Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

16/11/2007

Des privilèges ? Quels privilèges ?

05c6b492b36a212450b18f74875ccba8.jpg"Nous faisons un travail pénible, nous n’avons pas de privilèges" : les syndicalistes cheminots, visiblement, ont du mal à convaincre ! L’explorateur Jean-Louis Etienne s’étonnait hier, sur le plateau de Frédéric Taddéi, que les voitures de 1ère, dans le TGV, soient surtout occupées par des cheminots en mission, en déplacement syndical ou en RTT. Tous les usagers du train le savent bien. Tiens, je vais vous faire un aveu : moi-même, à une époque de ma vie, j’étais l’amant d’une cheminote : eh bien je voyageais gratuitement en 1ère, comme toute sa famille (carte ci-dessus). Et je vous jure que c’était pénible… d’entendre pendant tout le trajet les conversations des cheminots en vadrouille !
On n’écoute pas assez les explorateurs.

11/11/2007

Les cheminots entrent en scène

a4e0770677c93681529d812ef586a408.jpgLes premières victimes des grèves de transports, ce sont les intermittents du spectacle. Les théâtres parisiens se remplissant surtout de nombreux groupes venus de toutes les provinces, il n'y rien de mieux pour vider les salles - j'en veux pour preuve le Palais des Sports de la Porte de Versailles - qu'un désordre dans les transports.
Les spécialistes savent que des centaines de comédiens et de techniciens vont se retrouver au chômage dans les semaines qui viennent. Dans l'indifférence générale. Mais a-t-on jamais vu un syndicaliste de la Sncf s'intéresser au théâtre ?
Le pire, c'est que tous ces intermittents, quand ils seront au chômage, s'en prendront... à Sarkozy ! Rideau !

09/11/2007

Une grève "reconductible"

Ho ! Les cheminots ! Faut pas nous prendre que pour des billes ! Choisir de démarrer une grèce "reconductible" un mercredi, c'est jouer les prolongations minoritaires jusqu'au week-end avant que les camarades enseignants et fonctionnaires prennent le relais le lundi et le mardi : cela fera bientôt un siècle qu'on sait que c'est la bonne stratégie pour bloquer le pays en espérant de provoquer une vraie crise. Et cela, bien sûr, n'a rien à voir avec les régimes spéciaux, la pénibilité du travail, la loi Pecresse et autres fadaises. Si les médias entretiennent le flou, espérons au moins que le gouvernement l'a compris. Et qu'il va faire un peu de politique...

26/09/2007

Les privilèges des cheminots

469d23db8223307211d8a6d2cc43bc90.jpgQuand les syndicats s’indignent parce que le gouvernement ne veut pas faire traîner les négociations sur les "régimes spéciaux", ils se moquent du monde. Découvrent-ils le sujet ? N'ont-ils jamais encore réfléchi à la question ?
Dans la petite biographie d’Alfred Grévin qu’il a publiée cette année aux Editions de Bourgogne, l’historien Jean-Pierre Fontaine raconte que le futur dessinateur (et fondateur du célèbre musée éponyme) commença sa carrière aux "chemins de fer" à Tonnerre en 1851. Privilège particulièrement envié à l’époque : les employés du "chemin de fer" bénéficiaient notamment... d’une caisse de retraite spéciale pour la vieillesse des cheminots !

12/12/2006

Attention au départ !

Il y a une activité ferroviaire que les grèves de train n’interrompent pas, ce sont les sympathiques articles célébrant presque quotidiennement, dans la presse locale, les départs en retraite des agents de la SNCF. En général, 60 lignes et une photo, laquelle montre, en pleine force de l’âge, parfois avec de jeunes enfants sur les bras, un jovial "contrôleur technique infrastructure mouvement" ou une charmante "chef de bord moniteur principal" qui déclare, la larme à l’oeil, qu’il ou elle va désormais s’adonner "au vélo, au bricolage, au jardinage, et à sa petite famille". Ils ont 50, 53, 55 ans. Tous, sans exception, ont moins de 60 ans.
Tant mieux pour eux. Sauf que la SNCF ne pouvant suffire à financer les "régimes spéciaux" de ses 298.000 retraités, l’Etat lui verse pour cela 2,7 milliards d’euros par an. Et que l’Etat, c’est moi.

09/12/2006

Les grèves d'hiver

On sent que l’hiver approche à ce genre de détails : les trains sont en grève. Comme tous les ans, la SNCF passe, le 15 décembre, aux horaires d’hiver. Comme tous les ans, les syndicats de conducteurs rouspètent. Et cessent le travail.
Pour rester objectif sur le sujet, je m’en tiendrai au "courrier des lecteurs" de Libération de ce matin. Le ton général est stupéfiant : "Bande de fainéants !", "Vivement la privatisation de la SNCF !", "Marre de ces privilégiés !", "Assez de corporatisme !". Enervés, les lecteurs de Libé ! Parfois, timidement, un agent de la SNCF se glisse dans ce concert d’invectives : "C’est pas nous, c’est les conducteurs !" Les conducteurs, vous savez, ceux qui cumulent les primes, prennent leur retraite à 50 ans, etc, etc.
C'est un comble : même les lecteurs de Libé et les autres cheminots trouvent qu’ils commencent à bien faire !

07/11/2006

Bizutage cheminot

C’est une sympathique et innocente tradition cheminote : on salue toujours l’arrivée d’une nouvelle présidente à la tête de la SNCF par une bonne grève générale d’une journée, et puis, après avoir jeté par dessus l’épaule quelques millions d’euros, hop, on chante en chœur : "Elle est des nô-ôtres, elle a eu sa grèv' comme les au-autres !"
Personne ne sait pourquoi les syndicats CGT, SUD, FO, CFE-CGC, CFTC et FGAAC bloquent le pays aujourd’hui. On sait seulement qu’Anne-Marie Idrac les a accusés, l’autre jour, d'avoir une culture politique datant "d’avant la chute du mur de Berlin", et qu’il est impossible, quand on s’appelle CGT, SUD, FO, CFE-CGC, CFTC ou FGAAC, de laisser passer une si inqualifiable provocation.
Et pour bien montrer que non, les syndicats de cheminots ne sont pas "archaïques", allez, hop, tout le monde en grève !

07/08/2006

L'évêque rue dans les brancards

L’évêque de Lourdes ne décolère pas contre la Sncf. Depuis le début de l’été, il se bat comme un diable contre un service public incapable d’assurer décemment le transport des milliers de pèlerins qui vont prier la sainte Vierge, le 15 août, devant la grotte de Massabielle.
Légitime, la colère du prélat : quand vous remplissez un train avec des centaines de personnes âgées et de malades avec fauteuils roulants, piles de brancards et compartiments médicalisés, vous avez envie de connaître l’horaire de votre train avant la veille du départ ! Et de savoir si le train du retour existe ou non ! Les vieux et les grabataires ne se transportent pas comme des bestiaux. Surtout par temps de chaleur, ces voyageurs-là s’obstinant à célébrer le 15 août en plein été !
Silence des cheminots, occupés à vénérer saint Congé Payé et sainte RTT. L’évêque de Lourdes se sent bien seul. Il ne doit pas s’attendre à ce que la nouvelle patronne des chemins de fer fasse une apparition. Sauf miracle.

25/07/2006

La SNCF communique

A chaque fois que j’emmène mon fils à la gare la plus proche de mon domicile bourguignon, j’ai envie de conseiller à la nouvelle patronne de la Sncf, Anne-Marie Idrac, de se rendre incognito dans ma province pour y prendre des trains pourris, sans clim, aux horaires élastiques, dans des gares désertes où un guichetier revêche vous explique qu’il n’a pas d’information sur le retard du prochain train, vu qu’il n’a pas de téléphone portable !medium_Gare-1.jpg
Avec les millions d'euros qu'ont coûtés le nouveau logo de la Sncf (totalement inutile), la campagne télé où la Sncf explique qu’elle a des "idées d’avance" (surréaliste), sans oublier l’actuelle pub radio où Fabrice Luchini conseille de prendre la première classe à ceux qui se préoccupent de leur "bien-être" (un comble), combien aurait-on pu remplacer de vieux autorails poussifs ? Combien de téléphones portables aurait-on pu enfin payer à leurs conducteurs afin que les usagers soient informés de leurs retards ?