Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01/09/2016

La Constitution, on s'en tape !

egalité,constitution,bareigts,république,outre-merLa Réunionnaise Ericka Bareigts devient donc "ministre des Outre-Mer" (un pluriel qui, à lui seul, défie la République pour laquelle la Nation est "indivisible", mais passons). Elle met fin, par ricochet, à son étrange "secrétariat d’Etat à l’Egalité réelle" ...sans qu’aucun journaliste n’ait jamais fait remarquer, depuis sa création en février, que ce sous-ministère prodigieusement inutile était surtout une aberration constitutionnelle : l’ "Egalité réelle", c’est le slogan que la gauche de la gauche de l'été 1789 (Sans-culottes, Enragés, etc) avait inventé pour contester la trop bourgeoise Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Or celle-ci est, que je sache, la première référence du préambule de notre Constitution ! Oui, je sais, tout le monde s’en fout. Moi, pas.

03/04/2013

Cahuzac privé d'écharpe ?

 cahuzac-2.jpgAinsi François Hollande, Jean-Marc Ayrault et Harlem Désir ont décidé que Jérôme Cahuzac, le traître, le félon, le menteur, ne pourrait pas redevenir député dans le mois qui suit son départ du gouvernement, comme le prévoit pourtant la Constitution. Quelqu’un pourrait-il rappeler à ces jeunes gens que c’est le peuple qui désigne les députés, et non le pouvoir exécutif, à plus forte raison le parti politique au pouvoir ? En l'absence de toute condamnation judiciaire, c’est à ses électeurs de Villeneuve-sur-Lot de faire savoir à Cahuzac s’il doit ou non se démettre de son mandat. Je sais que les apparences sont trompeuses, mais la France est une République !

 

21/07/2008

Non à la réforme !

A une voix près, la réforme constitutionnelle a failli capoter. La France est ainsi faite : à chaque nouvelle réforme, ce sont les catégories qui vont en profiter qui hurlent, protestent, s’indignent, descendent dans la rue et font tout pour saboter le processus. De même que ce sont les étudiants qui torpillent la réforme des Universités, ce sont les députés PS qui cisaillent la modernisation de nos institutions politiques. Grogne artificielle, magouilles politiciennes, refus systématique, calculs électoralistes. Triste spectacle. C’est tellement facile de dire "non" ! Nos élus n’ont donc rien retenu en voyant sur leurs écrans, ces derniers jours, la hauteur d’Ingrid Betancourt, l’élégance de Bronislaw Geremek, la dignité de Nelson Mandela ?

21/06/2008

Les députés tirent la langue

Qui a eu l’idée bizarre d’inscrire le souci des langues régionales dans l’article 1 de la Constitution ? A quoi bon inscrire dans la Loi fondamentale de la République (qui stipule par ailleurs dès son article 2 que sa langue est le français) l’appartenance des langues régionales au "patrimoine" français ? Régionaliste je suis, mais je sais aussi les dangers que la mondialisation fait peser sur un pays comme le nôtre, lequel se fondrait vite dans un grand machin mercantile et américanisé s’il n’avait quelques atouts : son histoire, ses paysages, ses vins, sa gastronomie, et, avant tout, sa langue. Tout ce qui affaibli la langue française, pilier de notre unité nationale, est suspect. Je propose donc, au lieu de sacraliser ainsi le basque, le catalan et le corse, d'introduire dans la Constitution l'obligation d'enseigner l'orthographe dans toutes les écoles de la République !

24/11/2007

Sarko monarque ou arbitre ?

Six mois, six jours et six heures après l’entrée de Sarkozy à l’Elysée, j’ai animé jeudi soir une conférence-débat sur les institutions, à Sciences Po Dijon. Invité : le professeur Claude Patriat, dont le livre L’Annonce faite à Marianne, paru en avril, était prémonitoire : le nouveau président est-il un monarque, un chef de parti ou un arbitre ? Que reste-t-il de la Constitution de 1958 ? Quid de la fonction de premier ministre sur laquelle reposaient, de Montebourg à Bayrou, les projets de VIè République ? La moitié des étudiants de l’IEP Dijon sont des étrangers. Ils ont du mal à comprendre ces Français prisonniers de leurs archaïsmes révolutionnaires, qui ne pensent qu’à tripatouiller leur Constitution et à couper la tête de leurs dirigeants !

29/05/2007

Président ou chef de parti ?

Nicolas Sarkozy fera ce soir au Havre ce que Valéry Giscard d’Estaing avait fait en 1978 à Verdun-sur-le-Doubs : il invitera les Français, convoqués aux urnes les 10 et 17 juin, à faire le "bon choix" en envoyant à l'Assemblée nationale une majorité de députés qui appliqueront sa politique. Sarko ne veut pas cohabiter avec un premier ministre nommé François Hollande, c'est humain.
Est-ce le rôle d’un président de la République ? Celui-ci doit-il être plutôt un monarque, un arbitre, un chef de parti ? Quel est son véritable pouvoir, en vertu de la Constitution ? A ces questions, qui furent au cœur du débat sur la VIème République lors des présidentielles, le professeur Claude Patriat, de l'Université de Dijon, répond avec clarté dans un petit livre que je vous conseille : L’Annonce faite à Marianne, publié aux Editions de Bourogne. Bonne lecture !