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27/04/2007

Pays de fous !

Retour de Rome. A l’aéroport, vite, les journaux. En voiture, vite, la radio. Et là, surprise ! Malaise et perplexité ! La France est-elle devenue folle ? Toutes les infos tournent autour de la tenue et de l’organisation du grand débat Royal-Bayrou. Je me pince pour y croire : n’est-ce pas Sarkozy qui est passé, dimanche ? N’est-ce pas entre Royal et Sarkozy qu’il va falloir choisir, au second tour de la présidentielle ? Cette histoire de débat Royal-Bayrou est totalement extravagante !
Il y a un pays encore plus fou que la France : en Pologne, la loi visant à extirper les racines du communisme va jeter dans les poubelles de l'Histoire... Bronislaw Geremek, un des hommes à qui ce pays, justement, doit d’avoir été libéré du communisme en 1989 !
Ou bien j'ai trop bu dans l'avion, ou bien le monde marche sur la tête.

24/04/2007

Le prix du titre pervers

Au concours du titre le plus pervers de la campagne électorale 2007, Le Monde risque fort de gagner le premier prix avec ce récent chef d’œuvre qui restera dans les annales :
L’ELYSEE SOUTIENT OFFICIELLEMENT SARKOZY MAIS N’EN PENSE PAS MOINS.
Le deuxième prix devrait être aussi remporté par Le Monde avec ce monument :
L’ETAT-MAJOR DE SARKOZY VEUT IGNORER LA MULTIPLICATION DES ATTAQUES DONT IL EST LA CIBLE.
Et c’est encore Le Monde qui devrait gagner le troisième prix avec ce bijou journalistique :
M. SARKOZY LAISSE SES RALLIES ET FIDELES REDOUBLER DE ZELE DANS L’ESPOIR DE POSTES AU GOUVERNEMENT.
Chapeau, les artistes. Mais la campagne n'est pas finie, et le concours reste ouvert…

18/04/2007

Motivation journalistique

Dans En Aparté, chaque jour sur Canal+, Pascale Clark organise une sorte de café du commerce réunissant quelques "polémistes", c’est-à-dire des journalistes qui ne connaissent pas les sujets dont ils parlent mais qui s’en indignent avec talent. Dans ce cadre-là, les confrères laissent leur déontologie au vestiaire et disent sans réserves, sauf quelques rares exceptions, tout le mal qu’ils pensent de Sarkozy. Comme Joseph Macé-Scaron, qui a expliqué aujourd’hui qu’il voterait contre Sarko parce que ce "malade", figurez-vous, l’a viré du Fig Mag il y a deux ans, ce qui prouve "qu'il est dangereux pour le pluralisme" ! Curieuse motivation pour un journaliste. Ho ! Joseph ! Tu te rappelles ce rédacteur en chef qui, ayant rencontré des embouteillages sur le chemin du bureau, a décidé de consacrer la cover de son magazine à la recrudescence des embouteillages ?

15/04/2007

Disproportionnelle

Ségolène Royal souhaite l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives, et tout le monde trouve cela très bien : plus de justice, plus de démocratie, davantage d'opinions représentées, etc. François Bayrou aussi, et depuis longtemps. Dominique Voynet également, sans ambiguité. Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, José Bové (et j’en oublie) exigent que la proportionnelle soit introduite, au moins en partie, aux prochaines législatives.
Mais qu’un proche de Sarkozy, avec prudence, à titre personnel, estime que, oui, peut-être, la proportionnelle, il n’est pas interdit d’y penser, etc, et tous les journaux s’enflamment : ce facho de Sarko sert scandaleusement la soupe à Le Pen !
Ben, les autres, y font quoi ?

20/03/2007

"N'ayez pas peur !"

Quand Sarkozy lance "N’ayez pas peur !" aux 10.000 jeunes venus l'écouter dimanche au Zénith, il a évidemment vu l’affiche qui, sur tous les murs de Paris, du bord du périph aux couloirs du métro, annonce le prochain spectacle de Robert Hossein sur Jean-Paul II.
L’affiche remet en mémoire la célèbre apostrophe du pape polonais, lancée de Rome le 22 octobre 1978 en direction de l’humanité tout entière. De quoi avaient peur les hommes de ce temps-là ? De la bombe, de la guerre, du progrès, de la science, de la maladie, du chômage, du lendemain, de l'avenir, de l’étranger, du voisin, de l’étranger, du cancer, de la mort, etc. Trois décennies plus tard, il faudrait ajouter : du terrorisme, du sida, des OGM, de la mondialisation…
A toutes ces peurs, Jean-Paul II opposait l’espérance en Dieu et la foi en l'Homme. Sarko aura du mal à faire mieux.

21/02/2007

L'infirmière et le commissaire

Ségo, lundi, sur TF1, a attiré 8,9 millions de téléspectateurs, Sarko en avait intéressé 8,2 millions. Bon. Plein de "vrais gens" ont pu s’exprimer : j’ai mal ici, je souffre là, j’ai besoin d’argent, ma fille déprime, mes parents vieillissent, etc. Bien. Quand c’est émouvant et participatif, c'est bon pour l'audimat.
Maintenant, ce qui serait bien, c’est qu’on commence à parler de la France. Et que les principaux candidats quittent, l’une sa blouse d’infirmière, l’autre son costume de commissaire de police, pour endosser enfin l’habit de chef d’Etat.
Pour cela, il ne serait pas absurde de les confronter à des journalistes capables de situer l'Iran et la Corée du Nord, sachant distinguer un sous-marin d’un porte-avion, et qui feraient passer leurs petits bobos et leurs problèmes familiaux après l'avenir du pays.

18/02/2007

La presse dans le collimateur

Difficile de défendre la presse, en cette période de dérapages quotidiens et d'hyper-sensibilité du public ! Deux exemples :
- Tous les journaux ont titré, en Une, sur la note des RG sur Bruno Rebelle, preuve que Sarkozy utilisait à son profit une "police politique" de nature totalitaire, etc, etc. Avez-vous lu, en Une des mêmes journaux, que la note des RG datait du gouvernement Jospin, que Rebelle avait finalement retiré sa plainte pour violation de la vie privée, et que l’indiscrétion venait d’un syndicaliste des RG militant à l’extrême-gauche ?
- Tous les journaux ont commenté l’interpellation de Sarkozy, sur TF1, le 5 février, devant 8 millions de téléspectateurs, par un rebeu victime de violences racistes de la part de CRS. Or, les accusations du type, qui n’a bizarrement pas porté plainte, n’ont pas résisté à l’enquête : tout porte à croire que c'était du pipeau. Qui l’a dit aux 8 millions de braves gens qui furent, à juste titre, indignés par ses propos gravissimes ?

03/02/2007

Les futurs ministres...

Qui sera ministre en mai 2007 ?
Si Sarko passe : Fillon, Bertrand, Hortefeux, Estrosi, Morano, Coppé, Frèches (José, bien sûr), Devedjian, Longuet, Barnier, Karoutchi, Boutin, Baroin, Rachida Dati, sont bien placés (Alliot-Marie étant candidate au perchoir). Et, après négociation : Bayrou, Morin, Leroy, de Sarnez (UDF), ainsi que Borloo (Rad).
Si Ségo passe, c’est plus compliqué puisqu'elle a annoncé, dans l’Express, qu’elle ne prendrait pas d’anciens ministres. Eliminés, donc : Lang (candidat au perchoir), Fabius, Strauss-Kahn, Bianco, Emmanuelli, Moscovici, Védrine ! Restent en piste : Ayrault, Dray, Montebourg, Rebelle, Peillon, Hammadi, Mignard et… Hollande. Alliés obligés : Taubira (MRG), Buffet (PCF), Voynet (Verts).
Faites vos jeux, les paris sont ouverts !

31/01/2007

Un scooter un peu trop bruyant

Les polémiques subalternes et les péripéties artificielles commencent à me gonfler. Je n’entends parler que du scooter du fils de Sarko, des bagarres internes au sein des RG, de la "bravitude" de Ségo et du mauvais canular de Gérald Dahan !
Je constate, en revanche : qu’aucun des principaux prétendants à l’Elysée n’était présent au sommet de Davos ; que l’Europe de demain se construit à Madrid sans la France ; qu’aucun candidat ne m’a encore expliqué comment il entendait résorber la dette.
Si Sarkozy progresse, c’est probablement qu’il est le seul à avancer des propositions pour remettre la France au travail, supprimer les droits de succession ou assouplir la législation sociale. Mais c’est encore bien peu…

29/01/2007

Et si elle s'effondrait ?

Et si Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn et Lionel Jospin avaient raison ? Et si Ségolène Royal était nulle ? Au moins, pas au niveau ? Les cafouillages, les bourdes, les erreurs et les approximations de la candidate socialiste commencent à s’accumuler. Les sondages vacillent un peu. Les médias font très attention de ne pas en rajouter. Les faux pas de Ségolène ont déjà remisé ses tailleurs blancs et son sourire immuable au rayon des accessoires de campagne. Ses adversaires, qui hurlent à l’incompétence et à l’imprévisibilité, le sentent bien, et sont tels des chiens de chasse avant la curée. Un rêve passe : et si Royal terminait à moins de 40 % ? Un cauchemar aussi : et si Le Pen la battait au premier tour ?
Attention, les gars. C’est bien de se disputer autour de Jaurès et de Camus, de se référer à Tocqueville et à Georges Mandel, de citer de Gaulle et Mitterrand. Mais n’oubliez pas de relire aussi La Fontaine !

15/01/2007

Sarko citant Jaurès...

Sarko citant Jaurès, j’ai bien aimé. Le même Sarkozy aurait pu citer, pour le fun, un autre grand homme de gauche critiquant la façon dont les partisans de Marie-George Buffet veulent redistribuer les richesses sans se donner les moyens de les produire : "Les communistes (…) se trompent. Leur répartition tue la production. Le partage égal abolit l'émulation. Et par conséquent le travail. C'est une répartition faite par le boucher, qui tue ce qu'il partage. Il est donc impossible de s'arrêter à ces prétendues solutions. Tuer la richesse, ce n'est pas la répartir. Résolvez les deux problèmes, encouragez le riche et protégez le pauvre, (...) en deux mots sachez produire la richesse et la répartir ; et vous aurez tout ensemble la grandeur matérielle et la grandeur morale ; et vous serez dignes de vous appeler la France !"
Qui a écrit cela ? Ni Fabius ni Strauss-Kahn : c’est Victor Hugo, dans les Misérables. En 1862.

14/01/2007

Un sacré sacre

Le "sacre" de Sarkozy. Quel journal français n’a pas titré sur cette formule facile, ce week-end, validant ainsi la spécificité monarchique de nos institutions ? Que ce sacre se déroule à la porte de Versailles, du reste, n’est pas anodin.
La France est une monarchie républicaine. Qui peut nier que de Gaulle et Mitterrand ont été des monarques ? Ils ont incarné la nation, protégé leurs sujets, défendu le territoire, garanti la justice. Ils n'ont pas guéri les écrouelles, parce que, depuis 1789, cela ne se fait plus. Pour être juste, cela ne se fait plus non plus dans les vraies monarchies : Espagne, Royaume-Uni, Luxembourg, Pays-Bas, Suède, Norvège, Danemark…
Sauf que dans les vraies monarchies, la situation est plus saine : c’est le premier ministre, réellement responsable devant le Parlement, qui gouverne ! Qu'en pense Madame Royal ?

05/01/2007

Oxymore de rire

La "rupture tranquille" de Sarko contre "l’ordre juste" de Ségo. Un oxymore de droite contre un oxymore de gauche. Cela ne fait plus rire personne. Toute campagne électorale, aujourd’hui, s’appuie sur des formules destinées à ratisser large.
Honneur aux grands anciens : en 1981, François Mitterrand avait été élu sur le slogan de la "force tranquille", imitant ainsi Valéry Giscard d’Estaing qui, en 1974, proposait "le changement dans la continuité".
En cette période de vœux, je souhaite qu’en 2007, le chef de l’Etat fasse preuve d’une détermination prudente, le gouvernement d’une audace courageuse, les policiers d’une fermeté souple, les juges d’une humanité inébranlable, les journalistes d’une rigueur imaginative et le pape d’un conservatisme innovant.

22/12/2006

TCS : tous contre Sarko !

Des différents dossiers préélectoraux publiés en cette fin d’année dans les journaux, il ressort : que la stratégie de Le Pen consiste à profiter de sa nouvelle respectabilité pour grignoter l’électorat de Sarkozy sur sa droite ; que Bayrou va profiter de ce harcèlement frontiste à droite pour tenter de séduire l’électorat centriste de Sarkozy ; que Philippe de Villiers attend que l’image de Sarkozy s’effrite pour récupérer les déçus du sarkozisme ; que Nicolas Dupont-Aignan entend détourner, à son profit, les gaullistes anti-européens du parti de Sarkozy ; qu'à l'extrême gauche, on incite les jeunes à s'inscrire sur les listes électorales "pour barrer la route à Sarkozy" ; que le seul moyen pour Ségolène Royal de gagner le second tour, c’est de rassembler tous les anti-Sarkozy.
Joyeux Noël, Nicolas.

21/12/2006

Chirac votera Sarkozy

medium_chirac.jpg Le pronostic vient de quelqu’un qui connaît très bien Ségolène Royal - son caractère, sa culture, ses pulsions, ses convictions : "Royal à l’Elysée, c’est Chirac en prison". Affirmation renforcée par la présence au côté de Ségo du député Montebourg, qui réclame depuis longtemps des poursuites judiciaires contre l’actuel président, et dont on chuchote qu’il pourrait devenir garde des Sceaux en cas de victoire de sa candidate...
L’intérêt de Chirac, c’est donc la victoire de Sarkozy. Forcément. Tôt ou tard, une négociation aura lieu entre les deux hommes - dans laquelle ni Villepin ni Alliot-Marie ni personne n’aura son mot à dire. Si les termes du contrat seront gardés secrets, le résultat ne fait pas de doute. On parie ?

17/12/2006

Les jeun's contre Sarko

Le PS met le turbo pour convaincre les jeunes de s’inscrire sur les listes électorales avant la fin de l’année. A la manoeuvre : Jack Lang, Cali, Joe Starr et les Guignols !
C’est que les moins de 25 ans, selon l'institut BVA, préfèrent nettement Ségo à Sarko : 34 % pour elle, 14 % pour lui (tous les autres étant loin derrière). Il se peut, en effet, que les jeunes électeurs fassent la décision. En 1974, Giscard avait battu Mitterrand de seulement 300.000 voix…
Curieux pays. Après avoir systématiquement bloqué, dans la rue, toutes les réformes destinées à améliorer leur sort (bac, universités, retraites, CPE, etc), les jeunes vont faire battre le seul candidat ayant un vrai projet pour les remettre au travail. Mais est-ce bien cela qu’ils souhaitent ?

16/12/2006

Bien entendu, c'est off...

Bien entendu, c’est off… L’ami Daniel Carton avait dénoncé avec brio, l'an dernier, la collusion quasi incestueuse entre les médias et les politiques. En bref : les lecteurs, auditeurs et citoyens lambda ne sont pas assez intelligents pour qu’on leur serve l’info au premier degré – comme le récent déjeuner de l’équipe d’I-Télé avec Sarkozy, place Beauvau, dont on trouve le compte-rendu sur le net, fait par le journaliste Laurent Bazin… mais censuré par la direction d’I-Télé !
Pourtant, lors de cette rencontre, Sarko a dit des choses intéressantes, genre : "C’est sociologique, chez vous, les journalistes : vous êtes 2/3 de gauche, 1/3 de droite !" Est-ce cette bouleversifiante révélation qui valait d’être interdite de diffusion ? Au risque d’accentuer la méfiance des susdits lecteurs, auditeurs et citoyens à l’égard d’une classe politico-médiatique coupée du réel ?

29/11/2006

Roule, pataquès !

Scoop bidon, collusion déplorable, fausse exclusivité, manips d’un autre temps. A droite, la campagne présidentielle commence par un joli pataquès ! Je résume. Un porte-flingue de Sarko et quelques directeurs de journaux de province, venus masqués, passent un deal foireux destiné à faire gagner des voix au premier, et des sous aux seconds. Objet : une interview clandestine de Sarkozy, avec embargo jusqu’à la sortie des rotatives. Une indiscrétion fait rater le coup tordu. Hurlement chez quelques confrères frustrés de ne pas être dans la combine. Hold up informatique réussi par un quotidien parisien (Libé). Hurlements chez les conjurés. Les agences balancent le copié-collé en expliquant qu’elles ont "réussi à se procurer le texte". Tant pis, celui-ci est imprimé ! Roulez, roulez, rotatives !
Ah ! J’oubliais le scoop si précieux, objet de ce peu reluisant micmac : Sarkozy sera candidat aux présidentielles. Si.

02/11/2006

Le punching-ball de Canal +

Vu, tout-à-l’heure, la matinale de Canal + , animée par un gars qui s’appelle Toussaint. En ce 2 novembre, je croyais que c’était une émission d’actualité ! J’ai vite déchanté en entendant l’animateur demander à son invité, le sénateur Karoutchi, si Sarkozy allait s’excuser pour avoir traité de "racailles" les jeunes délinquants des banlieues. Ledit Toussaint devrait actualiser ses fiches. Il saurait que depuis ce lointain épisode, Fabius les a traités de "salopards" et Rebsamen de "barbares".
Pas une séquence, pas une chronique, pas un sujet, sur Canal +, où l’on ne tape sur Nicolas Sarkozy. C’est le concept fédérateur, la cible commune, le bouc émissaire facile qui remplace le vieux punching-ball Le Pen sur lequel chacun venait se faire les poings depuis vingt ans.
Si Sarko n’existait pas, il n’y aurait pas de matinale sur Canal +.

15/10/2006

Debré, c'est Rantanplan !

Michel Debré, le rédacteur de la Constitution de 1958, avait veillé à bien séparer l’exécutif du législatif. C’est sûrement par étourderie que son fiston, président de l’Assemblée Nationale, s’en est pris aussi violemment, dans le JDD, au ministre de l’Intérieur, numéro 2 du gouvernement.
C’est plus fort que lui : il avait déjà démoli le premier ministre précédent à l’époque de la décentralisation. Il est comme cela, le fils à Debré : il ne peut s'empecher de tirer contre son camp et de balancer des exocets sur sa propre maison ! Jean-Louis Debré, c'est le Rantanplan de la droite.
En 2007, si Jacques Chirac n’est plus là pour l’imposer à ses pairs, sa carrière politique va se terminer très vite. Alors il s’énerve. Les journalistes adorent les politiciens fébriles, gaffeurs ou suicidaires. Qui osera dire à Debré que, s’il est régulièrement interviewé, ce n’est pas exactement pour la profondeur de ses analyses politiques ?