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12/12/2010

Huchon, l'exception ?

huchon.jpgJean-Paul Huchon pourrait bien perdre son fauteuil de président de la région Ile-de-France – c’est le Conseil d’Etat qui en décidera en janvier – pour avoir fait la pub de ses réalisations concernant les transports dans les six mois précédant les élections régionales où il remettait en jeu son mandat, ce qui est interdit. Fichu article 52-1 du code électoral, qui impose à tous les élus et à leurs dircoms – j’ai connu cela – une réglementation pas toujours rationnelle, certes, très contraignante aussi, mais voilà, c’est la loi ! Et elle s’applique aussi, en principe, à Jean-Paul Huchon. Ben oui, voilà, la loi de la République, c’est ça le problème, elle est valable pour tout le monde !


10/03/2009

Europe : une affaire de professionnels

Les élections européennes font rage. Dans les partis, pas dans les médias ! L’Union européenne, qui a durablement installé la paix en Europe, déclenche régulièrement la guerre dans les états-majors partisans. Une guerre atroce, au corps-à-corps, à l’arme blanche ! Les têtes de listes choisies ici ou là - Peillon, Weber, Daul, de Sarnez, Désir, etc - montrent que cette élection prétendument "démocratique" est d’abord, tous partis confondus, une affaire de professionnels de la politique. A part le Modem (qui pousse des Kahn ou des Rochefort), la France sera représentée à Bruxelles par une catégorie de Français très particuliers, rarement en phase avec le peuple, qu’on appelle des politiciens. Un peu dommage, non ?

02/10/2008

Régionales : rendez-vous en 2016 !

Sarkozy a-t-il vraiment l’intention de réformer le "mille-feuilles", cet énorme mammouth territorial ingérable (départements et régions) perclus de conservatisme et de discrets privilèges ? Tenez, prenez les régionales de 2010. Chez moi, deux ans à l’avance, elles sont jouées ! La gauche ayant toutes les chances de conserver la majorité en région Bourgogne, on sait déjà qu'à droite, entre 2010 et 2016, l’Yonne sera représentée à Dijon par trois élus : un parlementaire UMP pour tirer la liste ; puis une femme pour respecter la parité ; puis un membre du "Nouveau centre" pour respecter les alliances à droite… et c’est tout, basta, on ferme, fin du coup ! Comment insuffler le moindre dynamisme, le moindre rajeunissement, la moindre innovation dans un système aussi verrouillé ?

08/03/2008

Journée de la femme

La "Journée de la femme" du 8 mars, ancienne fête soviétique généralisée à tout l'Est en 1946, avalisée par l'ONU en 1977 et importée en France au début des années 80 par une gauche encore soviétophile, avait un objectif parfaitement hypocrite : les camarades machos du Kremlin et leurs affidés (pas une femme au politburo en 70 ans !) se dédouanaient pour un an, ce jour-là, en offrant un bouquet de fleurs à leurs secrétaires ! Le monde a changé. Mais, tel le village d’Astérix, un bastion résiste encore : les conseils généraux français, ceux que l’on renouvelle justement demain, ce vivier où se régénère notre vie politique, comptent 10 % de femmes. Ce n’est pas une faute de frappe : 10 %. Quant aux listes municipales, elles sont emmenées, à 83 %, par des hommes ! Les bonnes vieilles célébrations post-léninistes à la gloire de "celles sans qui nous ne serions rien" me font doucement rigoler.

11/02/2008

Le pataquès neuilléen

Le pataquès neuilléen et la déconfiture du jeune Martinon montrent que le pouvoir, en République, c’est bien embêtant mais c’est comme ça, vient des électeurs. Le temps est révolu où le Roi offrait de bonnes places aux neveux du Cardinal. Cela dit, une question se pose, récurrente : comment se fait-il qu’un leader local, quand il quitte son mandat après un règne sans partage, n’arrive jamais à organiser sa succession ? Chez moi, en Bourgogne, chacun se rappelle le pataquès dijonnais quand Poujade est parti, le pataquès auxerrois quand Soisson a quitté sa mairie, etc, etc. J'y vois deux explications : d’abord, tout sortant se croit plus influent qu’il n’est en réalité ; ensuite, le choix de son poulain, souvent discutable, trahit souvent sa volonté inconsciente de montrer que lui-même était irremplaçable.

04/10/2007

Elections, le retour !

Pendant que les journalistes parisiens continuent de suivre Sarkozy à la trace, ils ne voient pas que l'actualité électorale, en France, est en pleine relance. Partout, les prochaines municipales (et les cantonales) se préparent dans l'effervescence. C'est en ce moment que se jouent, dans 36.000 communes, les futures têtes de listes, les duels, les trahisons, les ralliements, les ambitions, les ouvertures : si Dubois n'y va pas, j'y vais, mais pas avec Dupneu... mais si Durand fait une liste dissidente, Dugenou aura du mal... C'est dans ces innombrables tractations locales que la République s'ébroue, s'égaie, se vivifie. Et rajeunit, forcément. Ces jeux de pouvoir, à la base, concernent directement près de 2 millions de citoyens. Il n'y a que les journalistes pour ne pas le voir...