorme ! Changez la Une ! Augmentez le tirage ! Il a dit que c’était un clapotis ! Qu’est-ce que cela cache ? Que le couple présidentiel est vraiment en péril ? Que le président ne se représentera pas en 2012 ? Un clapotis, il a dit. Et aux Etats-Unis, en plus. Interviewez les experts ! Convoquez les polémistes ! C’est énorme, on vous l'assure ! La preuve, aveuglante : il aurait pu ne pas dire que c’était un clapotis. Tournez, tournez, rotatives ! Mais attention, hein : chez nous, en France, la presse est exemplaire, elle ne s’intéresse pas à la vie privée…

26/02/2010

L'ouverture, jusqu'où ?

Si Sarko a promu Michel Charasse au Conseil constitutionnel, c’est qu’il n’a pas trouvé de juriste suffisamment expérimenté, à droite, pour y siéger. De même n’a-t-il trouvé aucun économiste de talent, à l’UMP, qui puisse remplacer Philippe Seguin à la Cour des comptes. Pareil pour remplacer Didier Migaud à la tête de la commission des finances de l’Assemblée. A croire qu’à droite, c’est tous des nuls. D’ailleurs, justement, à droite, j’en entends beaucoup qui s’escagassent grave : bien la preuve qu’ils ne comprennent rien, les simplets, à la politique d’ "ouverture" menée par l’ex-patron de l’UMP qu’ils ont élu président de la République ! Et moi, si je veux postuler pour diriger l’AFP, j’adhère fiça au PS ou j’attends que les électeurs, eux aussi, pratiquent l’ouverture à gauche... en portant Strauss-Kahn à l’Elysée ?

 

30/01/2010

Amour, gloire et beauté (2)

Carla-Bruni-Sarkozy.jpgL'appel interjeté dans l'affaire Claerstream relance la saga Villepin-Sarkozy. La suite est facile à prévoir : relance du procès, haines ostentatoires, menaces électorales, provocations politiques, peut-être une rencontre secrète, peut-être le suicide d’un comparse en prison… Mais au-delà ? Je verrais bien le deuxième fils Sarko, le musicien, tomber amoureux de la fille Villepin, dont le succès en mannequinât rendrait Carla jalouse au point de la défigurer un soir, au Fouquet’s, avec du vitriol. Le couple présidentiel se déchirant dans l’ombre sur l’opportunité d’un second mandat, on pourrait assister au retour de Cecilia, avant d’apprendre qu’elle est manipulée par la femme de Villepin…  

29/01/2010

Amour, gloire et beauté

villepin.jpgL'affaire Clearstream, c'est une mini castagne sordide entre deux politiciens sans scrupules. Mais la saga Villepin-Sarkozy, c’est Amour, gloire et beauté. Des personnages forts, avides de pouvoir et d'argent, mariés à de ravissantes créatures, un fils époux d'une riche héritière, une fille mannequin, etc, etc, se croisent et se décroisent dans l’affrontement infini de deux clans qui se savent même plus pourquoi ils se haïssent. La politique, la vraie, étant quelque chose de très complexe, donc de très ennuyeux, les journaux télévisés passent et repassent en boucle les épisodes rebattus de ce feuilleton à l'américaine. L’objectif de cet engouement médiatique étant, ne l’oublions jamais, de distraire le bon peuple. Qui adore cela et qui attend la suite.

 

25/01/2010

Une info incroyable

nicolas-sarkozy.jpgC’est l’événement de l’année. De la décennie, peut-être. Toutes les radios, tous les journaux titrent sur cette incroyable information : ce soir, le président de la République va parler sur TF1. Si. Mobilisation générale : Sarko à la télé, franchement, cela n’arrive pas tous les jours ! Et attendez, ce n’est pas tout : il sera interviewé par la présentatrice de la première chaîne française. Si. Et encore plus fou, il répondra ensuite à des "vrais gens" – entendez : des non-journalistes – coachés par l’autre présentateur vedette de la même chaîne. C’est dingue. Je n'ose imaginer qu'en plus, il parle d’Henri Proglio, d’Haïti, des Antilles, des retraites et du chômage, ce serait absolument inouï !

01/12/2009

Sarko en 56è position

powerful-people_170x170.jpgPour le magazine américain Forbes, l’homme "le plus puissant de la terre" en 2009, est Barack Obama. Suivi du président chinois Hu Jintao. Puis de Vladimir Poutine. Chacun sait, bien sûr, que ce genre de classement est sujet à caution, mais il est significatif de noter que le pape Benoît XVI y figure en 11ème position, bien avant Angela Merkel (15ème), Gordon Brown (29ème), Ben Laden (37ème) et le Dalaï Lama (39ème). En recopiant cette liste, soudain, le journaliste français s’inquiète : et Sarkozy ? Ciel ! Aurait-on oublié Sarkozy ? Non, mais il n’est que 56ème ! Ces Américains sont décidément de grands enfants irresponsables qui ne comprennent rien au reste du monde.

 

11/11/2009

Sarko à Berlin ?

Sarko était-il à Berlin le 9 novembre 1989 ? Ou bien le 10, ou le 11, ou le 16 ? Franchement, on se contrefiche de la date ! Quelle pitoyable polémique - née d'une bêtise de l'Elysée et nourrie par quelques journalistes incultes - par rapport à la densité historique de cet événement inouï que fut la chute du Mur ! On dirait aussi que cela fait tache dans le paysage idéologique français : que Juppé, Sarkozy, Fillon, Madelin, Peretti, Léotard et bien d'autres "cadets de la droite" se soient précipités à Berlin pour voir de leurs yeux la première défaite du communisme depuis la guerre et les accords de Yalta, cela prouve qu'ils avaient compris, eux, que le sort de l'Europe venait de basculer. Faut-il rappeler les évidences ? A savoir que le chute du Mur a d'abord réjoui, excusez-moi, pardon, les gens qui se battaient contre le communisme, tout simplement ?

 

16/10/2009

Rama Yade a raison

Je ne sais pas si Rama Yade lit parfois mon blog, mais ses prises de position sur Roman Polanski, Frédéric Mitterrand, Benoît Hamon et Jean Sarkozy sont exactement celles que j'ai exprimées ici. A ceci près, bien sur, que je ne risque pas, moi, d'être viré du gouvernement pour lèse-majesté. Mais, enfin, quelles que soit les contorsions intellectuelles et morales auxquelles doivent se prêter quotidiennement les hommes et les femmes politiques, il leur faut bien, parfois, faire la part du simple bon sens. Si le jeune Sarko est régulièrement porté à la tête de l’Epad par les élus des Hauts-de-Seine, c'est leur affaire, mais il est évident que son père a commis une bêtise en le laissant conquérir ce mandat : à la première boulette du rejeton, c’est le président de la République, naturellement, qui en prendra plein la figure !

24/06/2009

Je ne m'appelle pas Mitterrand

Je m'interrogeais l'autre jour sur mes chances - assez réduites, il faut bien le dire - d'entrer au gouvernement. J'ai trouvé la raison pour laquelle je ne suis pas ministre : bon sang mais c'est bien sûr, je ne m’appelle pas "Mitterrand" ! Mais non, je blague, Charles... Disons-le tout net : l’idée de nommer Mitterrand le Neveu au ministère de la Culture est géniale. D’abord parce qu’elle évite d’y remettre Jack Lang. Ensuite parce que peu de gens savent que Frédéric est de droite : pour le monde entier, il est bel et bien le neveu de François Mitterrand, et cette ouverture-là, si elle est fictive, est la plus spectaculaire qui soit. Il ne reste plus à Sarko que de convaincre Danièle Mitterrand d’accepter une mission : pourquoi pas celle de Jack Lang à Cuba ?

28/05/2009

L'ombre du roi

Alex-dédic-Anne.JPGReçu Philippe Alexandre hier à Dijon, au Club des Ecrivains de Bourgogne. Le journaliste et sa compagne Beatrix de l'Aulnoit ont passé deux ans sur une bio d'Anne d'Autriche (chez Robert Laffont) qui se lit très facilement, et qui rappelle irrésistiblement la politique people d'aujourd'hui. La duchesse de Chevreuse, c'est Rachida Dati ; le Père Joseph, c'est Henri Gueno ; Montmorency, c'est DSK ; etc. Qui peut nier que l'héritage monarchique pèse lourdement sur la politique française ? D'ailleurs, coïncidence frappante, Le Point de cette semaine, à propos du fils de Sarko, titrait sur "Monsieur le Dauphin".

22/05/2009

Un président de droite

Claude Allègre au gouvernement ? L'idée plaît beaucup aux médias, qui adorent ce genre d'infos faciles. Après Kouchner, tout est possible. Pourquoi pas aussi Jacques Attali ? Ou, tiens, Philippe Val ? Ou Arlette Laguiller, aux personnes âgées ? Tout le monde trouve cela drolatique à souhait. Sauf, évidemment, tous ceux qui ont voté Sarkozy, soit un peu plus de 50 % des Français. Mitterrand avait déjà fait le coup à ses propres troupes, cela ne lui a pas porté chance. Le principe de cette arnaque politicienne est simple : il consiste à faire la nique aux gens qui ont voté pour vous (et justement pas pour les autres) en préférant promouvoir des gens de l'autre camp. Selon le Figaro, Sarko aurait déclaré : "Il y a des réticents ? Mais ce ne sont pas eux qui décident !" C'est juste. Ils ont seulement décidé, il y a deux ans, d'élire un président de droite. 

18/05/2009

Bayrou en embuscade

4-francois-bayrou.jpgRencontré François Bayrou sur le plateau d'I-Télé. Lu son livre, par curiosité. Bonne surprise : c'est très correctement écrit, c'est humain, c'est presque sincère. Sur le fond, c'est... centriste, rassurant et pas mal nostalgique. Bayrou, c'est un positionnement alternatif, un projet au cas où, une solution d'attente, une embuscade sur pattes. C'est simple et solide comme un vieux tracteur : en 2012, si le PS se racornit, il peut arriver au 2ème tour ; et si Sarko déconne, coiffer le sortant sur le fil. Et hop. Fastoche, comme stratégie !

 

06/05/2009

Putain deux ans

NS-Point.jpgDébat à l'emporte-pièce, ce soir, sur Canal +, entre Giesbert, Plenel et Barbier, à propos des deux ans de pouvoir de Sarkozy. Les médias adorent célébrer, sans raison, les anniversaires les plus insipides. En réalité, tous les prétextes sont bons pour parler de Sarko : c'est facile, c'est pas cher et ça rapporte gros ! En deux ans, les journalistes ont tellement focalisé sur Sarko qu'il n'y a plus d'actualité, désormais, qui ne procède de lui : sans Sarko, pas de Rachida, ni de Bayrou, ni de Tapie ! Ensuite, les trois compères l'ont reconnu : Sarko fait vendre un max. En positif comme en négatif. Il est "un régal pour la presse", laquelle serait prète, si on la laissait faire, à célébrer son anniversaire tous les jours !

04/04/2009

La faute de Villepin

J’ai du respect pour Dominique de Villepin, et même, je l’avoue, une certaine admiration. Je suis d’autant plus marri de le voir rejoindre Ségolène Royal et François Bayrou dans le club des DCNS (Détracteurs Compulsifs de Nicolas Sarkozy). Et, pis encore, de l’entendre dénoncer spectaculairement la politique étrangère du chef de l’Etat en l’accusant "d'amoindrir la voix de la France" le jour même où celui-ci défend les intérêts de notre pays, à Londres, à la réunion du G20. La jeunesse gauchiste de l’ancien premier ministre ne l’a donc pas dissuadé de "faire feu sur le quartier général" ? Est-ce la haine irrépressible qu’il éprouve pour Sarko qui a fait oublier à ce gaulliste qu’en remps de crise, une nation doit se rassembler autour de son chef ?

26/02/2009

Un banquier, un vrai de vrai !

Je ne connais le dénommé François Pérol ni des lèvres, ni des dents, et je me fiche complètement du devenir de la fusion entre la Caisse d’Epargne et la Banque populaire qu’il est censé présider. Mais je suis sidéré des attaques menées contre ce monsieur par Martine Aubry, François Bayrou et autres détracteurs compulsifs de Nicolas Sarkozy : pour éviter "pantouflage et corruption" (sic), plutôt qu’un homme qui a visiblement fait ses preuves et qui a sa confiance pour diriger la deuxième banque française en pleine tempête financière mondiale, le chef de l’Etat serait-il donc obligé de nommer à ce poste un banquier pur sucre, un vrai, avec parapluies dorés, bonus gigantesques, velléités de subprimes, incompétence notoire et aveuglement face à la crise ?

19/02/2009

Une idée révolutionnaire

J’ai une idée qui devrait révolutionner la vie politique française pour plusieurs années : sur les grands problèmes de l’heure, je suggère que les politiques, les observateurs et les journalistes se déterminent autrement qu’en fonction du jugement d'humeur qu’ils portent sur la personne de Nicolas Sarkozy. Par exemple : sur le retour de la France dans l’Otan, les uns et les autres se prononceraient en fonction du poids relatif de notre pays dans une Europe dont 22 pays sur 27 sont intégrés dans le commandement de l’Otan, et sur une analyse serrée de la vocation d’une Alliance Atlantique privée de son ennemi communiste depuis la chute du Mur de Berlin. Et non pas en fonction de leur opinion sur Sarko ou Carla. Chiche ! Elle n’est pas révolutionnaire, mon idée ?

08/02/2009

Right or wrong...

Vu Ripostes sur la 5, ce dimanche. Confusion générale, postures attendues, phrases coupées, interruptions grossières. Marre de tous ces débatteurs qui n’ont pour projet politique que la critique systématique de Nicolas Sarkozy. Marre de ces responsables syndicaux qui expliquent que, pour aider la France dans la tempête mondiale, on va refaire une grève générale. Marre de ces dirigeants socialistes qui n’ont toujours pas trouvé de meilleur argument, depuis deux ans, que la dénonciation du "bouclier fiscal". Jamais une nuance, jamais une réserve, jamais une idée neuve. La crise, connais pas ! Coupons la tête du roi ! Les Britanniques ont pour devise : "Right or wrong, my country”. Les Français, face à la crise, ont un principe : “Que Sarko ait raison ou tort, tapons sur Sarko !"

07/02/2009

51 % des Français

Selon un sondage CSA publié ce samedi dans le Parisien, 51 % des Français estiment que la politique de Sarkozy n’est pas "cohérente". Ils sont forts, les Français. Alors qu’aucun responsable politique ne sait où va le monde, alors que les experts sont dans le brouillard total, alors que les économistes s’étripent sur la façon de faire face à la crise, les Français, eux, estiment à 51 % que Sarkozy fait fausse route. Qu'il a tort. Que sa politique n’est pas "cohérente". Autant dire que son analyse n’est pas bonne. Il est nul, Sarkozy. Il se gourre. Il merde. Mais qui donc a élu un type aussi incompétent à la tête du pays ? En fait, on aurait dû élire à l’Elysée quelqu’un de plus "cohérent". On aurait dû élire 51 % des Français.