Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/02/2009

Le prix du livre

Autre histoire de gros sous, mais moins grave, celle qui a opposé Jack Lang et l’éditeur Bernard Pascuito. Le Tribunal de Grande instance de Paris a condamné l’ancien ministre à verser 34.000 euros à cet éditeur qui s’apprêtait à publier, quelques mois avant les présidentielles de 2007, un livre intitulé Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur moi. Or Jack Lang s’est opposé à la sortie du livre en librairie, pour un motif qui me fait hurler de rire : l’ouvrage n’était pas, selon Jack Lang, "conforme à sa pensée". L’auteur, en lisant son livre, ne l’a pas trouvé à son goût ! Magnifique ! Serait-il donc possible que Jack Lang n’écrive pas ses livres lui-même ? Inimaginable ! Sauf le titre, évidemment, qui, à coup sûr, était de lui…

29/01/2009

Achetez "Valeurs Actuelles" !

VA-Vatican.jpgC’est aujourd’hui que paraît en librairie mon livre Les Secrets du Vatican. Après le magazine Pèlerin, c’est Valeurs Actuelles, ce matin, qui consacre sa Une et plusieurs pages à mon nouveau bébé (ci-contre). Evidemment, j’aurais préféré ne pas profiter d’une actualité religieuse désolante : je jure que je n’ai pas inspiré le fameux négationniste Richard Williamson dans son "torpillage" délibéré de Benoît XVI et de la volonté de celui-ci de réintégrer les intégristes dans le giron de l’Eglise ! En même temps, je ne saurais trop conseiller à ceux qui ne comprennent pas le geste de Benoît XVI de lire mon chapitre sur les intégristes…

22/01/2009

Achetez "Pèlerin" !

Cover Pelerin.jpgC’est le magazine Pèlerin qui publie en avant-première, ce matin, les "bonnes feuilles" de mon prochain livre, Les Secrets du Vatican, publié chez Perrin. L’ouvrage sera en librairie le 29 janvier. Pèlerin y consacre sa "Une" et sept pages intérieures : pas mal ! Les propos flatteurs qu’il tient sur le livre sont un bel encouragement : quand on sort un livre, on n’a aucune idée de la façon dont vont réagir les journalistes, puis le public. Deux, trois ans de travail sont soudain suspendus entre ciel et terre, le destin du livre tenant parfois à peu de choses : une actualité envahissante, une crise sociale, un mauvais titre, que sais-je ? C’est fragile, un nouveau livre, c’est comme un nouveau-né…

21/01/2009

Dehors, les livres !

Ce matin, dans le métro, j’attrape le journal gratuit Direct Matin et, bien sûr, je file à la rubrique "Livres". Surprise : il n’y a pas de rubrique "Livres". A la gare, j’achète le Figaro : ni rubrique, ni article, rien sur le livre dans le supplément "FigaroScope". Rien dans "Le Figaro et vous". Rien dans le journal tout entier. Tout sur le ciné (au passage, je n'en peux plus de la promo Jugnot-Lanvin !), tout sur la musique, la mode, les grands spectacles, tout ce qui remue beaucoup d’argent, tout ce qui passe à la télé, mais rien sur les livres. Voilà une mutation insidieuse et gravissime. En France, environ 36.000 nouveaux titres paraissent par an. On ne s’attend pas à lire 100 compte-rendus par jour dans la presse, certes, mais quand même !

15/11/2008

Michel Quint à Dijon

M Quint - 0.JPG Le Club des Ecrivains de Bourgogne recevait à Dijon, hier soir, le romancier Michel Quint, pour la sortie de son livre Max (Perrin). Prof de théâtre, ce ch’ti du Pas-de-Calais a décollé, en l’an 2000, avec son magnifique et tout petit roman Effroyables jardins, (Joelle Losfeld), 25 traductions étrangères, 1 million d’exemplaires vendus. Ses romans policiers ont pour toile de fond le procès Papon, la Résistance, la guerre d’Algérie, la tuerie des JO de Munich en 1972. Sa dernière intrigue se greffe sur l’arrestation de Jean Moulin en 1943. Que du lourd. Que de l’humain, aussi. Le succès de Quint tient à sa façon de rappeler que l'histoire, c'est d'abord des hommes. Une très belle soirée. Merci Michel.

10/11/2008

Avec 70.000 euros par mois...

On m’a reproché d’avoir daubé, ici même, sur le salaire de Laurence Ferrari (70.000 euros par mois). Soyons clair : à titre personnel, je n’ai évidemment rien contre Laurence Ferrari, qui est, en plus, sans conteste, une bonne professionnelle. Mais, mille pardons, en tant qu’éditeur régional soumis à la loi du marché et à un secteur culturel en crise, je ne peux m’empêcher de faire un calcul assassin : avec la même somme, au lieu de passer mes nuits et mes week-ends à grignoter 200 euros ici, 800 euros là, pour éditer péniblement une demi-douzaine d’ouvrages par an, je pourrais éditer tranquillement… 23 livres par mois ! Soit 276 livres par an. Soit près de dix fois la totalité de la production littéraire de l’ensemble des éditeurs de la région Bourgogne...

04/11/2008

Ce soir, sur France 2...

C’était en 1998. Je travaillais pour les éditions JC Lattès. Un copain du Fig Mag m’avait présenté un diplomate en poste à Sofia qui passait son temps libre – en Bulgarie, vous pensez – à écrire des histoires policières dans le Paris de 1751, dont il connaissait le moindre pavé. J’ai lu les premiers manuscrits de cet homme discret, passionné, délicieux. Nous en avons beaucoup parlé – ah, cet équilibre introuvable entre l’exactitude et le romanesque ! Je l’ai proposé au comité de lecture, chez Lattès, sans imaginer que l’ami Jean-François Parot, aujourd'hui ambassadeur, publierait une dizaine de polars à succès et serait, dix ans plus tard, adapté à la télévision. Elle est pas belle, la vie ? Ne ratez pas ce soir, sur France 2, les aventures du commissaire Nicolas Le Floch !

08/10/2008

Déjeuner a Rome

cover Etche it.jpgDéjeuner avec le cardinal Etchegaray, à Rome, pour fêter la sortie de ses mémoires en italien (Ho sentito battere il cuoro del mondo, aux éditions San Paolo) et pour parler de mon prochain livre. Dans son bel appartement du Palazzo San Calisto, le vice-doyen du Sacré Collège se remet doucement de son accident de l’an dernier. Il vient de fêter ses 86 ans, et ne cache pas son bonheur de marcher à nouveau sans canne. Son sourire est intact, son coup de fourchette aussi. Le pas lent mais l’esprit alerte, il répond avec roublardise aux questions les plus indiscrètes : quand il ne veut pas se rappeler un souvenir qui le gène, son visage se fige candidement, mais son oeil pétille de malice. Merveilleux homme. Les personnes comme lui ne devraient pas vieillir.

29/09/2008

Bourguignons sans complexes

Si la fête "LIvres en Vignes", ce week-end, de l'avis unanime, fut un grand succès, c'est en partie pour la raison suivante : elle a mêlé dans une osmose sympathique et naturelle, sans distinction, non seulement une ribambelle d'écrivains prestigieux (voir mes blogs précédents), mais aussi des éditeurs parisiens (Claude Durand, Manuel Carcassonne, Anthony Rowley, Denis Maraval, etc), des auteurs régionaux (Jean-François Bazin, Didier Cornaille, Claudine Vincenot, Lucette Desvignes, etc), des éditeurs bourguignons (Gérard Gautier, Pascal Arnaud, France Baron, Marie-Thérèse Mutin, David Demartis, etc), des journalistes nationaux animant les débats (Bruno de Cessole, Isabel Pasquier, Frédéric Valloire, etc), le tout sans aucun complexe ! Abolir le clivage Paris-Province n'est pas si évident...

11/07/2008

Qu'as-tu lu, l'élu ?

Pourquoi les libraires et les éditeurs sont généralement mal vus, en province, par les hommes politiques ? Parce que libraires et éditeurs sont bien placés pour savoir que 80 % des élus locaux ne lisent jamais un livre (il y a heureusement des exceptions : en Bourgogne, j’ai les noms !) et que la culture est le cadet de leurs soucis. Surtout la littérature, qui, c’est clair, ne rapporte pas une voix aux élections. Contrairement au sport, qui a la faveur des subventions publiques : des millions d’euros sont déversés chaque année dans les stades, quasiment rien dans les livres - vous savez, ces vieux trucs en papier avec une couverture et des choses écrites à l’intérieur ! Et pourtant, avoir lu la Bible, la Constitution de 1958, Victor Hugo et les Mémoires du général de Gaulle, quand on fait de la politique, je vous jure que ce n’est pas complètement inutile.

26/06/2008

Bientôt la rentrée

Mardi, sur le campus de l’université de Dijon, intéressante table ronde du Centre régional du Livre (CRL) sur le thème "Comment préparer la rentrée littéraire ?" à destination des professionnels (éditeurs, critiques, diffuseurs, libraires, bibliothécaires, etc). Comment gérer la brutale parution des 676 romans qui vont déferler à partir du 14 août, sachant que, rien que pour les lire, il faudrait consacrer tous les jours d’une année, à raison de deux romans lus par jour ! Cette spécificité française, qui touche à l’absurde, a beaucoup de détracteurs, mais aussi quelques défenseurs : que 676 textes aient été jugés bons à être publiés est, en soi, le signe d’une société créatrice et talentueuse ! C’est vrai. Sauf qu'environ 500 de ces nouveaux romans ne seront achetés par personne et finiront au pilon en novembre…

17/06/2008

Kahn à Dijon

f4ea58c5c64ad591352f40e2f30223ba.jpgInvité hier soir à Dijon par le Club des Ecrivains de Bourgogne, Jean-François Kahn a tchatché pendant deux heures devant 200 personnes ravies. Le personnage est séduisant, contrasté, excessif, tonitruant et gentil. A 70 balais, il n’a rien à prouver. Mais il a gardé la passion de réfléchir et la rage de convaincre. Son dernier livre Où va-t-on ? Comment on y va ? n’est pas facile, sa théorie de la "continuité évolutive" est parfois laborieuse, mais quel plaisir d’écouter un polémiste libre de toute attache politicienne ou mondaine, qui ferraille sans complexes contre le monde entier, seul contre tous ! A lui tout seul, Kahn, c’est un festival.

30/05/2008

Un livre a un prix

Profitant du vent de réformes tous azimuts, y a un lobby qui pousse ses pions, cette semaine, pour tenter d'abroger l’un des rares dispositifs économiques faisant, jusqu'à présent, l’unanimité à droite et à gauche : la loi Lang, qui veut qu’un livre soit vendu à son prix, tant dans les librairies que dans les hypermarchés ou sur internet. Permettre aux gros distributeurs (Amazone, Alapage, etc) de casser les prix des livres, c’est condamner à mort les libraires indépendants et les petits éditeurs. Si le député qui relaie cette idée à l’Assemblée avait consulté les gens du métier, il l’aurait assez vite admis, car tous les professionnels sont d’accord, tous ! A moins qu’il ne considère que les libraires et les éditeurs font partie d’une société dépassée, archaïque, allez hop, à la trappe ! Au pilon ! Pour se cultiver, y a la télé !

28/04/2008

La fin des "salons du livre"

Un par un, les "salons du livre" de ma région sombrent dans l’atonie. Hier, c’était le tour d’Autun, dans le Morvan. Dimanche dernier, c’était le salon de Sens. "Venez armé, aurait pu dire Victor Hugo : l’endroit est désert !" De moins en moins de public, de moins en moins d’auteurs - à part les professionnels du genre : Zappy Max, Maurice Joffo, André Gaillard, Nadine de Rotchild et quelques autres figures sympathiques, qui sont à la littérature ce que Nicoletta est au hip-hop et Pierre Tchernia à la télévision numérique. Manque de professionnalisme, manque de communication, manque d’ambition : de Dijon à Tonnerre, de Nevers à Monéteau, de gentils retraités reconduisent chaque année le train-train bénévole et poussiéreux d’une activité en déliquescence. Dans une indifférence générale qui tourne au tragique.

13/04/2008

Le livre, combien de divisions ?

Les élections sont passées. Les maires sont en place. Les nouvelles équipes municipales sont constituées. On va pouvoir juger l’intérêt des nouveaux élus pour la culture en général et pour le livre en particulier. En Bourgogne, les premières impressions ne sont pas rassurantes : libraires, auteurs et éditeurs sentent bien que la chose écrite, le livre, la littérature figurent tout en bas de la liste des priorités des responsables politiques locaux. Il est vrai que, comparée au sport ou au cinéma, le livre ne représente pas beaucoup de voix : libraires, éditeurs, écrivains, combien de divisions ?
C'est d'autant plus préoccupant que, par rapport aux grandes régions comparables, la Bourgogne est sous-développée sur ce terrain. On dirait que cela ne va pas s’arranger…

03/04/2008

L'économie du livre

Ce matin, réunion du Centre Régional du Livre (CRL) de Bourgogne. Deux Frances se rencontrent : celle des fonctionnaires, au sens large, qui s'interrogent sur les subventions qu'ils auront à gérer en 2009 ; et celle des professionnels du livre, libraires et éditeurs, qui se demandent s'ils existeront encore en 2009. Un mur les sépare : les collectivités publiques, c'est connu, n'ont pas le droit de subventionner des entreprises privées. Le dialogue, sympathique au demeurant, est inégal : les uns attribuent 15.000 euros à tel salon, 20.000 euros à telle association ; les autres peinent à envoyer à leurs auteurs des chèques de 50 ou 100 euros correspondant à leurs gains. Il y a en Bourgogne une vingtaine d'éditeurs locaux : aucun ne gagne de quoi dégager un demi-salaire de sa production. Il y aurait bien une solution : que tous les fonctionnaires, soudain, achètent des livres...

15/03/2008

Jack Lang avec nous !

9cbba0959fa3fb59df5c2e6adaa3b120.jpgDepuis jeudi soir, les éditeurs bourguignons sont bien visibles au Salon du Livre de Paris (stand G55), où leur ont rendu visite nombre de personnalités : ministres (Michel Barnier), anciens ministres (Jack Lang), grands candidats aux municipales (Françoise de Panafieu), personnalités du PAF (Patrick de Carolis, Ulysse Gosset, Bernard Poirette, etc), tous amateurs de livres et de... chablis. Une catégorie manque à l'appel : les élus de Bourgogne. A part Jean-Pierre Soisson, venu dédicacer son nouveau livre sur Paul Bert, aucun représentant du Conseil régional, du Conseil général, de la Mairie de Dijon, etc, n'a fait le déplacement pour soutenir les éditeurs locaux. Tant pis pour eux : le chablis était excellent.

25/11/2007

La Bourgogne à Colmar

f34dc437a10e424b0f97d3fb7d116093.jpgCe week-end, les principaux éditeurs bourguignons (L’Armançon, Mutine, Nykta, Terre en vues, etc) se sont retrouvés à Colmar. Un beau salon du livre (16.000 m2 d’allées et de stands où même le monde associatif a l’air professionnel) dans une bien belle ville, comme on aimerait en voir plus souvent. L’Alsace, en matière éditoriale, est beaucoup plus dynamique que la Bourgogne, vieille terre de passage qui se contente, le plus souvent, de regarder les trains passer. Dijon, pourtant, est une bien belle ville, elle aussi, mais ses élites – ses élus, ses journaux, ses profs, ses loges, ses clubs – manquent furieusement d’ambition. Est-ce parce que les Alsaciens sont plus exposés aux réalités européennes ?

12/06/2007

La religion du livre

Sarko est-il cultivé ? Franchement, on s’en tape. Sauf en matière de bons vins : son ignorance en la matière, qui explique sans doute sa faible résistance à l’alcool, est évidemment désolante. Mais pour le reste, en tant qu’éditeur indépendant, je préfère un président qui aide la culture à un président qui étale la sienne. Un qui soutienne le livre plutôt qu’un qui écrive des poèmes.
Plus concrètement encore, je rêve d’un chef de l’Etat qui parviendrait à convaincre les pouvoirs publics (gouvernement, régions, départements) que le livre n'est pas un objet "culturel" (bons sentiments, propos de salons, bouts de chandelles), mais une activité "économique" (aides concrètes, création d'emplois, soutien à l'export). Sur ce point, croyez-moi, y a du boulot !

02/04/2007

La chute du livre

Deux infos, ce matin. Primo : Vol de nuit, la dernière émission littéraire programmée (au milieu de la nuit) sur la plus grande chaîne de télé française, va bientôt s’arrêter. Deuzio : Sarkozy sort un nouveau livre. Après Ségolène, Bayrou, Villiers. Avant Buffet. Pour convaincre les 20.000 à 50.000 personnes qui vont l’acheter ? Sur 40 millions d’électeurs ? Evidemment non. Un livre, c’est un titre, une couverture, pour l’image. Un outil de campagne. Un prétexte pour les médias. Tous les candidats aux présidentielles se sont pavanés au Salon de l’Agriculture, sifflant des bolées et flattant des croupes. De bien belles images en vérité. Combien sont allé au Salon du Livre de la porte de Versailles ? Deux. Bayrou et Bové. Sans télés, ou quasi. Les caméras n’aiment pas les livres, qui ne mangent pas de foin ni ne pissent dru.