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19/04/2010

La retraite des uns...

L’actualité a failli me faire oublier de décerner le César de la langue de bois, la semaine dernière, à Gérard Larcher. Un chef d’œuvre, l’interview du président du Sénat à la Matinale de Canal Plus, jeudi ! Un modèle, un exemple : du rien, du déni, du blabla, du vide, au point que les deux journalistes se pinçaient pour ne pas éclater de rire ! Mais là où Larcher s’est surpassé, atteignant le sommet de cette discipline de haut niveau, c’est à propos des privilèges éhontés que détiennent les parlementaires en matière de retraite. Quoi ? Des privilèges ? Quels privilèges ? Larcher s’indigne : que voilà un procès bien "démagogique" (sic) ! Alors que, tenez-vous bien, les sénateurs ont augmenté leur cotisation de 5,68 % cette année ! J’en aurais pleuré ! De rire, bien sûr.

 

29/06/2009

Surtout ne changeons rien !

Au fond, le problème des retraites est simple : les Français, ces enfants gâtés de la planète Terre, entendent bien le rester et sont résolument contre tout changement. Ils sont contre le recul de l’âge de la retraite (alors qu’à 60 ans, aujourd’hui, on va vivre en moyenne 25 ans aux crochets des nouvelles générations), mais aussi contre l’augmentation des cotisations sociales, contre l’allongement de la durée de cotisation, contre la baisse des pensions, etc. Comme cela, au moins, c'est clair, on sait que la France sera vite en faillite et que nos enfants vivrons beaucoup, beaucoup moins bien que nous : désolés, les mômes, mais on préfère aller dans le mur, les yeux fermés, et les mains sur le klaxon ! Anne Roumanoff a raison de le dire : aux USA, c’est "Yes I can", alors qu’en France, c’est "Nous, on pô pas".

12/12/2006

Attention au départ !

Il y a une activité ferroviaire que les grèves de train n’interrompent pas, ce sont les sympathiques articles célébrant presque quotidiennement, dans la presse locale, les départs en retraite des agents de la SNCF. En général, 60 lignes et une photo, laquelle montre, en pleine force de l’âge, parfois avec de jeunes enfants sur les bras, un jovial "contrôleur technique infrastructure mouvement" ou une charmante "chef de bord moniteur principal" qui déclare, la larme à l’oeil, qu’il ou elle va désormais s’adonner "au vélo, au bricolage, au jardinage, et à sa petite famille". Ils ont 50, 53, 55 ans. Tous, sans exception, ont moins de 60 ans.
Tant mieux pour eux. Sauf que la SNCF ne pouvant suffire à financer les "régimes spéciaux" de ses 298.000 retraités, l’Etat lui verse pour cela 2,7 milliards d’euros par an. Et que l’Etat, c’est moi.