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22/06/2006

Sacré Giesbert !

Le dernier numéro de Culture et Dépendances, hier soir, sur France 3, était comme une bouffée d’air frais. L’ami Franz-Olivier Giesbert parlait pourtant de la France et de la politique avec des invités convenus. Mais le débat a pris un tour inhabituel. On a ainsi entendu un ancien porte-parole de Mitterrand (Max Gallo) expliquer : "En politique, la question du sacré et de l’espérance est décisive". Puis un ancien ministre de la culture (Maurice Druon) renchérir : "La grande menace qui pèse sur notre société, c’est la perte de la spiritualité". Puis un ministre de l’Intérieur, par ailleurs candidat aux présidentielles (Nicolas Sarkozy) : "Les croyants sont d’abord des gens qui espèrent, et cette espérance ne peut pas nuire à la République". Le tout ponctué par une prière chantée en arabe par Sœur Marie Keyrouz !
Rafraichissante soirée. Pourquoi cette émission est-elle supprimée ? On va te regretter, Franz !

21/06/2006

La bourde de Villepin

Villepin accusant Hollande de "lâcheté" dans le feu d’un débat parlementaire, c’est peanuts. Surtout à propos d’une boîte qui fabrique des missiles. On en a échangé, des exocets, dans l’hémicycle ! On en a entendu, des noms d’oiseaux ! Le premier ministre en colère aura tout juste permis au premier secrétaire du PS de compenser, le temps d’une polémique, l’omniprésence de sa femme dans les médias. Pas de quoi hurler à la fin de la démocratie.
Cela dit, c’est quand même une belle bourde. Car cet éclat médiatique a occulté l’inauguration solennelle du grandiose musée des Arts premiers, quai Branly, lequel représente la seule chance, pour Jacques Chirac, de ne pas sombrer dans les poubelles de l’histoire après 2007. Cette inauguration, c’était un événement, un vrai, un que les journaux auraient dû mettre en "une". Par son emportement, Dominique de Villepin a provoqué sa relégation en page "culture". Sa dissolution, en quelque sorte.

20/06/2006

L'Europe ? Quelle Europe ?

Le dernier Conseil européen n’a pas suscité beaucoup de comptes-rendus dans les médias. Seul l’anniversaire du référendum du 29 mai, quinze jours plus tôt, avait donné lieu à quelques papiers nostalgiques regrettant le "non" français au projet de constitution européenne. On a peu entendu les promoteurs du "non". On attend toujours que Mme Buffet, M. Le Pen, M. Fabius et M. de Villiers nous sortent leur "plan B" pour l’Europe.
C'est désolant. Les Français se contrefichent des conséquences de leur vote de l’an dernier. Ils se moquent qu'à Bruxelles, l’influence française soit réduite à néant dans des domaines aussi importants que la coopération policière, la recherche scientifique ou la politique énergétique. Ils ignorent superbement les 15 pays qui ont approuvé, eux, le projet de constitution européenne et qui ne voient pas pourquoi ils subiraient les aléas de la politique hexagonale.
Les Français, il est vrai, ne peuvent pas s'occuper de tout : hier, le pays entier s’est passionné pour un match de foot opposant la Suisse et le Togo. On a les passions qu’on peut.

19/06/2006

Matés, les TOS !

Qui se souvient encore de l’énorme mouvement de protestation qui bloqua la France au printemps 2003 ? J’ai raconté dans Paris n’est pas la France (Lattès, 2005) les foules en colère défilant quotidiennement sous les fenêtres du Conseil régional de Bourgogne derrière des forêts de drapeaux rouges et noirs, proférant de terrifiants slogans contre le scandaleux transfert aux collectivités territoriales des fameux "TOS", ces fonctionnaires attachés aux lycées et aux collèges qui étaient jusque là payés par l’Etat.
Eh bien, l’affaire est réglée. A Dijon, le Conseil régional vient de procéder discrètement à l’intégration de 1.800 "TOS" aux lycées bourguignons. Un vote à la quasi unanimité, et sans la moindre manif. Un vrai miracle !
Comment a-t-on procédé ? On a relevé les primes des "TOS" de 50 % et on les a alignés sur le régime indemnitaire des personnels de la Région. Coût pour le contribuable bourguignon : 4,5 millions d’euros.
Tout ça pour ça !

18/06/2006

Histoire de fou à l'UDF

Raymond Devos aurait adoré l’histoire du CSA auquel François Bayrou reproche d’avoir classé dans l’opposition à la majorité gouvernementale les élus de l’UDF qui s’opposent à la majorité gouvernementale. Ce ne sont pas vraiment des opposants, proteste Bayrou, puisqu’ils s’opposent, à l’intérieur de l’UDF, aux élus qui ne s’opposent pas à la majorité gouvernementale. Il faut donc les classer dans la même catégorie que cette majorité, à laquelle, en tant que minorité, ils s’opposent. Vous suivez ?
Devos aurait adoré l’histoire de ce petit parti issu de plusieurs scissions de la majorité, lui-même profondément divisé entre ceux qui sont pour ceux qui sont contre, et réciproquement. Ou plus exactement : entre ceux qui auront besoin des voix de l’UMP pour garder leur écharpe de député en 2007, et ceux qui n’en ont rien à battre !

17/06/2006

Pourquoi Devos était le plus grand

Depuis hier, tous les médias célèbrent Raymond Devos qui était, en effet, sans conteste, le plus grand des humoristes français. Mais on sent, dans toutes ces commémorations, comme une gêne. Un brin de mauvaise conscience. Parce que Devos, lui, n’avait jamais cédé aux deux désolantes facilités où se vautrent tous ses successeurs : le tous-pourris et le pipi-caca.
Pour faire rire aujourd’hui, il faut dauber sur les politiques (tous des crétins et des corrompus) et, surtout, montrer son derrière à la caméra. Les rigolos d’aujourd’hui n’ont que la bite et le cul à la bouche - si j’ose dire. Même ceux qui remplissent les plus grandes salles, comme Bigard ou Dubosc, passent leurs spectacles à se toucher le zizi.
Devos ignorait la dérision et la vulgarité. Il leur préférait l’imaginaire, le tragique, la générosité, l'universel. Il était vraiment au-dessus du lot.

16/06/2006

Libé : c'est un scandâââle !

Encore un mot sur la crise qui ébranle Libération. La réaction la plus réjouissante qui ait suivi l'annonce du départ de Serge July est, sans aucun doute, celle du porte-parole du PCF, un certain Dartigolles, qui trouve "insupportable" qu'un actionnaire "puisse décider qui commande un journal".
Ca, c'est bien vrai. Que le propriétaire d'une entreprise de presse ose s'inquiéter de voir son capital dilapidé en quelques mois, c'est insupportable. C'est même un scandâââle, aurait dit un ancien maître penseur du camarade Dartigolles. Au goulag, l'immonde investisseur qui a le toupet de demander ce qu'on fait de son argent !
Il y a des jours où le coco de service ferait mieux de la boucler.

14/06/2006

Libé sans July

Que Serge July soit débarqué de Libération, cela ne fait rire aucun journaliste digne de ce nom. Qu'on aime ou non Libé, il faut tirer son chapeau à July, dont le départ n'est pas une bonne nouvelle. On peut quand même s'amuser sur deux points :
- désormais, les éditorialistes du journal auront du mal à brocarder les patrons qui demandent de grosses indemnités quand ils sont virés pour mauvaise gestion, leur ex-PDG exigeant, selon Le Monde, un demi-million d'euros pour laisser la place ;
- en revanche, ils vont pouvoir enfin dénoncer les puissants qui s'accrochent trop longtemps à leurs postes, comme ils l'ont récemment fait pour Chirac, au pouvoir depuis 1974, sans faire hurler de rire tous ceux qui lisaient le journal dirigé par July depuis 1973 !

13/06/2006

Bayrou pipi caca

J'aime bien François Bayrou. Il a souvent une posture originale et des mots bien à lui, dans un microcosme qui manque singulièrement d'élégance. Et voila que lui aussi, il dérape. En posant avec Madame dans Paris Match, d'abord. Comme tous les autres ! Mais surtout en dénonçant devant le conseil national de l'UDF telle "connerie" politique ou en affirmant qu'il va "donner un coup de pied au cul" au système. Pourquoi cet ancien prof, agrégé de lettres classiques, dont la popularité tient en partie à la taloche qu'il décocha en pleine campagne à un gamin mal élevé, éprouve-t-il le besoin de virer vulgaire et démago ? Pour faire peuple ? Cool ? Chébran ? Proche des jeun's ? Pour mieux déstabiliser son collègue Robien, ministre en charge de l'apprentissage du français ?
Faut-il absolument dire des grossièretés devant ces saloperies de caméras pour piquer des putains de voix à ces connards d'électeurs ? Reprends-toi, François, merde !

12/06/2006

Fogiel au secours de Benoit XVI

Invité chez Fogiel, hier soir, un jeune prêtre défroqué qui a cru avoir la vocation dès l’âge de huit ans et qui a craqué, deux décennies plus tard, peu de temps après son ordination. Un cas à la fois navrant et émouvant comme il y en a des milliers (le sacerdoce, dans nos sociétés occidentales déchristianisées, n’est pas une démarche facile). Mais le jeune homme, neuf mois après avoir laissé tomber la prêtrise, a pondu un livre à sensation contre l’Eglise qu’il a renoncé à servir. Neuf mois ! C’est dire s’il a pris le temps de méditer sur son erreur d’orientation avant d'offrir aux médias une bonne occasion de déblatérer contre cette Eglise ringarde qui s’obstine à maintenir ses prêtres dans le célibat (air connu).
Temps fort de l’interview : le gars s’est fait sexuellement harceler, au séminaire, par quelques condisciples homos trop entreprenants, ce qui a sérieusement plombé sa vocation. Rien ne pouvait mieux justifier la décision prise récemment par Benoît XVI (et vivement critiquée, alors, sur les plateaux de télévision) d’interdire l’accès des séminaires aux jeunes homosexuels affectivement immatures et incapables de maîtriser leurs pulsions !

09/06/2006

Autain contre Jean-Paul II

Clémentine Autain ne manque ni ne charme ni de culot. Selon le Figaro de ce matin, la sémillante représentante du PCF à la Mairie de Paris s'oppose à la décision (pourtant entérinée par Bertrand Delanoë) de baptiser du nom de "Jean-Paul II" la place du parvis de Notre-Dame, le pape défunt étant à ses yeux "le tenant d'une révolution conservatrice".
Allons, Clémentine ! Pourquoi ne pas dire simplement que les communistes parisiens, comme tous les disciples de Lénine, Staline, Brejnev, Ceausescu et consort, ne peuvent toujours pas avaler que ce fichu pape polonais, champion des droits de l'homme, ait largement contribué à la chute du Mur de Berlin et à l'effondrement du communisme est-européen - ce système odieux, brutal et inhumain que la jeune Clémentine souhaite bizarrement instituer dans la France du IIIème millénaire ?

08/06/2006

Ex-ministres ex-amants ex-aequo

Au petit jeu qui consiste à ridiculiser la démocratie et faire le jeu du FN, il faut décerner la médaille d’or (ex-aequo) à Voynet et Cochet, les deux politiciens d’extrême gauche, ex-amants et ex-ministres, qui se disputent avec rage, sous l’œil atterré de leurs 8.400 militants, le plaisir pervers de rassembler, aux présidentielles, les 2 à 3 % des voix que leur accordent les sondages.
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Mais à quoi servent Voynet et Cochet ? Coupés des réalités, minés par l’idéologie, maintenus artificiellement en vie par le PS, les Verts ont définitivement raté le coche. Voyez Le Monde d’hier soir : pendant qu’ils s’étripent, quelques sociétés parfaitement capitalistes ont entrepris d’utiliser la réglementation exorbitante sur les éoliennes imposée naguère par les mêmes Voynet et Cochet pour "miter" d’innombrables espaces préservés de notre beau pays – ou de ce qu’il en reste. Que disent les Verts ? Rien. Ils ont trop à faire pour s’intéresser à la défense des paysages !

07/06/2006

Les 70 ans du Front popu

Le Front populaire ! 70 ans déjà ! Emouvant anniversaire ! Rappelez-vous : les chansons de quartier, les congés payés, la gauche généreuse et mythique !
La générosité, parlons-en : le couple Ruquier-Mergault, hier soir, sur France 3, aurait bien voulu ressusciter en live les chansons de l’époque, mais les artistes invités à venir les reprendre en chœur ont (presque) tous décliné l’offre : on ne se déplace plus sur un plateau de télé, maintenant, quand on n’est pas en promo !
Le mythe, parlons-en aussi : qui dira que les congés payés ne figuraient aucunement dans le programme du Front populaire, mais qu’ils ont été imposés plus tard, presque inopinément, par les grévistes en colère contre Blum ? Et qui rappellera que les Alsaciens et les Lorrains connaissaient déjà les congés payés, ceux-ci ayant été inventés en Allemagne en… 1905 ?

05/06/2006

Jamais sans ma femme

Denisot, L’Express, Fogiel… Après avoir fustigé les politiques jouant les "people", flétri ceux qui mettent en scène leur vie affective et juré qu’il ne mettrait jamais son couple sous les caméras, DSK a craqué. Pour s’attirer les faveurs de la ménagère socialiste de plus de 50 ans, il ne sort plus sans Anne Sinclair.
Il devrait se méfier. D’abord parce que sa femme ne lui laisse pas la parole, ce qui fait bizarre. Ensuite parce qu’elle s’y croit : "Quand nous serons à l’Elysée, je ne me mêlerai pas des affaires du président", a-t-elle affirmé sur Canal + (on respire).
Enfin parce qu’elle fait rire tout le PAF en affirmant qu’elle a abandonné 7/7, naguère, pour ne pas gêner son candidat de mari – elle qui n’avait pas cru bon de s’effacer le jour de la fameuse interview télévisée du président Mitterrand dont DSK était le ministre des finances !
Lequel DSK fait preuve du même humour quand il assure qu’il laisserait tomber la politique "si Anne souhaitait présenter le journal de 20 heures". Faut peut-être pas pousser.

04/06/2006

Pardon, Dany Boon !

Hier soir, chez Ardisson, Dany Boon présentait son film La maison du bonheur. Ce dimanche matin, au micro de Dominique Souchier, Dany Boon présentait son film. Dans le JDD du jour : six colonnes pour présenter le film de Dany Boon. A midi, chez Daphné Roulier, un invité : Dany Boon, qui présente son film. Si France 2 n’avait pas retransmis Roland Garros, devinez qui Michel Drucker aurait invité à Vivement dimanche ?
Je crois que je n’irai pas voir le film de Dany Boon – dont je suis, pourtant, un fan inconditionnel. Mais trop de promo tue la promo. Je ne suis pas allé voir, pour cette raison, Les Bronzés 3 ni Camping. Pardon, Dany, mais je n’en peux plus de la scène des deux ouvriers et des fils qui pendent – que je vais sûrement revoir, ce soir, chez Fogiel !
Producteurs et journalistes sont devenus des machines à promo. Leurs menus, leurs covers, leurs chemins de fer, leurs invités-plateau, sont dictés par les attachés de presse. Ras le boonboon.

02/06/2006

Lundi de Pentecôte

Tout le monde s’accordait, en France, à déplorer la succession des « ponts » du mois de mai. En 2003, Jean-Pierre Raffarin a souhaité que l’on travaille le lundi de Pentecôte, et qu’on en affecte le produit aux vieux et aux malades. Fastoche : le lundi de Pentecôte avait été déclaré chômé par la République en 1886 par pure démagogie, ce que l’Eglise catholique reconnaissait bien volontiers…
C’était sans compter avec les hôteliers restaurateurs, les agences de voyages, les animateurs de tournois sportifs, les organisateurs de pèlerinages, les fanatiques de corridas, etc ! La réformette simplissime est devenue un colossal casse-tête. D’où, un jour, une contre-proposition pas méchante : plutôt que le lundi de Pentecôte, ne vaudrait-il pas mieux supprimer un jour de RTT ? Applaudissements sur les bancs de la droite. Et enterrement immédiat de ce projet ultralibéral, antisocial et liberticide. La proposition a fini en eau de boudin. La solidarité, il y a des impôts pour cela !

Ségolène est royale

Ségolène a provoqué, chez les socialistes, un maelstrom spectaculaire et jubilatoire. Depuis toujours, la gentille gauche humaniste et généreuse accusait l’horrible droite égoïste et mercantile d’être « sécuritaire ». Et voilà que la socialiste chouchoute des sondages propose d’expédier en bataillon disciplinaire, fi-ça, garde à vous, pas l’savoir, tout jeune banlieusard surpris à prendre le métro sans ticket ou à piquer le portable d’un quidam !
Ses rivaux du PS, nombre de commentateurs parisiens, la cohorte du « politiquement correct », crient à la trahison. Les autres attendent les sondages pour la soutenir ou lui faire la peau. « Ségolène est-elle de gauche ? » demandait Pascale Clark hier sur RTL. « Ségolène est-elle de droite ? » titre ce matin le Parisien. La preuve qu’elle est de gauche : elle passe toujours sur les ondes. Si un élu UMP ou UDF avait tenu les mêmes propos, on l’aurait cloué au piloris médiatique et interdit d’antenne pendant une bonne décennie !

01/06/2006

Une bonne nouvelle

Il ne faut pas être systématiquement négatif. Voici une info positive que les grands journaux n’ont pas beaucoup relayée, mais on ne peut leur en vouloir. Le prix CB News du « meilleur quotidien national » a été remis lundi à… La Croix. Depuis l’an 2000, alors que la presse écrite est en crise, ce journal a vu ses ventes augmenter de 13 %. Sans tambours ni trompettes. Sans compromissions ni artifices. Sans promos ni provocs.
Je suis très fier de mon ancien journal. Cathos ou pas cathos, tous les journalistes qui sont passés par La Croix et se retrouvent depuis aux quatre coins du PAF savent pourquoi ce quotidien était surnommé naguère « la troisième école française de journalisme » [avec le CPJ et l’ESJ]. On y apprenait le métier, bien sûr, mais aussi un petit quelque chose en plus, qui se fait de plus en plus rare : le respect du lecteur.
Que « valeurs » puisse encore rimer avec « lecteurs », c'est une bonne nouvelle !

31/05/2006

Karl Zéro, comme Berlusconi

Karl Zéro est comme Silvio Berlusconi. Il ne sait pas perdre. Il n’arrive pas à admettre qu’il a été viré de son fauteuil par ceux-là même qui l’y avaient installé. On l’entend partout se poser en victime d’on ne sait quel complot en disant pis que pendre de Canal +, ce qui fait les délices de tous ses confrères des autres chaînes qui l'invitent, bien sûr, à satiété.
Dans un PAF où le seul moyen de se distinguer est la transgression, Karl Zéro a fait fort : tutoiement obligé des politiques, mélange de reportages réels, de témoignages bidons et de trucages avérés, cynisme et mauvaise foi érigés en principes journalistiques… et cette incroyable prétention à s’appeler le « Vrai Journal », laissant entendre que tous les autres sont nuls ou complaisants !
Il l’a redit ce matin sur RTL à Fogiel qui tentait de le ramener sur terre : « Vous méprisez le public de mon émission ». C'est exactement ce que dit Berlusconi à propos de ses électeurs !

29/05/2006

Impasses papales au JDD

Le pape a visité Auschwitz. Le chef spirituel d’un milliard d’hommes, allemand de surcroît, est allé se recueillir sur le lieu de la Shoah qui fut, sans doute, la plus grande abomination humaine. C’est ce qu’on appelle un événement.
Un seul média français ne l’a pas commenté, en ce dimanche historique : le Journal du... Dimanche, justement, qui a préféré consacrer une page entière à la fameuse radio polonaise extrémiste Radio Maryja - un sujet rebattu que tous les autres journaux ont largement traité avant le voyage de Benoît XVI. La visite du pape à Auschwitz, ce dimanche, occupe 8 lignes, en petits caractères, dans un coin de cette page.
Le dimanche 2 avril, un an après la mort de Jean-Paul II, le même journal « du dimanche » fut le seul média en Europe à ne pas consacrer la moindre ligne à cet anniversaire. Faute journalistique ? Grosse erreur marketing, surtout : la moitié des lecteurs du JDD, le dimanche matin, l’achètent en sortant de la messe !