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10/11/2011

Le syndrome du "Titanic"

titanic.jpgQuelle affaire ! Baroin, fatigué, a dit une bêtise : la gauche n’est pas arrivée au pouvoir en 1997 "par effraction", bien sûr, mais "par surprise", à cause d’une grosse boulette de Chirac. Bon. Franchement, on s’en tape le coquillard. Ces hourvaris indignés, ces polémiques à ressort, ces effets de manche ridicules, ces gros titres dans la presse, quelle farce ! On prend la pose, on s’étourdit, on fait mumuse pour oublier les vrais sujets à traiter. Cela me rappelle un épisode précis de notre histoire : vous vous rappelez, le Titanic, quand les grands-parents de tous ces gens-là dansaient sur le pont arrière ?

03/11/2011

L'inconnue présidentielle

boulle-de-cristal.jpgL’avenir n’est inscrit nulle part. La crise financière mondiale, mine de rien, est en train de changer complètement la donne électorale française. Déjà les lieutenants de François Hollande ont fait savoir que le programme du PS était à jeter aux orties, avec les 35 heures, la retraite à 60 ans et tout le toutim. La campagne de 2012 ne se fera pas sur des promesses intenables, ni sur des clivages dépassés. Elle dépendra du sort de l’Europe, de l’euro, de la Grèce, des banques, etc. Sarkozy, Hollande, pour quoi faire ? C’est la première fois qu’on va choisir un président sans savoir, du tout, ce qu’il fera quand il sera élu !

02/11/2011

Référendum à la grecque

grece.jpegQue l’on consulte le peuple dans le pays qui a inventé la démocratie, c’est la moindre des choses. Mais l’expérience ayant montré que le peuple n’était ni informé ni raisonnable, la démocratie est devenue "représentative". Celle-ci repose sur l’idée que les élus du peuple sont mieux informés et plus raisonnables que le peuple lui-même. Le problème, c’est que les élus, pour rester à la tête de ces démocraties "représentatives", ont dépensé sans compter, pendant des décennies, l’argent du peuple. Maintenant que celui-ci est ruiné, est-il bien utile d’organiser un référendum pour savoir ce qu'il en pense ?  

13/08/2011

Les élus serrent les fesses

crise.jpgOn sent bien que c’est grave, qu’une vraie crise menace. On réalise que les responsables politiques, de Washington à Paris, n’ont cessé de dépenser inconsidérément un argent qui n’était pas le leur, et qu’ils ne savent pas comment le rembourser ; que chaque dirigeant public ou privé serre les fesses en espérant que l’explosion interviendra après son propre départ en retraite ; et qu’aucun élu, de gauche ou de droite, ne peut reconnaître cette impéritie générale sauf à être battu aux prochaines élections. La campagne de 2012 ne sera peut-être pas aussi rigolote qu’on l’espérait.

12/01/2011

Une émission désespérante !

Fric,etc.doc.jpgL’émission  Fric, krach et gueule de bois, hier soir, sur France 2, a dû définitivement casser le moral à quelques millions de téléspectateurs. En gros, c’était bien mieux avant, dans les années 50, mais maintenant c’est foutu : Reagan, Thatcher, Mitterrand et les golden boys ont détruit les houillères et l’ascenseur social, la chute du Mur a déstabilisé le monde, et aucun Etat n’empêchera les Chinois de casser les prix du marché. Absolument désespérant ! Tout comme, après le film, le syndicaliste marxiste qui veut tout faire péter, ou la lycéenne socialo qui milite pour que Sarko gicle en 2012. Hé ! Ho ! Et si on imaginait l’avenir ? Et si on construisait un monde meilleur ? Et si on créait quelque chose ? Et si on réussissait chacun sa vie ?

28/05/2010

La crise arrive !

courbe d.jpgDiscuté avec l'ami Robert Hossein, hier soir, en allant voir Dominici au Théâtre de Paris (excellent Pierre Santini, soit dit en passant) : le monde du théâtre est très inquiet en constatant, depuis la rentrée de Pâques, une chute sensible des entrées un peu partout. Et pas seulement à cause des grèves. Dans la même veine, lu ce week-end dans mon journal local : dans l’Yonne, où j’habite, la fréquentation hôtelière a baisse de 4,3 % la saison dernière, et de 13,5 % pour la clientèle étrangère ! Dans la même série, lu dans Livres Hebdo de cette semaine : toutes les ventes de livres sont en baisse de 4,5 % au premier trimestre 2010, y compris les documents et la BD. Et si la crise, la vraie, celle qui va faire mal, était devant nous ?

 

04/06/2009

Le temps des cerises

Cerises09.JPGC'est un vrai événement dans l'Yonne, qui en produit beaucoup : 2009 est une année "à cerises". Rarement les cerises ont été aussi belles qu'en ce printemps. On les admire, on les cueille, on les offre, on les mange, on en fait des tartes. On se régale et on en oublie la crise. Crise, cerise : une lettre de plus, un "e" minuscule et subreptice, un rien, et toute la vie prend des couleurs. En attendant les groseilles, puis les prunes, puis les poires, puis les pommes... Une question, quand même : pourquoi, alors que jardins et vergers regorgent de cerises rouges, croquantes et sucrées, les magasins du cru vendent-ils de mauvaises cerises à 4,5 euros le kilo ?

03/04/2009

Enfin une bonne nouvelle

G20.jpgAvec un peu de chance, la troisième guerre mondiale n’aura pas lieu. Voilà la leçon à tirer de la réunion du G20. Depuis que le monde est monde, les tribus puis les nations ont réagi aux dangers et aux crises en se repliant sur elles-mêmes, en dressant des barrières entre elles, puis en se faisant la guerre. Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, et deux mille ans après que le christianisme eut inventé le bien commun universel, les dirigeants de la planète ont décidé qu’on pouvait peut-être, tous ensemble, éviter l'engrenage de l’apocalypse. C’est ce qu’on appelle un progrès.

26/02/2009

Un banquier, un vrai de vrai !

Je ne connais le dénommé François Pérol ni des lèvres, ni des dents, et je me fiche complètement du devenir de la fusion entre la Caisse d’Epargne et la Banque populaire qu’il est censé présider. Mais je suis sidéré des attaques menées contre ce monsieur par Martine Aubry, François Bayrou et autres détracteurs compulsifs de Nicolas Sarkozy : pour éviter "pantouflage et corruption" (sic), plutôt qu’un homme qui a visiblement fait ses preuves et qui a sa confiance pour diriger la deuxième banque française en pleine tempête financière mondiale, le chef de l’Etat serait-il donc obligé de nommer à ce poste un banquier pur sucre, un vrai, avec parapluies dorés, bonus gigantesques, velléités de subprimes, incompétence notoire et aveuglement face à la crise ?

15/02/2009

Où sont les élus ?

Ecouté sur Europe 1 le président du Sénat, Gérard Larcher, pendant une heure d’horloge. Une heure de langue de bois. De poncifs, de conformismes, d’esquives. Une heure de "faut réfléchir", "on y travaille", "faut dialoguer", "on doit veiller à", "faut écouter les gens", "parlons-nous", "nous prendrons des initiatives", etc. Un festival d’impuissance et d’inanité. Larcher n'est pas plus mauvais qu'un autre : il est très représentatif d’une grande majorité d’élus dont, en Guadeloupe ou ailleurs, l’inaction est spectaculaire, et le silence, assourdissant. Mais par quel miracle tous ces braves gens, le plus souvent fonctionnaires ou retraités (et que leur mandat, pour beaucoup, a placés définitivement au-dessus du besoin), deviendraient-ils des responsables actifs, dynamiques, ayant du courage et des idées neuves ?

10/12/2008

Faire face à la crise

Novelli.jpgA Auxerre, lundi, le ministre Hervé Novelli planchait devant quelques centaines d’entrepreneurs. Thème : comment faire face à la récession. Que du concret : les délais de paiement, l’innovation, le soutien aux PME, la lutte contre la contrefaçon, les remboursements de TVA, les nouvelles facilités pour créer sa boîte sans être asphyxié par le fisc et l’administration, etc, etc. Si l’on veut bien admettre que les entreprises constituent le seul outil d’un pays pour créer des richesses et des emplois, le propos de Novelli est essentiel, capital ! Mais pourquoi aucun des sujets qu’il traite n’est jamais développé à la télé ? Ce serait tellement plus intéressant que le mode de nomination du président de France Télévisions !

03/12/2008

"Subprimes" à la mode de chez nous

Nous, les Français, on n'est pas des Américains ! On n'a pas laissé nos banques exploiter le petit peuple, on n'a pas de subprimes, on n'est pas comme ça ! Le discours de nos banquiers et de nos politiques est aussi rassurant que prétentieux. J'ai passé ma matinée au tribunal d'instance de Dijon : dans le froufrou des robes d'avocats et le va-et-vient des plaignants, une litanie emplissait la salle : "Affaire Cofidis contre Pierre Dupont", Affaire Société générale contre Jules Durand", "Affaire Crédit immobibier contre époux Dubois", "Affaire Caisses d'Epargne contre Paul Dugenou", etc, etc. Je ne sais pas si on a évité le pire en ne se laissant pas submerger par les crédits toxiques, mais il y a beaucoup de Français qui sont tombés dans le piège du surrendettement !

19/11/2008

La crise arrive

Chez moi, en Puisaye, on serre les fesses. Insidieusement, la crise se rapproche. Un peu comme la peste au moyen âge. Il suffit d’ouvrir les oreilles en traversant mon chef lieu. A la banque, on me dit que l’activité a très fortement diminué dans le canton. Ici, 104 licenciements dans une boîte moyenne. Là, deux fermetures de magasins. Il n’y aura bientôt plus aucun hôtel en milieu rural. Au café, le patron explique que les gens ne viennent plus prendre l’apéro. Tel restau d'un village voisin ne tient qu'en payant au black. Sur le marché de Charny, les clémentines à 5,60 euros n’intéressent plus que les bobos en week-end. Le Netto, en revanche, voit sa clientèle augmenter. Des petits riens. Si la tendance se confirme, l’hiver risque d’être rude, et l’année 2009 plus dure encore…

13/10/2008

Une crise de droite ?

La crise financière a au moins un avantage : elle contribue à extirper la politique française de l’ornière où elle est toujours enlisée : le sacro-saint "clivage gauche-droite". Rappelez-vous ce que disait le philosophe Alain : "Lorsqu’on me demande si la coupure entre la droite et la gauche a encore un sens, la première idée qui me vient est que l’homme qui pose cette question n’est certainement pas un homme de gauche". Eh bien, aujourd’hui, c’est l’inverse. L’homme de gauche s’affirme de gauche, surtout sur une tribune ou devant une caméra, alors que l’homme de droite s’en tamponne le coquillard. Les temps changent. L’ami Jean Boissonnat l’avait déjà noté : "Est de gauche, d’abord, celui qui ne veut pas qu’on le dise de droite".

06/10/2008

Des sous pour ma banque !

Quoi de plus agaçant que de voir mes impots servir à renflouer des banquiers qui ont mal fait le boulot pour lequel ils se paient au delà du raisonnable ? Quoi de plus risible que de voir tous ces Etats libéraux sauver les banques privées à coup d'argent public ? Et pourtant, le seul moyen d'éviter le blocage de l'économie est d'empecher le gel des liquidités qui la font marcher. Les politiques sont piégés. Les banquiers sont peinards. J'adore cette citation du premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker dans une interview à la Croix de ce week end : "J'ai pour le métier de banquier exactement la meme considération que les banquiers ont pour le mien, c'est-a-dire proche de zéro".

04/10/2008

La faute à Sarko

Jusqu’à présent, je tenais Martine Aubry pour une personne intelligente et honnête – autant dire qu’elle était à mes yeux, dans le monde politique, une sympathique exception. Patatras ! L’approche du congrès de Reims l’a plombée, elle aussi. Hier, à la télé, je l’ai entendue proférer, très colère, cette accusation aussi définitive qu’imbécile : "Sarkozy a provoqué la récession !". Faut-il croire que Madame Aubry ne lit jamais un journal, n’écoute jamais la radio, ne voyage jamais à l’étranger, ne rencontre jamais un chef d’entreprise ? La maire de Lille passerait donc son temps cloîtrée dans son bureau, sans aucun contact avec le reste du monde ? Ou bien, hélas, elle est comme la plupart de ses petits camarades de jeu : démagogue, désinvolte et irresponsable. Dommage.

20/09/2008

Des cracks face au krach

La crise financière internationale, qui pèse sur notre économie comme un gros orage qui menace d’éclater, est un sacré révélateur de la fragilité du politique. Au moment où la Maison Blanche injecte 1 700 milliards de dollars d’argent public (!) pour soutenir l’activité des banques privées, les échanges d’arguments simplistes entre McCain et Obama font froid dans le dos. Et chez nous, où l’on croit toujours que la gauche ferait mieux que la droite, et réciproquement ? Franchement, combien de candidats ou sous-candidats à la direction du PS seraient capables de piloter le pays en cas de krach général ? Combien de candidats aux sénatoriales, demain, comprennent quoi que ce soit à l’économie ? Or, dans cette partie qui les dépasse, c’est bien notre avenir de citoyens qui se joue !