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30/09/2008

La faillite... des politiques !

J’ai déjeuné à midi chez Thoumieux à côté de Hollande, Delanoë, Sapin, Guigou et d’une demi-douzaine de hiérarques socialistes, très préoccupés de l’avenir… de leur parti ! Face à une vraie crise, une majeure, une vitale, les hommes politiques sont dramatiquement à côté de la plaque. Aux Etats-Unis, McCain et Obama sont incapables de proposer une stratégie commune face à la crise ; George Bush n'arrive pas à convaincre ses propres parlementaires d’adhérer à son plan d’urgence. En France, pas mieux : tous ces élus qui découvrent soudain qu’ils auraient dû s’occuper davantage de la régulation de l’épargne, de la réglementation bancaire, de l’Europe des finances ! Attitude générale des politiciens français : ne rien faire et dire du mal de Sarkozy. Pas sûr que cela suffise à juguler la crise mondiale.

29/09/2008

Bourguignons sans complexes

Si la fête "LIvres en Vignes", ce week-end, de l'avis unanime, fut un grand succès, c'est en partie pour la raison suivante : elle a mêlé dans une osmose sympathique et naturelle, sans distinction, non seulement une ribambelle d'écrivains prestigieux (voir mes blogs précédents), mais aussi des éditeurs parisiens (Claude Durand, Manuel Carcassonne, Anthony Rowley, Denis Maraval, etc), des auteurs régionaux (Jean-François Bazin, Didier Cornaille, Claudine Vincenot, Lucette Desvignes, etc), des éditeurs bourguignons (Gérard Gautier, Pascal Arnaud, France Baron, Marie-Thérèse Mutin, David Demartis, etc), des journalistes nationaux animant les débats (Bruno de Cessole, Isabel Pasquier, Frédéric Valloire, etc), le tout sans aucun complexe ! Abolir le clivage Paris-Province n'est pas si évident...

28/09/2008

Le chapitre est clos

Durand Chapitre-2.JPG Un moment unique, hier, au Clos de Vougeot. L’éditeur Claude Durand et l’académicien Frédéric Vitoux présidaient, dans l’antre vineuse de la Confrérie des chevaliers du Tastevin, le chapitre "de la Plume et du Vin" lié à la fête "Livres en Vignes" qui aura égayé tout ce week-end le célèbre château cistercien entouré de vendangeurs trimant sous un splendide soleil d'automne. Un Denis Tillinac pétillant, un Didier Van Cauwelaert érudit, un Gonzague Saint-Bris poète et cent autre invités liés au livre, de Jean Teulé à Malek Chebel, de Madeleine Chapsal à Jean-Louis Debré, ont animé cette soirée hors du commun vouée à la langue, au vin, à la Bourgogne, à la tradition et à l’amitié…

27/09/2008

Le livre, le vin, la Bourgogne

Bouteilles Bouchard.JPGLa fête "Livres en Vignes" du Clos-de-Vougeot a connu, hier soir, un superbe prologue. Une trentaine d'écrivains - Didier Van Cauwelaert, Denis Tillinac, Jean Teulé, Jean-Robert Pitte, Bruno de Cessole, etc - ont visité, sous le château de Beaune, un lieu rare : les caves de la maison Bouchard Père et Fils (plus de 4 millions de bouteilles, certaines datant de 1846, dans des couloirs interminables) avant de goûter quelques grands crus lors d'un dîner étincelant préparé par Dominique Loiseau. Ecouter un François Audouze, un Michel Crestanello ou un Jacky Rigaut commenter un corton 1976, pour des amoureux de la langue, c'est un régal. Qui dira encore que le vin n'est pas un produit culturel ? Le livre, le vin, la Bourgogne, c'est magique.

26/09/2008

Venez faire la fête !

Chateau vignes.JPGPendant le week-end, le blogueur déménage : vous le retrouverez à la fête Livres en Vignes au château du Clos-de-Vougeot, près de Beaune, au milieu d’une soixantaine d’auteurs et d’éditeurs, au stand "Editions de Bourgogne". Littérature, dédicaces, dégustations, exposition, débats : c’est la première fois que se déroule une telle fête du livre au cœur du vignoble bourguignon. Venez rencontrer René Guitton, Bernard Werber, Didier Cornaille, Vladimir Fedorovski, Jean-Louis Debré, Frédéric Vitoux, Jean-Robert Pitte, Janine Boissard et beaucoup d’autres au milieu des vignes ! Et venez découvrir auteurs et éditeurs bourguignons ! La météo s’annonce favorable, la vendange aussi. La fête sera grandiose.

25/09/2008

Le cas Florence Schaal

TF1 ne sortira pas grandie de cette affaire. Je ne connais pas personnellement Florence Schaal, que j’ai dû croiser deux fois dans ma vie de journaliste. Le 8 août, en annonçant en direct, dans le 20 heures, la mort d'un petit garçon disparu dans la Drôme, elle a commis une faute grave. Mais que ses directeurs – tranquillement installés dans leurs bureaux moquettés de Boulogne-Billancourt – la virent ainsi comme une malpropre, sans indemnités, après 30 ans de bons et loyaux services, c’est indigne. A cette aune, combien de vedettes du PAF auraient dû gicler, eux aussi, sans indemnités ! Vous voulez la liste de tous ceux qui se sont plantés grave, depuis vingt ans, et qui sont toujours en place ? Ah ! Si Florence Schaal avait annoncé par erreur la mort de Pascal Sevran !

24/09/2008

Inflation masquée

Selon "60 millions de consommateurs", les grosses boîtes d'agroalimentaire rognent désormais sur le contenu, le volume, le packaging ou les ingrédients pour vendre au même prix des produits diminués, réduits, allégés. Des gâteaux avec moins de chocolat, des yaourts avec moins de lait, des sachets de chips avec moins de chips… Cela s’appelle l’inflation masquée. Mais, allons, ce n’est pas nouveau ! Tous ceux qui prennent "pour 30 euros" d’essence à la pompe afin de ne pas voir la hausse du carburant, le savent bien ! Et le cinéma, où l’on a depuis longtemps supprimé les premières parties ? Et les disques single qui comptaient naguère quatre titres ? Et les voyages low cost, sans café ni plateau-repas ni journaux ? Et le baccalauréat, dont la valeur est restée la même alors qu’on l’obtient désormais sans connaître l’orthographe ?

23/09/2008

Touche pas à ma promo !

Hier dans le 8è arrondissement, demain dans le 10è, Bertrand Delanoë invite les journalistes à couvrir ses réunions publiques, mais à une condition : pas de questions sur le PS ! La presse est là pour assurer la promo, pas l’info ! Chez Ruquier, samedi soir, le critique Eric Naulleau a osé dire à Gérard Jugnot que la fin de son nouveau film lui avait moins plu que le début : Jugnot, furibard, l’a littéralement insulté ! Comment ? Quelqu’un ose polluer la promo du film en donnant un avis nuancé ? Sur RTL, ne supportant pas que Jean-Michel Aphatie lui parasite son one-man-show avec des questions pointues, Bernard Tapie lui lance : "Vous êtes un connard !" La conclusion, c’est Michel Rocard, en promo dans les médias depuis soixante ans, qui la livre dans La Croix de vendredi : "Les médias nous pourrissent la vie !" Ben voyons.

22/09/2008

La Côte d'Or à gauche

En Côte d’Or, après une dégelée aux régionales, la droite s’est pris un râteau aux cantonales, puis une branlée aux municipales, avant de se ridiculiser, ce dimanche, aux sénatoriales. Si François Patriat, président du conseil régional (PS), est passé haut la main, ce qui était attendu, les dissensions au sein de la droite locale - vilenies médiocres, petites haines recuites, concurrences minables - ont causé la surprise et fait passer de justesse François Rebsamen, maire de Dijon (PS) devant le sénateur sortant Louis de Broissia (UMP). Résultat : 2 sénateurs sur 3 sont socialistes dans ce département qui n’en avait pas eus depuis 60 ans ! Que les dirigeants de la droite, dans ce département sinistré, aient quelques reproches à se faire, voilà, je vous rassure, qui ne vient à l’idée de personne.

21/09/2008

Mes bien chers frères

Mea culpa. J’ai écrit un jour, dans ce blog, que les journalistes politiques occultaient systématiquement l’une des clefs électorales de ce pays, à savoir l’influence des réseaux francs-maçons. Je ne diabolise personne, évidemment, mais je me marre : combien de doctes commentateurs, morts de trouille à la seule idée d’évoquer ce sujet sulfureux, se vautrent, du coup, dans leurs analyses ! Eh bien, j'ai eu tort. Concernant le duel Raffarin-Larcher pour la présidence du Sénat, L’Express de cette semaine explique que la primaire au sein de l’UMP réduit le poids des "frères", qui ne seraient qu’une trentaine au sein de ce parti, et avantage donc Raffarin ; de son côté, le Fig Mag évalue à une centaine les voix des sénateurs franc-maçons, toutes obédiences confondues, qui bénéficieront à Larcher. On progresse dans la transparence...

20/09/2008

Des cracks face au krach

La crise financière internationale, qui pèse sur notre économie comme un gros orage qui menace d’éclater, est un sacré révélateur de la fragilité du politique. Au moment où la Maison Blanche injecte 1 700 milliards de dollars d’argent public (!) pour soutenir l’activité des banques privées, les échanges d’arguments simplistes entre McCain et Obama font froid dans le dos. Et chez nous, où l’on croit toujours que la gauche ferait mieux que la droite, et réciproquement ? Franchement, combien de candidats ou sous-candidats à la direction du PS seraient capables de piloter le pays en cas de krach général ? Combien de candidats aux sénatoriales, demain, comprennent quoi que ce soit à l’économie ? Or, dans cette partie qui les dépasse, c’est bien notre avenir de citoyens qui se joue !

19/09/2008

Perles d'inculture

On n'en finirait pas de citer les perles journalistiques en matière religieuse. Ce soir, en rentrant de Paris, j'ai entendu ce dialogue sublime à la radio :
- Les premiers seront les derniers… qui a dit ça, déjà ?
- Jean-Jacques Goldmann, je crois…
Il y a quelques mois, sur un plateau de télé, j’ai entendu un prof dire :
- Ne jugez point et vous ne serez pas jugés... comme disait un grand penseur antique !
La semaine dernière, commentant la messe du pape aux Invalides, un confrère faisait remarquer que Benoît XVI avait récité "deux prières en latin" : il faisait allusion au Gloria et au Kyrie.

18/09/2008

Il rêve, Darcos

Il ne doute de rien, Xavier Darcos. Il rêve. Non seulement le ministre de l’Education nationale veut valoriser le bachot et réhabiliter la reconnaissance du mérite, comme au début de la République, mais il souhaite instaurer un "code de vie scolaire" pour apprendre aux ados le respect, la tolérance, et toutes ces valeurs… que la télévision bat en brèche du matin au soir. L’incommensurable vulgarité dont font preuve quotidiennement les Bigard, Gerra, Cauet, Youn, Bafie, qui sont les nouvelles idoles des jeunes, les modèles d’irrespect que le petit écran propose aux générations montantes, rend totalement irréaliste l’ambition méritoire de ce putain de vérole de moine de bite de merde d'enculé de bouffon de ministre à la con, non ?

17/09/2008

Le PS est pathétique

Les socialistes tiendront-ils jusqu’à Reims ? Le navrant spectacle de leurs bisbilles largement et complaisamment retransmises par les médias (alors qu’elles ne passionnent que les journalistes politiques, les chroniqueurs en mal de sujets faciles et quelques humoristes désoeuvrés) est pathétique, limite indécent : tous ces personnages prétentieux qui ne se distinguent que par leurs ambitions personnelles et qui brassent du vide à longueur de temps n’éprouvent visiblement pas les mêmes difficultés à vivre que leurs électeurs potentiels, lesquels commencent à s’escagasser grave. C’est pour cela que Sarkozy remonte dans les sondages : le citoyen lambda ne l’aime pas plus qu’il y a six mois, mais il a le sentiment que lui, au moins, il sert à quelque chose.

16/09/2008

Pas de malades à l'écran !

Il y a un épisode majeur de la visite du pape que les médias ont littéralement occulté - à l’exception courageuse de France 3, il faut le souligner. Les mêmes qui en ont fait des tonnes quand le pape est allé rencontrer Nicolas Sarkozy à l’Elysée, quand il s'est adressé aux 600 représentants de la culture (dont les patrons des médias), quand il a dit sa messe devant 270.000 bien-portants au coeur de Paris, ont été plus que discrets lors de la grand’messe de Lourdes pour les malades, hier matin. L’explication ? Tous les spécialistes savent que l’audimat tombe immédiatement et automatiquement, c'est prouvé, quand une télé montre une personne handicapée ou quelqu’un atteint d’une maladie grave. Les pèlerins, les brancardiers et les malades de Lourdes, lundi, n’avaient aucune chance de passer à l’antenne…

15/09/2008

July, Sarko et le pape

Complètement à côté de la plaque, Serge July ! Ce soir, sur RTL, l’ancien patron de Libé, qu’on a connu plus perspicace, brocarde grossièrement l’engagement papal de Sarkozy qu’il interprète comme une façon de "récupérer les intégristes au moment où Jean-Marie Le Pen passe la main". Diantre ! Les journalistes ont tous oublié, même July, que le président Jacques Chirac, en 1996, à Rome, avait témoigné plusieurs fois "de la fidélité de la France à son héritage chrétien". Quand il était premier ministre, en juillet 1976, Chirac s’était même personnellement mêlé de l’affaire Lefebvre en appelant l’évêque contestataire, dans une lettre, à rentrer dans le rang de l’Eglise : vous imaginez, si Sarkozy faisait une chose pareille ?

14/09/2008

Des journalistes "sic"

Aux Jeux papalympiques, la médaille d’or de l’archaïsme laïcard et de la débilité idéologique a été attribuée aux syndicalistes de France 2 qui ont élevé une protestation solennelle parce que, sur leur propre chaîne, vendredi, la couverture de la réception de Benoît XVI par Nicolas Sarkozy à l’Elysée a repoussé le début du JT de 13h à 13h15 ! N’étant plus à une bêtise près, les camarades syndiqués précisent, portés par une préoccupation mercantile très remarquable, que ce report a mis en péril la "fidélisation" des téléspectateurs de France 2 ! Que la rencontre entre le pape et Sarkozy fût l’actualité du moment a totalement échappé à ces hérauts du laïcisme qui n'ont de "journalistes" qu'une carte professionnelle et des avantages fiscaux - on ne peut pas tout avoir.

13/09/2008

"Génération Benoît XVI"

5c7a752e3cf51d72b5b97a4ef5796d96.jpgSuis passé aux Invalides avant l'aube, en me rendant à RTL. J'ai retrouvé ces milliers de jeunes qui, hier, à Notre Dame, avaient applaudi le pape avec ferveur, enthousiasme et gentillesse. Voilà des garçons et des filles qui corrigent singulièrement l'image de la France, vieux pays déchristianisé où l'Eglise serait en voie d'extinction. Tous ces jeunes me rappellent furieusement ceux de la génération précédente qui égayèrent soudain les rues de Paris, lors des JMJ, au coeur du mois d'août 1997. A leur tour, ils viennent dire au pape : nous sommes là, l'Eglise n'est pas morte, la relève est prête ! Après les JMJ de Paris, on avait parlé d'une "génération Jean-Paul II". L'apparition, aujourd'hui, d'une "génération Benoît XVI" est l'info la plus surprenante de ce week-end !

12/09/2008

Laïcité "positive"

Oublions, vite fait, les quelques dinosaures laïcards, genre Mélenchon, qui voudraient que les dirigeants français se comportent à l'égard du pape, chef spirituel d'un milliard d'individus, comme des malpolis, des gougnaffiers ou des peigne-culs. Ce qui est important, c'est que le discours de Sarkozy et celui du pape convergent : l'un et l'autre veulent que la laïcité soit "positive", c'est-à-dire qu'elle ne soit pas faite, comme dans un passé récent, d'exclusion et de méfiance, mais de bonne volonté, de tolérance et d'ouverture. Qui peut s'opposer à ce discours en faveur d'une laïcité "qui respecte, qui dialogue, qui rassemble" ? On n'est pas obligé d'être catholique pratiquant ou encarté à l'UMP pour adhérer à ce programme !

11/09/2008

Pauvres Ukrainiens !

Le sommet Europe-Ukraine, cette semaine, a démontré que le bon sens et la diplomatie étaient deux mondes bien distincts. Il a fallu "de longues et âpres négociations", rapportent les journalistes spécialisés, pour faire figurer dans l’accord final une expression "arrachée comme une dent de sagesse" : non sans mal, donc, l’Ukraine est qualifiée, dans ce texte, de "pays européen". On croit rêver. Sarkozy, sur ce sujet, est irréprochable. Mais certains diplomates occidentaux considèrent, pour ne pas fâcher Moscou, ou pour ne pas gêner la Turquie, que l’Ukraine n’est pas vraiment un pays européen ! Kiev, Lviv et Odessa seraient-elles des villes moins européennes que les villes turques d'Erzurum, Diyarbakir ou Malatyia ? Savent-ils que les géographes, depuis plus d’un siècle, font figurer le centre de l’Europe à Dilové, sur la frontière entre l’Ukraine et la Roumanie ?