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03/06/2011

Une info historique

Pinon.JPGLu dans une station-service de Dijon La Gazette de Côte d’Or, un hebdo local qui propose une longue interview politique (deux pages) d’un certain Claude Pinon, que j’ai connu naguère président du groupe communiste au Conseil régional, et qui a disparu de la circulation. Thème de cet entretien capital, décisif, que dis-je, historique : le dénommé Pinon ne votera pas pour Jean-Luc Mélanchon en 2012. Si. Tel que. Je vous jure. Incroyable, non ? C’est écrit dans la Gazette de Cote d’Or. Sur deux pages. Ho, les confrères ! Dijon n’est pas une ville passionnante, certes, mais quand même : n’y a-t-il vraiment pas de personnalités plus intéressantes à interviewer en Bourgogne ? 

31/03/2011

Pierre Assouline à Dijon

 

Assoul-dédic-1.JPGLes biographes ne sont pas des écrivains comme les autres. Pierre Assouline nous en a livré témoignage hier soir, à Dijon, où il était l’invité du Club des Ecrivains de Bourgogne (une belle soirée : 140 personnes, 40 livres dédicacés). Quand on s’est nourri d’une dizaine d’enquêtes sur les vies de Marcel Dassault, Albert Londres, Simenon, Hergé, etc, etc, pourquoi se lance-t-on dans la quête de Job sur son fumier ? Vies de Job (Gallimard, 2011) est-elle la biographie des biographies, ou, sans le dire, une ébauche de celle du biographe lui-même ? Pierre, tu nous as passionnés et émus. Merci et à bientôt !

26/01/2011

Hélène Grémillon à Dijon

HGrem-dédic-1.JPGTrès jolie soirée, hier, à Dijon, où le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait Hélène Grémillon : 32 ans, un premier roman intitulé Le confident retenu pour le Goncourt des lycéens et en traduction dans 15 pays. La jeune romancière - compagne de Julien Clerc - est fraîche, intelligente, sincère, solide. Une personnalité attachante, un talent à suivre. Elle a  impressionné et charmé le public. Son livre est bien construit, l’intrigue est ciselée, le style est précis et limpide, on se fait prendre et on va jusqu’au bout avec plaisir. Merci pour cette rencontre, Hélène, et bon vent !     

24/10/2010

La guerre des médias

Le-bien-public.jpgDijon est une petite ville de province pépère, tranquille : qui peut imaginer que s’y déroule une véritable guerre des médias locaux ? Le groupe Ebra, propriétaire du magazine En Bourgogne, est attaqué en justice par Bourgogne Magazine pour concurrence déloyale ; la Gazette de Dijon a essayé, en vain, d’avoir la peau du rédacteur en chef du Journal du Palais ; le quotidien Le Bien Public attaque méchamment en justice le web-journal Dijonscope ; l’ébauche de télé locale VooTV est accusée de gaspiller les centaines de millions d’euros qu’elle touche en subventions ; le tout sur fond de guerre des loges et de cantonales serrées en 2011. Dijon, c’est Bagdad ! Mais que font les Américains ? 

01/05/2010

Des écrivains et leur public

30-4-salle.JPGVendredi, à l’hôtel La Cloche de Dijon, le Club des Ecrivains de Bourgogne présentait trois livres récemment publiés par ses membres (Lucette Desvignes, Pierre Fyot et Marie-Thérèse Mutin), ce qui a donné lieu à des échanges très sympathiques avec un public de fidèles (150 personnes). Entre les débats, une douzaine d’auteurs, membres du club, ont dédicacé leurs ouvrages (Didier Cornaille, Jean-Pierre Soisson, Michel Lagrange, Daniel-Henri Vincent, Claudine Vincenot, etc) avant le verre de l’amitié (un Clos des Moines 2006). Un moment de qualité. Du talent, mais pas de prise de tête. Le bonheur d’écrire, de lire, d’échanger. On recommencera !

26/04/2010

Panique à Dijon

Vendredi, 12h30. Un court-circuit met le feu au câblage d’une petite armoire électrique au sud de la gare de Dijon. Les pompiers, vite prévenus, n’ont mis que quelques minutes pour éteindre les flammes. Mais ils ont dû couper le courant pour sécuriser leur intervention. Du coup, l’ensemble de la circulation ferroviaire et routière a été perturbé. Trains bloqués en gare ou en rase-campagne, etc. Le courant a été rétabli à 14h10, mais à 19h, seulement 70 % du trafic Dijon-Paris avait repris. Des TER ont été supprimés, des cars ont été envoyés pour acheminer les naufragés du rail. Des TGV Paris-Lyon-Marseille ont accusé jusqu’à deux heures de retard. Il paraît qu’au Kremlin et au Pentagone, on a failli déclencher l’alerte atomique maximale…

18/02/2010

Jean-Claude Carrière à Dijon

JCC-Bouteille-1.JPGDélicieux Jean-Claude Carrière ! Hier soir, à Dijon, dans le cadre du Club des Ecrivains de Bourgogne, l’écrivain et scénariste a conversé avec un peu plus de cent personnes (malgré le manque de relais des pouvoirs publics locaux et une erreur de date dans le journal local !). Son dernier roman, Le chèque (éd. Plon), fut le prétexte à un bavardage subtil et chaleureux avec cet homme dont les parrains s’appellent Luis Bunel, Jacques Tati, Milos Forman, Peter Brook, et qui a signé quelque 150 scénarios, essais, adaptations, pièces de théâtre, dialogues, parmi lesquels nombre de chefs d'oeuvre et… une autobiographie intitulée Le vin bourru ! Merci Jean-Claude, vous serez toujours le bienvenu en Bourgogne !

06/02/2010

Une autoroute fantôme

Il y a à Dijon une autoroute qui arrive directement de Lyon, Mâcon, Beaune, ou Besançon, et qui s’arrête tout net devant une zone commerciale. Une dérivation, une barrière, trois tas de sable, et basta. Pour Paris, démerdez-vous, passez par le centre ville ! Depuis 25 ans, ce blocage surréaliste complique la circulation, provoque des bouchons aux heures de pointe, etc. Irresponsabilité des fonctionnaires, incompétence des élus locaux : l’impéritie des uns et des autres est abyssale. Or, miracle, le chantier avait repris en 2007. On annonçait même le raccordement tant attendu pour 2012. Et patatras ! La cour administrative d’appel de Dijon, saisie par des riverains hostiles au projet, vient d’ordonner, pour vice de forme, l’arrêt des travaux. Au mépris total de l’intérêt général. Les Dijonnais sont ulcérés : le chantier sera-t-il à nouveau bloqué pour 25 ans ?

14/11/2009

Communisme pas mort

Faucille-Marteau_vignette.jpgCommunisme pas mort. Au Festival du film historique de Pessac, j’ai croisé Jack Ralite, Claude Cabanes, Alain Bocquet et quelques autres éminents notables marxistes-léninistes employés à... réécrire minutieusement l’histoire de la chute du Mur, ce détail de l'histoire. De retour en Bourgogne, je lis dans le journal Dijonscope cette perle d’un des dirigeants communistes locaux : "Ce n’était pas la chute du communisme, mais la chute du stalinisme !" Et comme si cette grandiose absurdité historique ne suffisait pas, le camarade Claude Pinon (c’est son nom) ajoute sans rire : "L’avenir est au communisme, au bonheur des hommes !". Je précise que l’auteur de cet enthousiasmant projet politique est vice-président du Conseil régional, adjoint au maire de Dijon, etc, etc. Et c’est avec cela que le Modem fait désormais alliance ? Lecanuet, reviens, ils sont devenus fous !

 

13/10/2009

Cumul des mandats (suite)

bien public.JPGUn ami journaliste du Bien Public m’envoie une interview de François Rebsamen sur le cumul des mandats. Sa position est claire. Le sénateur-maire de Dijon est un des plus chauds partisans du non-cumul des mandats tel que 72 % des militants socialistes l’ont voté le 1er octobre. Notamment, précise-t-il, pour les… députés, qui ne devraient pas détenir, selon lui, de mandat électif local. Je résume la position originale de l’ex-numéro 2 du PS : il faut absolument mettre fin au cumul des mandats, sauf pour tous les parlementaires socialistes bourguignons qui éventuellement siégeraient au Sénat et qui auraient été récemment réélus à la tête d’une grande ville dont le nom commencerait par un D et finirait par un N… .

05/09/2009

Duel de dames à Dijon ?

Les choses vont vite en politique. Les dirigeants du PS n’ont pas encore finalisé leur règlement interdisant le cumul des mandats que les langues vont bon train. Si les parlementaires bourguignons membres du PS abandonnent leurs mandats locaux, qui va remplacer François Patriat à la Région ? Tout le monde pense à l’ancien ministre Christian Paul, qui en rêve depuis six ans, mais il est déjà député de la Nièvre ! Qui va remplacer Arnaud Montebourg au Conseil général de Saône-et-Loire ? Beaucoup pensent à Remy Rebeyrotte, le très strauss-kahnien maire d’Autun – mais devra-t-il quitter sa mairie ? Quant à la mairie de Dijon, pour remplacer François Rebsamen, les plus fins observateurs voient se profiler, au sein du PS local, un duel de dames : Colette Popard contre Françoise Tenenbaum. On en salive d’avance.

29/11/2008

Dijon la mal aimée

"Chaque fois que je vais à Dijon, je régresse", a écrit l’écrivaine Camille Laurens, qui est née dans cette ville "fermée comme un visage crispé" (sic). Curieux comme les grands écrivains d’hier comme d’aujourd’hui ont détesté Dijon. Les auteurs du livre La Bourgogne dans les beaux textes (Ed. de Bourgogne, 2008) ont eu beau chercher : quand un Henri James ou un Henri Miller parle de Dijon, c’est pour en dire du mal. Dure, dure, la littérature sur l’ancienne nécropole des Ducs de Bourgogne ! "Mourir à Dijon, c’est un pléonasme", écrit encore Camille Laurens, qui a cité un jour, dans Libération, son ancien prof de philo : "Vivre à Dijon, c’est un oxymore". Il faut rattraper cela. Je lance un appel : Editeur cherche textes littéraires positifs sur Dijon…

15/07/2008

Ma première lettre de délation

Je ne voulais pas y croire, pensant, évidemment, que ces moeurs-là étaient révolus. Eh bien, à Dijon, cela se pratique encore. On m’a transmis, de deux sources, une lettre me dénonçant aux autorités locales pour les opinions "scandaleuses" que j’exprime dans les journaux et sur ce blog, exigeant, tenez-vous bien, mon exclusion du conseil d’administration du Centre régional du Livre (CRL). Je vous jure que c’est vrai. Il paraît que l’auteur du poulet, un ancien journaliste à la retraite boycotté par tous les professionnels du livre de la région, n’a pas supporté d’avoir été rejeté et humilié aux élections dudit CRL (1 voix pour lui, 26 voix contre, c’est un peu dur, en effet). Alors il balance, il éructe, il vitupère, il dénonce, il venime contre le monde entier. J’ai encadré le document : c’est ma première lettre de délation !

17/06/2008

Kahn à Dijon

f4ea58c5c64ad591352f40e2f30223ba.jpgInvité hier soir à Dijon par le Club des Ecrivains de Bourgogne, Jean-François Kahn a tchatché pendant deux heures devant 200 personnes ravies. Le personnage est séduisant, contrasté, excessif, tonitruant et gentil. A 70 balais, il n’a rien à prouver. Mais il a gardé la passion de réfléchir et la rage de convaincre. Son dernier livre Où va-t-on ? Comment on y va ? n’est pas facile, sa théorie de la "continuité évolutive" est parfois laborieuse, mais quel plaisir d’écouter un polémiste libre de toute attache politicienne ou mondaine, qui ferraille sans complexes contre le monde entier, seul contre tous ! A lui tout seul, Kahn, c’est un festival.

04/04/2008

Si Paul Bert m était conté

Après Vladimir Fedorovski, Michelle Cotta et Denis Tillinac, le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait hier Jean-Pierre Soisson, plus connu à Dijon pour avoir présidé naguère le Conseil régional de Bourgogne. Ce n’est pas l’ancien ministre de Giscard et de Mitterrand que les Dijonnais sont venus écouter, mais le biographe de Paul Bert et le… conteur exceptionnel, mi-Bellemare, mi-Decaux, qui a époustouflé ses auditeurs en leur racontant Paul Bert, né à Auxerre (comme lui), député de l’Yonne (comme lui), homme de culture et d’ouverture (comme lui), républicain et opportuniste (Soisson rappelle que le mot n’a pas toujours été péjoratif), lui aussi passionné par la République et défenseur acharné de la laïcité : les hommes politiques, quelque part, parlent toujours d’eux-mêmes…

20/03/2008

La Bourgogne chamboulée

Retour en Bourgogne après dix jours d'absence. Les élections ont drôlement chamboulé le paysage. Si quelques maires sortants ont été superbement réélus (Rebsamen à Dijon, Ferez à Auxerre, Suguenot à Beaune, Nesme à Paray-le-Monial, Rebeyrotte à Autun), d’autres ont pris de retentissantes raclées (Auberger à Joigny, Neugnot à Semur, Fort à Sens, Breuillé à Toucy), gauche et droite mêlées. Il faut bien que certains s’en aillent pour que d’autres arrivent. La politique est comme la vie : cruelle, impitoyable, imprévisible. Globalement, en Bourgogne, la grogne anti-Sarko et les micmacs du Modem ont permis au PS de progresser sensiblement. En outre, sur quatre départements, au moins trois vont changer de patron. On verra ce que tout cela va donner, mais au moins, ça bouge !

10/01/2008

Qui donne le tournis ?

29e7337eb0d885cb41ad90ff4ea9136c.jpgFrançois Bayrou reprochant à Sarko de "donner le tournis", c’est la plus belle de ce début d’année. A deux mois des municipales, qui donne le tournis à qui ? L’ami François place, à Marseille, son nouveau camarade "vert" Jean-Luc Bennahmias contre ses anciens amis politiques ; en Aquitaine, il soutient le célèbre révolutionnaire bordelais Alain Juppé, figure emblématique du chiraquisme (tout rapport avec sa propre campagne à Pau serait purement fortuit, bien entendu) ; à Dijon, il pousse ses derniers fidèles à faire équipe avec François Rebsamen, n° 2 du PS et bras droit de Ségolène Royal, allié aux vieux staliniens locaux Pinon et Gervais ; à Paris, il lance la centriste Corinne Lepage contre le centriste Jean-Marie Cavada (honte à ceux qui pensent à un règlement de compte personnel !) ; à Lyon... à Tours... etc...

15/12/2007

Bayrou vote Rebsamen

Les municipales de 2008 vont montrer que la dérive suicidaire de François Bayrou n’est pas terminée. A Dijon, le représentant du Modem, François Deseille, est un vrai centriste, plutôt sympathique, et pas vraiment favorable à l’alliance avec le PC. Il est naturellement proche de la jeune équipe de centre-droit conduite par François-Xavier Dugourd qui part à l’assaut du maire en place, François Rebsamen, n° 2 du PS. Sauf que Bayrou, depuis Paris, fait pression sur Deseille pour qu'il rejoigne la majorité sortante PS-PC-Verts, comme ça, uniquement pour faire la nique à Sarkozy. Tout Dijon retient son souffle : Deseille obéira-t-il aux ordres de Paris ? La politique est un jeu d'enfants : que croyez-vous qu’il adviendra quand Rebsamen, réélu grâce à cet artifice politicien, aura mangé tout cru le Modem dijonnais ?

25/11/2007

La Bourgogne à Colmar

f34dc437a10e424b0f97d3fb7d116093.jpgCe week-end, les principaux éditeurs bourguignons (L’Armançon, Mutine, Nykta, Terre en vues, etc) se sont retrouvés à Colmar. Un beau salon du livre (16.000 m2 d’allées et de stands où même le monde associatif a l’air professionnel) dans une bien belle ville, comme on aimerait en voir plus souvent. L’Alsace, en matière éditoriale, est beaucoup plus dynamique que la Bourgogne, vieille terre de passage qui se contente, le plus souvent, de regarder les trains passer. Dijon, pourtant, est une bien belle ville, elle aussi, mais ses élites – ses élus, ses journaux, ses profs, ses loges, ses clubs – manquent furieusement d’ambition. Est-ce parce que les Alsaciens sont plus exposés aux réalités européennes ?

14/11/2007

"Non à l'autonomie !"

Magnifique contestation étudiante ! A Dijon, hier, une irrépressible minorité d’extrémistes énervés (et très attardés, si l'on en croit l'âge de certains animateurs du mouvement) ont empêché tout vote démocratique des 1.500 présents, et décidé le blocage de cette université de 25.000 étudiants. Slogan superbe, surréaliste : "NON A L'AUTONOMIE !" J’adore ce mot d'ordre qui résume dramatiquement les pulsions de cette jeunesse nantie repliée sur elle-même et qui a si peur de devenir adulte !
De toute façon, ces révolutionnaires de pacotille ne risquent pas d’émouvoir les petits-bourgeois frileux qui composent l’électorat du maire de Dijon, par ailleurs n° 2 du PS : le campus étant loin, très loin du centre ville, tout le monde s’en tamponne !