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29/04/2012

DSK, le retour !

 dsk-ps.jpgL’interview de DSK dans The Guardian, samedi, a tétanisé les dirigeants du PS : "Peut-être que j’étais politiquement naïf, mais je ne croyais tout simplement pas qu’ils iraient aussi loin ..." Mais de qui parle Strauss-Kahn ? De l’ "entourage de Sarkozy", sûrement, bien sûr, évidemment ! Sauf que le seul bénéficiaire de cette lamentable affaire, c’est… François Hollande. Sans Nafissatu Diallo, c’est bien DSK qui serait à quelques jours d’entrer triomphalement à l’Elysée ! Difficile d’enterrer un pareil dossier. Tiens, par exemple, on ne sait toujours pas jusqu’à quel point François Hollande et Aurélie Filipetti ont "couvert" le comportement de leur ex-ami Dominique à l’égard de Tristane Banon. Le saura-t-on jamais ? 

10/02/2012

Encore un instant !...

fonction pub.jpgD’accord avec Christophe Barbier dans L’Express : la campagne présidentielle ne commencera vraiment que lorsque les grands candidats diront enfin, concrètement, quelles économies ils ont l’intention de faire pour résorber la dette – dans la fonction publique, les collectivités locales, la sécurité sociale. Là où cela fait mal. Là où on perd des voix, aussi. Cet à ce débat-là que la Cour des comptes appelle, elle aussi, mercredi, dans son rapport annuel. Il n’y aura bientôt plus que Sarkozy et Hollande pour ne pas répondre à la question ! Encore un instant, monsieur le bourreau...

08/02/2012

Un faux débat par jour (suite)

Holl-TV.jpgJe persiste et je signe. C’est flagrant. Mardi, les chiffres du commerce extérieur sont terrifiants : hop, Sarkozy justifie spectaculairement les très discutables propos de Guéant, que la gauche s’empresse, dans un magistral tohu-bohu, de traiter de nazi à l’Assemblée. Vendredi, on va parler de l’endettement abyssal des collectivités locales, majoritairement socialistes : hop, Hollande lance la réforme de la Cour de Justice de la République, sous les quolibets de l’UMP, et fait le buzz pendant deux jours. Un coup à gauche, un coup à droite. Echange de bons procédés. Ce n’est plus une campagne électorale, c’est un concours national du plus beau rideau de fumée !

04/02/2012

Menace sur le journalisme !

souchier.jpgLa sacralisation de la politique et l’égalitarisme obsessionnel qui caractérisent notre pays va étouffer complètement la liberté de la presse. Le CSA obligeant les journalistes à recevoir bientôt à égalité les futurs candidats aux présidentielles (Hollande, Sarkozy, Cheminade, même combat !) ou à ne plus en recevoir du tout, les télés et les radios vont se retrouver en chômage technique jusqu’au soir du premier tour. Une réglementation imbécile et infantilisante, humiliante pour les professionnels de l'info, que Dominique Souchier, sur Europe 1, ce matin, a été le premier à dénoncer et à refuser. Avec panache. A qui le tour ?

27/01/2012

Shakespeare à la rescousse

Shakespeare.jpgEnfin une histoire rigolote dans cette campagne ! Dans son grand discours de dimanche, François Hollande a cité une phrase de Shakespeare : "Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve !". En fait, il a piquée cette phrase dans la déclaration de candidature d’Arnaud Montebourg aux primaires en 2010. Or, Montebourg l'avait lui-même pompée dans la motion "altermondialiste" d’un certain Pupunat au Congrès de Reims en 2008. Mais le vrai couac, c’est que cette phrase est tirée d’un roman de… Nicholas Shakespeare, journaliste au Telegraph, tout étonné que son livre fasse un tel tabac chez les socialistes français !

18/01/2012

C'est la faute à Sarko

AAA.jpgJe ne veux pas défendre outre mesure le chef de l’Etat, mais quand même ! Qu’une agence de notation (parmi d’autres) réduise les cotes de crédit de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de Chypre (de deux crans) et de la France, de l’Autriche, de Malte, de la Slovaquie et de la Slovénie (d’un cran), et tout le monde, chez nous, chacun de son côté, comme d'hab, explique en hurlant que "c’est la faute à Sarkozy" ! Manque de rigueur intellectuelle, aveuglement partisan, incompétence économique et, surtout, absence totale de solidarité nationale : comment voulez-vous que le reste du monde fasse confiance à une nation aussi peu fiable ?

15/05/2011

DSK, la descente aux enfers

DSK-FMI.jpgC’est l’histoire d’un mec, il dirige le monde, peinard, il va de palace en palace à donner des conseils aux rois et aux présidents, il a une belle femme richissime qui lui pardonne quelques écarts de conduite, il vit comme un nabab et n’a que des amis… quand on lui met dans la tête de se présenter aux primaires du Parti socialiste français. C'est alors que les ennuis commencent : traqué par les caméras et les micros, il ne peut plus emprunter la voiture d’un copain, se faire tailler un nouveau costume ou draguer une soubrette dans un hôtel de New-York sans être harcelé par la police, les médias, etc ! DSK, ou la descente aux enfers !

08/06/2007

La Mère la Victoire

Ségolène Royal a décidément un culot phénoménal. Elle n’a peur de rien, elle a raison sur tout ! Sur France Inter, ce matin, malgré l’insistance de Nicolas Demorand, elle a répété qu’elle n’avait pas subi une "défaite", et qu’elle n’avait commis aucune erreur : ni inventaire, ni autocritique ! Si elle n’a pas gagné, c’est la faute aux autres, aux éléphants, aux traîtres, à tous ceux qui l’ont critiquée au PS, au calendrier, au débat interne, aux mensonges de la droite, au filet qui était trop haut, à la partialité de l’arbitre, au vent qui soufflait de face ! Pourquoi Sarko a-t-il gagné, alors ? Parce qu’il s’est préparé pendant 5 ans à la tête de son parti, ce qui n'était pas son cas. Conclusion, fastoche : c’est exactement ce qu’elle va faire.
Putain, cinq ans ! Et peut-être dix si elle perd en 2012 ! Pardon : si sa victoire est à nouveau inférieure à 50 % !

02/06/2007

Tout change sauf la presse

Est-ce parce que la campagne législative est déjà pliée que les médias pédalent dans la semoule ? Ou parce que les journalistes peinent à renouveler leurs poncifs dévastateurs, que la présidentielle de mai 2006 a rendu caducs ? Voyons, que disaient-ils, déjà, il y a juste un an ?
- que les Français, désabusés, ne s’intéressaient plus à la politique ;
- que Le Pen était aussi dangereux, sinon davantage, qu’en 2002 ;
- que le candidat du PS en 2007 serait Fabius, Strauss-Kahn ou Jospin ;
- que Sarko était un excité, limite facho, qui faisait peur aux Français ;
- qu’il n’avait d’ailleurs aucune chance vu que Chirac se représenterait…
Le scrutin du 6 mai a balayé tout cela. Beaucoup de choses, en France, sont remises en question. Sauf dans la presse.

20/05/2007

Malheureux Bayrou

Malheureux Bayrou. Son succès inespéré du premier tour de la présidentielle s’est mué en défaite absolue. Sa stratégie personnelle a complètement foiré : la quasi-totalité des députés UDF ont rallié la droite sans se fondre dans l’UMP ; son propre lieutenant Hervé Morin est entré au gouvernement ; les radicaux de gauche et de droite risquent se retrouver, après les législatives, dans un centre décidément très fréquenté ; Sarkozy pratique l’ouverture que lui-même avait préconisée…
Sa seule ambition aujourd’hui : ne pas perdre les millions d’euros que l’UDF reçoit annuellement de l’Etat en proportion des voix obtenues par ses ex-députés et, pour cela, présenter suffisamment de candidats pour faire du chiffre. But : ne pas se retrouver complètement à poil pour repartir en 2012.
En 2012, Bayrou aura 62 ans. C’est loin, papa, l’Amérique ?

18/05/2007

Haro sur Kouchner

Pluie d’opprobre sur le french doctor ! Les détracteurs soudain innombrables de Bernard Kouchner, nouveau ministre des Affaires étrangères, martèlent deux critiques sévères :
- Ouh la la ! Cet homme-là était pour l’intervention occidentale en Irak, il est extrêmement dangereux, c’est un atlantiste forcené qui va entraîner la France dans des aventures terribles !
- Ah ! Ah ! Ah ! Sarkozy a nommé des socialistes à des postes où ils n’ont aucun vrai pouvoir, pauvre Kouchner, il sera totalement sous la coupe de l’Elysée !
Les deux réactions sont, faut-il le souligner, exactement contradictoires. Elles trahissent surtout le désarroi du PS, qui perd le plus populaire de ses leaders, et qui se ringardise encore plus en disant que Kouchner est un "ministre de droite" : en voilà qui n'ont pas bien perçu le message du 6 mai 2007...

16/05/2007

La pythie de la blogosphère

Une des vidéos les plus hilarantes qui circule actuellement sur le net, c’est l’interview de l’éditeur-chroniqueur Guy Birenbaum, une des vedettes autoproclamées de la blogosphère, livrant ses pronostics pour les élections présidentielles du printemps 2007 :
"Sarkozy à 30 % ? Cela n’existe pas, c’est impossible, l’histoire électorale est claire ! (…) Royal et Sarkozy totalisant 60 % des voix ? Ceux qui le disent ont pété les boulons ! (…) Je suis un des plus vieux spécialistes de Le Pen, et je peux vous le dire : en aucun cas, vous m’entendez, en aucun cas il ne sera en dessous de son score du 21 avril ! (…) Et n’oubliez pas certains petits candidats [il cite Villiers, Dupont-Aignan et Nihous] qui feront quasiment 5 % des voix !..."
Encore, encore ! Merci, Guy ! C’est bon de rire un peu…

12/05/2007

La mitterrandie vote Sarko

Quelle est la caractéristique commune des personnalités de gauche qui ont soutenu ou qui rallient Nicolas Sarkozy ? Facile : ce sont les plus proches compagnons de feu le président Mitterrand.
Après les entrechats sulfureux de Pascal Sevran, l'adhésion surprise de Roger Hanin, les confidences appuyées de Jacques Attali, l’adoubement auvergnat de Michel Charasse, les offres de service de Claude Allègre, les sourires rapaces d’Anne Lauvergeon, l’engagement discret de Georges-Marc Benamou, les compliments alcoolisés de Bernard Tapie, le changement de pied de Jacques Séguéla, c’est au tour d'Hubert Vedrine, qui fut l’un des plus intimes de l’ancien président, de réfléchir sur son éventuelle participation au futur gouvernement.
Et si Sarko, pour rire, allait escalader la riche de Solutré ?

10/05/2007

Arithmétique républicaine

Soit une université de 40.000 étudiants. Sur ce total impressionnant, environ 150 jeunes (dont une moitié n'en fait pas partie), las de casser du CRS la nuit, ont voté la grève et bloquent les cours pour montrer qu’ils sont contre Sarkozy et ses projets concernant l’université.
Soit un candidat ayant obtenu 7 millions de suffrages au premier tour de la présidentielle. Sur ce total impressionnant, lui-même et une petite poignée de fidèles ont créé un "mouvement" appelant à la "résistance" contre le même Sarkozy et son parti hégémonique, provoquant le départ de la quasi-totalité de ses députés.
Ces deux catégories de minoritaires rebelles ont dû zapper un épisode de l’histoire récente : personne ne leur a dit que le second tour de l’élection présidentielle avait eu lieu ?

02/05/2007

Ce monde est dangereux

medium_quai_d_o.jpgExcellent débat ce matin, chez Elkabbach, entre Hubert Védrine et Michel Barnier. Il en ressort :
- qu’un président de la République consacre plus de 50 % de son temps à la politique étrangère (et plus en cas de crise internationale) ;
- que sur le Proche Orient, sur l’Iran et même sur l’Europe, à part quelques broutilles tactiques, la gauche ne se distingue pas de la droite ;
- que ce qui importe, donc, dans ce monde dangereux, c’est la maîtrise des dossiers, le tempérament et la "prévisibilité" des candidats à l'Elysée.
Or, sur ce point, il n’y a pas photo : avant cette campagne, serait-il jamais venu à l’idée de quiconque de nommer Mme Royal au Quai d’Orsay ?

02/11/2006

Le punching-ball de Canal +

Vu, tout-à-l’heure, la matinale de Canal + , animée par un gars qui s’appelle Toussaint. En ce 2 novembre, je croyais que c’était une émission d’actualité ! J’ai vite déchanté en entendant l’animateur demander à son invité, le sénateur Karoutchi, si Sarkozy allait s’excuser pour avoir traité de "racailles" les jeunes délinquants des banlieues. Ledit Toussaint devrait actualiser ses fiches. Il saurait que depuis ce lointain épisode, Fabius les a traités de "salopards" et Rebsamen de "barbares".
Pas une séquence, pas une chronique, pas un sujet, sur Canal +, où l’on ne tape sur Nicolas Sarkozy. C’est le concept fédérateur, la cible commune, le bouc émissaire facile qui remplace le vieux punching-ball Le Pen sur lequel chacun venait se faire les poings depuis vingt ans.
Si Sarko n’existait pas, il n’y aurait pas de matinale sur Canal +.