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02/12/2018

Il y a douze jours déjà...

gilets-jaunes.jpgJe me sentais un peu seul, le 19 novembre, en écrivant ici même : "Toute jacquerie est un retour en arrière. Un monde politique civilisé se reconnaît à quelques principes clairs, où le peuple délègue son pouvoir souverain à des représentants élus au suffrage universel et pour une durée précise. Le droit de manifester fait partie de ces principes. Mais si des petits groupes s’arrogent ce droit en dehors de toute règle, alors on passe insensiblement de la démocratie à l’anarchie." Douze jours plus tard (!), à entendre ce qui se dit dans les médias et sur place, on dirait que la raison a repris un peu, un tout petit peu de terrain…

 

Il n'y a pas que la France...

gilets.jpgComplètement décontenancés, les journalistes expliquent doctement que le mouvement des "gilets jaunes" ne ressemble à rien de connu. Un peu facile, les confrères ! Et les "forcani" en Italie, il y a cinq ans ? (Au passage, on voit ce que cela a donné : l’extrême droite au pouvoir) Et la révolte anti-européenne des Anglais ? (Là aussi, on voit ce que cela a donné : le désastre du Brexit) Et le vote anti-élites aux Etats-Unis ? (On voit également ce que cela a donné : un démagogue inculte à la présidence) Non, le mépris des dirigeants, l’impuissance des élus, la versatilité des médias, la démission des corps intermédiaires et l’inconscience des manifestants ne sont pas propres à la France !

01/12/2018

Pays cherche adultes désespérément

661_magic.jpgSuis avec tristesse les événements, ce samedi. Suis frappé par l’immaturité des "gilets jaunes" toujours incapables de s’organiser entre eux. Par l’immaturité de ces manifestants si vite débordés par la violence. Par l’immaturité des ministres totalement désemparés par les événements, à commencer par le ministre de l'Intérieur. Par l’immaturité des députés LREM incapables de réagir. Par l’immaturité des jeunes journalistes envoyés sur les ronds-points occupés par les gilets jaunes. Faut-il parler de l’immaturité du président lui-même et de ses conseillers ? Le "dégagisme", c’est très bien, mais visiblement, à tous les niveaux de responsabilité, le pays a besoin… d’adultes !

30/11/2018

Fin de la démocratie "représentative" ?

Révolutiongilets-jaunes.jpgNos aïeux ont mis deux siècles pour nous léguer, non sans mal, une "démocratie représentative", seul moyen civilisé de régler les problèmes d’un peuple sans prendre les armes les uns contre les autres. Les "gilets jaunes", à les entendre interviewés sur toutes les chaînes de télé, ignorent tout de la République. Eux-mêmes, au bout de quinze jours, n’ont toujours pas été capables de se doter de représentants chargés, simplement, d’exprimer leurs revendications ce que leurs prédécesseurs avaient su faire en 1968, 1958, 1945, 1907, 1870, 1848, comme en 1830 ou en 1789. Avouerai-je que ce retour à la préhistoire ne me rend pas optimiste ?

28/11/2018

Mais où sont les partis politiques ?

Wauquiez.jpgCe qui frappe, dans la crise des "gilets jaunes", c’est la spectaculaire absence des partis politiques. D’un côté, le parti au pouvoir (LREM), paralysé par son inexpérience et, surtout, par son manque d’élus locaux. En face, les partis de gauche et de droite (PS et LR) qui ont gouverné le pays pendant 30 ans, principaux responsables de la crise (de la dette à la taxe carbone), empêtrés dans une démagogie pitoyable. Enfin, les extrêmes (RN et FI), tétanisés, planqués dans la foule en espérant bien tirer les marrons du feu. Pour un peu, on applaudirait à leur disparition, à tous… s’ils n’étaient pas, hélas, un des piliers de la République !

27/11/2018

Trump ou Macron, il faut choisir

Gilets-jaunes.jpgLa transition écologique est une nécessité vitale, mais elle risque de réduire encore le train de vie des gens simples, déjà étranglés par la fiscalité. Face à ce constat, il y a deux attitudes possibles. 1) Celle de Trump, ce lundi, qui explique que le réchauffement climatique, l’écologie, tout ça, il s’en tamponne, et que la seule chose qui compte, c’est le pouvoir d’achat – ce qui lui vaudra sans doute d’être réélu. 2) Celle de Macron, ce matin, qui tente désespérément d’assumer sa responsabilité écologique face aux "gilets jaunes" qui exigent, eux, une hausse du pouvoir d’achat – ce qui lui vaudra, sans doute, de n’être pas réélu. Dur, dur.

26/11/2018

Des ministres politiquement immatures ?

enva-champignelles.jpegDécidément, ce gouvernement est politiquement immature. Comment le ministre de l’Agriculture, en pleine crise des "gilets jaunes", peut-il annoncer officiellement la fermeture définitive de l’antenne de l’Ecole nationale vétérinaire (ENVA) à Champignelles, près de chez moi, dans l’Yonne ? C’est une nouvelle désespérante pour un territoire rural malheureux dont l'ENVA était une précieuse ouverture sur le monde ! Il n’a pas de cabinet, le ministre ? Il n’a personne pour lui dire que ce coin de France a voté massivement pour Marine Le Pen en 2017 ? Ils ne veulent pas faire un peu de politique, là-haut ?

23/11/2018

Comme en mai 68 ?

mai68.jpgL’année 2018 allait se terminer sans qu’on n’ait vraiment commémoré les événements de mai 68. Les "gilets jaunes" arrivent juste à temps pour combler ce vide mémoriel. Eux aussi auront bousculé de façon massive, multiforme et spontanée l’ensemble des institutions de la République. Je rappelle seulement trois choses : 1) Les manifestants de mai 68 ont été lâchés par la population française quand ils ont commencé à brûler des voitures. 2) L’opinion s’est carrément retournée quand l’essence a commencé à manquer dans les stations-service. 3) Et à la fin, c’est la droite la plus dure qui a bénéficié des événements. Je dis ça, je dis rien…

22/11/2018

La fin du politique ?

gilets-jaunes.jpgUn individualisme débridé, aujourd’hui, plombe toute action collective et mine tout projet social. Or, le rejet instinctif de la politique, même s’il a des causes objectives, est toujours un retour en arrière. C’est la porte ouverte aux démagogues, aux grandes gueules et aux nuques raides. Boulanger, Poujade, Le Pen, le retour ! Hurler, bloquer, refuser, détruire, c’est infantile et dangereux si cela ne débouche pas sur des propositions, des innovations, des discussions, des porte-parole, des chefs élus et des rêves communs. Sans un minimum de conscience politique, la République n’est plus rien.

21/11/2018

"...et on ira jusqu'au bout !"

gilets-jaunes.jpgUn mouvement social sans mot d’ordre ni porte-parole, cela donne, sur les médias, des choses étranges. "On va bloquer jusqu’à ce que le gouvernement fasse qu’on vive mieux, et avec des moyens conséquents", dit l’un. "On vient d’acheter une maison et on ne peut plus se payer à manger", dit l’autre. "Je veux pouvoir faire des cadeaux à mes enfants", dit un troisième. La colère populaire est légitime, parfois émouvante, mais si les manifestants exigent d’Emmanuel Macron qu’il donne à chacun d’entre eux un diplôme, un boulot, une maison individuelle, des vacances et une bonne retraite, on peut craindre que les blocages durent un certain temps…

20/11/2018

Du gilet jaune à l'écharpe tricolore

tm_gilets_jaunes.jpgJ’ai fait un rêve. En écoutant les "gilets jaunes" exiger tout et n’importe quoi, de la démission de Macron à "un référendum pour abolir les taxes" ou "des moyens pour faire des cadeaux à mes gosses" (sic), j’ai rêvé que les 300.000 manifestants de samedi, qui ne savent pas comment prolonger leur action, annoncent… qu'ils se présenteront en masse aux prochaines municipales ! Voilà qui réglerait le problème de la défection annoncée d’une moitié des 36.000 maires de France, et renouvellerait le vivier des 300.000 élus municipaux. Allez, les gars, on arrête de brûler des pneus et on se met au service de ses concitoyens ! Chiche !

19/11/2018

De la démocratie à l'anarchie...

gilets.jpgToute jacquerie est un retour en arrière. Un monde politique civilisé se reconnaît à quelques principes clairs, où le peuple délègue son pouvoir souverain à des représentants élus au suffrage universel et pour une durée précise. Le droit de manifester fait partie de ces principes. Mais si des petits groupes s’arrogent ce droit en dehors de toute règle (au point de prétendre défendre les automobilistes en bloquant la circulation, ce qui est assez original), alors on passe insensiblement de la démocratie à l’anarchie. Voilà, ça, c’est le b-a ba. Merci de votre attention. Vous pouvez recommencer à hurler des slogans et à brûler des pneus…