Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02/05/2009

Chantez, mais pour du fric !

De l'argent ! Du pèze ! Des biffetons ! Vous devez toucher du fric ! Le plus de fric possible ! Comme à la télé ! Sinon, hop, plus de concerts ! Voilà le langage tenu par les autorités aux Petits chanteurs à la Croix de bois, qui ont été interdits de concert, l'autre jour, parce qu'ils osent considérer leur activité musicale comme un loisir, une formation, une école de vie, peut-être même, qui sait, un plaisir ! Les 86 gamins et leurs parents sont des rebelles d'un autre temps : ils refusent d'entrer dans la logique mercantile imposée à toute la société par la télé. C'est vrai que pour celle-ci, l'affaire est grave : si des enfants se mettent à chanter pour autre chose que le pognon, où va-t-on ?

08/11/2008

Les ruraux face à la crise

Réunion, ce matin, à Charny (Yonne), de l'ensemble des maires, adjoints et conseillers de ma communauté de communes. Ordre du jour : comment anticiper la crise financière qui va plomber les collectivités locales en 2009 ? A Dijon, les élus accusent déjà Sarkozy, l'Etat, la droite, la gauche, la météo, ma soeur, que sais-je ! En milieu rural, on ne rigole pas avec ça : on va transférer fissa les dernières grandes compétences des communes (écoles, voirie, équipements sportifs) afin de gonfler la dotation globale de fonctionnement de l’intercommunalité, et on va mettre au point une fiscalité "mixte", pour pouvoir réagir quand les fermetures de PME assècheront les recettes des communes et que l’Etat ne remboursera plus à celles-ci la TVA sur les investissements : il faudra bien, vains dieux, trouver des sous pour réparer les routes et repeindre les classes !

08/06/2008

La laïcité en recul

Devant l’AG des Semaines Sociales de France, vendredi, l’ami Paul Thibaud a brillamment rappelé l’équilibre sur lequel s’est imposé l’Etat laïc, fondé dans les années 1880 sur le double refus de l’utopie révolutionnaire de 1789 et de l’ordre moral du IIe Empire : le politique n’a imposé sa morale rationnelle qu’en y intégrant le religieux, aidé en cela par le ralliement à la République prôné par Léon XIII. Mais en évacuant peu à peu le religieux, en le cantonnant à la sphère privée, le politique a rompu l’équilibre et perdu sa légitimité à créer des valeurs collectives. L’Etat s’est affaibli, on ne le respecte plus. Ce n’est pas le citoyen qui règne aujourd’hui, c’est l’individu. L’éthique commune, en France, ce n’est pas la laïcité, ce sont les droits de l’homme. Pour le meilleur et pour le pire.

27/01/2008

Préfet, socialiste et menteur

Lu dans L’Est Républicain les déclarations ahurissantes de l’ancien préfet de la région Bourgogne, Daniel Cadoux, venu soutenir les candidats socialistes aux municipales à Dijon, son ancien fief. Il ne fallait pas le croire, dit-il aux militants présents, quand il était en poste et qu’il disait du bien du gouvernement (Raffarin) et de son propre ministre de tutelle (Sarkozy), car "c’était un rôle de composition !" Et le préfet de lancer aux socialistes présents : "Vous êtes trop malins, vous ne m’avez pas cru !" Et le président de la région (PS) de surenchérir : "Quand je pense au nombre de mensonges que tu nous as dits en quatre ans !"
Le journaliste de L’Est Républicain en est resté médusé : cette conception du service de l’Etat, il faut l'admettre, renouvelle le genre !

11/01/2008

Supprimons les petites communes !

La commission Attali propose de supprimer les départements. C’est ne rien connaître aux réalités locales : d’abord, il est exclu de fermer cet énorme guichet de redistribution sociale qu’est devenu le département ; ensuite, les sénateurs ne voteront jamais la mort des départements puisqu’ils en sont l’émanation ! Fin du coup. Il serait tellement plus simple de supprimer les 25.000 communes de moins de 700 habitants, qui coûtent cher et qui n’ont plus aucune compétence ! On continuerait à élire au niveau "municipal" les délégués aux conseils des communautés de communes (le maire actuel et son premier adjoint), qui sont le vrai échelon de la décision locale. Les communautés de communes remplaceraient tranquillement les cantons, et hop ! Simple et pas cher ! Mais combien d'élus, sur les 400.000 qui peuplent les conseils municipaux, oseront approuver une telle révolution ?

05/03/2007

L'Etat avionneur

Aller et retour à Rome, cette semaine, pour 70 euros, y compris les assurances, taxes et frais divers. EasyJet et autres RyanAir font leur trou face aux monstres bureaucratiques que sont devenus Air France et Alitalia, lesquels offrent des billets dix fois plus chers - parfois davantage - sans pouvoir éviter une dégradation vertigineuse du service. La différence est suprenante : sur EasyJet, dans un Airbus flambant neuf qui part et qui arrive à l'heure, on fait payer les boissons !
Difficile de ne pas faire le lien avec la crise d'Airbus : les pouvoirs publics (l'Etat, les ministères, les conseils régionaux) ne sont décidément pas faits pour gérer des entreprises de transport, surtout en pleine concurrence mondiale. Si les politiques français, notamment socialistes, mais pas seulement, prennent l'entreprise Airbus en otage, mon prochain voyage à Rome sur EasyJet risque de se faire... dans un Boeing !

16/09/2006

Menace sur les vide-greniers

Derniers week-ends d’été. Derniers vide-greniers aussi. Dans l’Yonne, 350 bourgs et villages se réveillent, une fois par an, en livrant trottoirs et bas-côtés aux exposants d’un jour, et se font même un peu d’argent de poche en proposant des merguez-frites aux Anglais de passage et aux bobos en vadrouille.
medium_Vide_g-2003-5.jpgEt voilà que l’Etat s’en mêle, sous la pression du lobby des antiquaires : une loi de 2005, sous prétexte de faire respecter la législation fiscale, entend limiter drastiquement la participation des particuliers à ces déballages bon enfant ; un décret d’application pourrait, de surcroît, les soumettre à l’autorisation écrite de l’Administration des Impôts ! Pourquoi ne pas passer aussi un concours pour vendre des culs-de-lampe, des outils rouillés et des vieux 33 tours ? Ces règles imbéciles, si elles sont appliquées, réduiront de 60 à 75 % le nombre des vendeurs du dimanche.
Nous, on vide les greniers. Eux, ils vident les villages.